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 Le pouvoir d'un café (Elianna O'Connell)

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Aaron Braother
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MessageSujet: Le pouvoir d'un café (Elianna O'Connell)   Jeu 26 Fév - 22:14

Le pouvoir d'un café

Elianna O'Connell - Aaron Braother

It is so easy to see
Dysfunction between you and me
We must free up these tired souls
Before the sadness gets us both


Aaron venait de se lever. Il était quatre heures de l'après-midi... S'il s'était levé aussi tard, c'est parce qu'il ne travaillait pas aujourd'hui. Les touristes se faisaient rares ces temps-ci et Aaron n'avait pas grand chose à faire de ses journées. Assis sur son lit, il se demandait ce qu'il pouvait faire. Pour l'instant, il avait bien besoin d'un café pour se réveiller totalement. Il partit se raser dans la salle de bain et attacha ses cheveux en une toute petite queue de cheval à l'arrière. Il choisit un tee-shirt blanc et un jean dans son placard et s'habilla rapidement.

Il avait envie de voir une certaine personne aujourd'hui: Elianna O'Connell. Il connaissait la jeune femme depuis quelques temps déjà. Il l'avait vu dans ses meilleurs comme dans ses plus mauvais jours. Il adorait sa naïveté et sa gentillesse. Mais depuis un moment, elle s'était renfermée sur elle-même. Depuis l'accident, elle était tombée dans un certain mutisme. Il savait qu'elle ne se confiait pas beaucoup et qu'il était un des rares privilégiés à bénéficier de ce droit. Il trouvait cela normal de la soutenir dans les épreuves les plus dures. Après tout c'était à cela que servait de vrais amis: en cas de coups durs, ils se devaient d'être là moralement et physiquement. Les hypocrites étaient ceux qui profitaient de la gentillesse et dans nos moments de faiblesse, s'enfuyaient en courant.
Aaron secoua la tête pour chasser ces pensées et attrapa le téléphone. Il n'aimait pas beaucoup cet appareil, préférant parler aux gens de vive voix. Après avoir composé le numéro de Elianna, et lui donna rendez-vous dans un petit café sur Forks Avenue. Il avait choisi un endroit plutôt grand sans avoir beaucoup de monde connaissant ses phobies. Il savait qu'elle allait venir à pied. Elle détestait la voiture depuis...

Il prit sa voiture et se gara dans la rue.
Il marcha quelques minutes. Il y avait très peu de monde dans la rue. En levant la tête, Aaron