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 Neige et feu intérieur [Declan]

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Loanne Riou
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MessageSujet: Neige et feu intérieur [Declan]   Sam 4 Avr - 2:15

J'avais toujours aimé l'hiver. D'aussi loin que je me souvienne de ma vie humaine, la neige avait toujours exercé une fascination sur moi lorsque j'étais enfant. Même après que je sois devenue aveugle, je continuais de me remémorer la blancheur des flocons qui dégorgeaient du ciel, recouvrant le sol d'un blanc manteau soyeux. C'était une chose qui m'avait toujours intriguée lorsque j'étais petite. Comment les gouttes d'eau, qui pouvaient parfois sembler lourdes pouvaient se transformer en ces petites choses blanches vaporeuses et délicates. J'aimais, à l'époque, lorsque je me promenais sur les falaises, voir la neige se disputer avec l'océan. Cette vision m'avait toujours enchantée, bien qu'elle ne fut que rare. Elle faisait partie de ces instants que je chérissais, bien qu'ils me renvoyaient à ce que j'avais fait lorsque j'étais devenue immortelle. Lorsque tout avait changé. Lorsque j'avais recouvré la vue. Enfin... Si on peut appeler ça ainsi...

Aujourd'hui, je voyais. Mais à quel prix? Je m'étais nourrie avant d'arriver ici. Je ne sais plus où, d'ailleurs. Mais C'était il y a quelques heures. Ou peut-être hier. A dire vrai, le temps n'a guère d'emprise sur moi. Voilà des années que j'arbore le même doux visage parfait aux prunelles trop rouges alors qu'elles auraient dû être... J'ai un trou. Quelle était la couleur de mes yeux, à l'époque?

Je ne me souviens pas. En secouant la tête, je descendis de ma voiture. Je n'avais jamais aimé que certains détails de mon passé m'échappent. Mais il est vrai que je n'avais, malheureusement, pas le choix. Le temps avait passé, même si cela ne se voyait pas sur moi. J'étais éternelle. Immortelle. A moins de jouer de malchance et d'attirer sur moi les foudres de certains autres vampires. Mais je n'en avais pas l'intention. Je voulais vivre, simplement. Vivre autant que le pouvait quelqu'un comme moi, quelqu'un qui se nourrit du sang d'êtres humains. Mais je n'ai pas le choix, après tout. C'est ça ou la cecité. Et depuis que j'ai pu revoir, depuis que j'ai pu revoir les couleurs, les formes, le ciel, les étoiles, je ne peux plus m'imaginer dans le noir. Dans un noir peuplé uniquement de formes vaguement colorées grâce aux auras. Les auras, je les vois tout le temps. Mais... Cela ne remplace pas la vue. La véritable vue...

Je poussai un petit soupir et verrouillai ma voiture avant de m'en écarter pour pénétrer dans le parc. J'avançais lentement, d'un pas qui semblait précautionneux, bien que trop souple, trop fluide, trop gracieux. Mais j'allais lentement. Depuis longtemps, j'avais compris l'importance de la supercherie pour vivre au milieu des humains. Je la cultivais, cette mascarade. D'une certaine façon, elle m'amusait. Mais en même temps, mes mouvements graciles n'étaient pas sans rappeler mon passé de mannequin. Aujourd'hui, pourtant, j'aspirais à autre chose.

Dans la lueur blafarde de l'après-midi, j'observai des enfants ériger un bonhomme de neige en souriant. Je ne dissimulais jamais mes prunelles rubis derrière des lentilles. Leur port était part trop désagréable. Mais je portais toujours des lunettes de soleil très légèrement teintées. Afin de ne pas effrayer. Je m'approchai de l'aire de jeu et me posai sur le tourniquet, tout en le faisant doucement tourner et renversai mon visage pour l'offrir à la neige qui tombait, écoutant les cris des enfants autour de moi. Leur effluve sucré me parvenait par bribes, me forçant à retenir un minimum ma respiration. Pour autant, si cet arôme sucré me chatouillait les narines et me piquait légèrement la gorge, il n'y avait rien là d'insurmontable. Les enfants représentaient le futur. Un futur que je n'avais pas eu, que je n'aurais jamais. Si je les jalousais, je n'aurais jamais pu leur faire de mal. J'avais conclu un pacte avec moi-même lorsque j'avais recouvré ma liberté et compris que je pouvais m'attaquer uniquement aux déchets de l'humanité et aux pervers. Ce n'était pas glorieux, le sang était souvent acide, mais, au moins, c'était ma façon de demander pardon pour ce que j'étais. Après tout, n'étais-je pas une meurtrière?


J'entendis d'un coup un petit cri alors qu'une odeur de sang parvenait à mes narines. Mes pupilles s'étrécirent devant l'appel du sang. Un des enfants avait dû tomber et s'écorcher. Je ressentis une faim dévorante s'emparer de moi alors que j'avais mangé il y a peu de temps. Sans aucun doute mes iris étaient-ils redevenus noirs. Je n'étais décidément qu'un monstre. Serrant les points à m'en blanchir davantage encore les jointures si cela était possible, je me contraignis à rester là où j'étais, à m'allonger sur le tourniquet sans jeter l'ombre d'un regard au groupe d'enfants. Je savais ce qui risquait d'arriver. Je risquais de me jeter sur eux. Alors, je devrais tous les tuer. Et cela, je m'y refusais. Ils étaient tous des âmes innocentes autant qu'ils étaient. Je l'avais vu à leurs auras claires en arrivant. Je ne pouvais me laisser aller à ces instincts barbares. Pour autant, j'aurais aimé voir arriver une source de distraction. Les flocons qui tombaient sur moi, sur ma gorge ne suffisaient pas à apaiser l'incendie de celle-ci.

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Declan Bratford
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MessageSujet: Re: Neige et feu intérieur [Declan]   Sam 4 Avr - 19:30

    Le temps passait. Inexorablement. Et je ne trouvais toujours aucune solution. Tout semblait échapper a mon controle. Moi qui avait toujours voulu rester dans l'ombre. Solitaire dans l'ame. Si tant est que j'ai toujours une ame, ce dont je doutais fortement. Comment les choses avaient elles pu déraper ainsi? Comment tout avait il pu échapper a mon controle?

    Les mains crispés sur le volant de ma voiture, je ne pouvais m'empécher de pester intérieurement. Je n'aurais jamais du revenir a Forks. Je n'aurais jamais du céder à cette tentation. J'aurais du résister, continuer a fuir. Comment mon coeur pouvait il me faire souffrir autant lorsque j'étais loin d'elle? Comment tout cela se pouvait il alors que mon coeur était mort? Il avait cessé de battre cette nuit la dans cette petite chambre de bonne. Il avait cesser de battre et pourtant il m'était douloureux lorsque j'étais loin de celle que je... que j'aimais! Je poussais un léger soupir d'agacement. L'aimer me rendait heureux et pourtant. Cet amour était la source de tous les dangers. Des dangers pour elle. Des dangers pour les miens.

    Avancant la main vers le lecteur CD, je l'allumais pour tomber sur une chanson des All American Rejects. J'essayais de m'habituer a la musique que les jeunes d'aujourd'hui écoutaient mais, je ne m'y faisais absolument pas. Le piano, la musique classique, c'était la seule chose qui me calmait, m'apaisait. Et, c'était de cela que j'avais besoin. De me changer les idées. Des blancs s'installaient entre Enea et moi. Nous n'osions pas nous parler. Enfin, nous n'osions pas parler des sujets qui fachent. Tous ces vampires sanguinaires en ville. Ceux la mème pour qui elle était devenue un défi. Ils voulaient voir cette humaine dont s'était amourachés l'un d'entre eux. Elle était devenu une attraction, elle avait peur. Bien que je ne puisse pas entendre ses pensées, je pouvais entendre son rythme cardiaque s'accélérer au moindre bruit suspect, je pouvais sentir son sang battre plus fort dans ses tempes, je pouvais sentir sa température augmenter... Je sentais la peur qui émanait d'elle depuis que ce vampire s'était introduit chez elle. Et cette peur, j'en étais le responsable. Quoi que j'y fasse et, quoi que je veuille, la culpabilité m'irritait. La colère m'habitait. Une colère intense que je ressentais contre moi mème. J'étais la cause de tous les problèmes. De ceux d'Enea, de ceux de ma famille et de ceux de cette ville. Ces vampires venaient la a cause de moi et ils tuaient pour se nourrir. De plus en plus d'innocents.

    Les jointures de mes doigts commencaient a blanchir autour du volant qui lui, ne tarderait sans doute plus a céder sous ma force. Peu m'importait a dire vrai. De toute facon, cela ne me tuerait pas si j'avais un accident. Malheureusement.

    La route défilait sous mes roues. Les maisons se succédaient autour de la carcasse de la berline grise et soudain... La faim m'assaillie. Ralentissant, je tentais de filter les pensées qui s'étaient infiltrées en moi. J'avais l'habitude. Dans les quartiers résidentiels, comme au lycée ou comme dans tout autre lieu public, je nageais au milieux des pensées de chacun... Je tentais de les ignorer du mieux que je pouvais. Mais, je ne pouvais pas ignorer les envies sanguinaires de l'un de mes congénères. Je n'étais pas sur de ce que j'entendais et pourtant, cette faim, cette envie, elle flottait dans ma tète, dans mon esprit, me brulant la gorge au passage... Tournant sur ma gauche, je me garais dans le parking du parc. Des cris d'enfants, des rires.

    Je coupais le moteur, regardant autour de moi. Des flocons s'abattirent sur le pare brise sans qu'ancun lave glace ne les en empèchent. Le temps était couvert. Des enfants jouaient. J'ouvris ma portière et sortit dans le froid de ce début d'hiver sans pour autant en sentir les effets. Ma peau était bien plus froide que ne le seraient jamais les flocons de neige. Concentré sur les pensées qui me parvenaient, je me dirigeais vers l'espace de jeux enfantins. L'odeur du sang me parvint enfin, tout comme celle de l'un des miens. Un vampire. Et pas l'un de ceux qui se nourrissaient de sang animal. Ne nous nourrissant pas de la mème facon, nous ne sentions pas le mème arome.

    Tout a coup, je bondis pour tomber pieds joints, avec une aisance et une élégance rare sur un tourniquet. Debout, je la regardais de haut alors qu'elle était allongée, elle ne voulait pas leur faire de mal mais, cette odeur était trop forte pour elle. Je savais ce que cela était de devoir lutter contre une odeur si envoutante et attirante que l'on se demande comment l'on fera si l'on cède a la tentation, comment s'y prendre pour ne laisser aucun témoin... Je poussais un léger rugissement, surement inaudible pour les bambins nous entourant puis, je finis par m'exprimer, a l'attention de ma congénère, d'une voix qui se voulait calme mais déterminée...

      - " Je te conseille d'oublier tout cela très vite à moins que tu ne préfères que je t'emmène autre part, la ou la tentation sera moins forte... "

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MessageSujet: Re: Neige et feu intérieur [Declan]   Lun 6 Avr - 17:18

Il faut croire que la justice existe. Ou bien que mon envie de rester calme me valait les honneurs d’une distraction. Celle-ci ne tarda pas à arriver. Le grondement, l’odeur me renseignèrent sur la nature de mon comparse avant même qu’il ne commence à parler. Un sourire tranquille se dessina sur mes lèvres tandis que j’accueillais la distraction avec joie. L’aura topaze qui l’accompagnait me renseigna sur la nature de son régime. Je ressentis une pointe de jalousie. Il était ce que j’aurais voulu être. Un instant, je refermai les yeux avant de les rouvrir et de le regarder. Je restai allongée sur le tourniquet tandis qu’il me surplombait de toute sa hauteur. Sa peau de marbre, identique à la mienne, ses yeux topaze, différents des miens, ses cheveux cuivrés en bataille. Je détaillais chacune de ses particularités avant d’enfin me redresser pour lui faire face.

« Je ne veux pas les attaquer si je peux l’éviter… Je n’aime pas toucher à des innocents. Surtout des enfants… »

Bloquant ma respiration, je tournai la tête vers le petit groupe en les désignant d’un geste ample et gracile. La mère du blessé avait entrepris de panser la blessure et tout le petit groupe s’éloignait à présent. Une bonne chose. Je sentis le vent nous envelopper, mon congénère et moi et porter notre odeur vers le petit groupe qui, n’ayant pas un odorat très développé ne pourrait pas nous sentir. L’odorat… Quel cadeau du ciel… Je repris ma respiration, lente, pour éviter de trop me laisser envahir par l’arôme sucré et retournai la tête vers le vampire qui me faisait face.

« Vous êtes tombé à point nommé… »

Mon accent français se faisait sentir dans chacun de mes mots, bien que je vive aux Etats-Unis depuis longtemps maintenant. Mais j’étais et resterai française. J’étais jeune. Plus jeune que lui. Je n’avais qu’à peine plus d’un quart de siècle. Je jetai un dernier regard au petit groupe qui disparaissait et poussait un petit soupir de soulagement.

« Je m’en serais voulue de les attaquer. D’autant que je me suis déjà nourrie… »

Ma voix, douce, musicale résonnait à mes propres oreilles. Me croirait-il seulement ? Je n’en avais pas la moindre idée. Et pourtant, c’était là la vérité. Je m’assis sur le bord du tourniquet, l’invitant à faire de même avant de reprendre :

« Vous ne pouvez savoir à quel point je vous envie, vous les végétariens… »

Un sourire amer se dessina sur mes lèvres tandis que mon regard se perdait dans le vague. Je bénissais le sang humain que j’avais absorbé quelques heures auparavant. N’eusse-t-il été aussi frais, sans doute la simple odeur ayant provoqué ma faim aurait suffi à me dessécher totalement la gorge et le moindre de mes vaisseaux sanguins, me rendant à nouveau presque aveugle. Alors, j’aurais dû chasser. Je n’aurais pas eu le choix. Je secouai la tête et portai machinalement la main à mon collier.
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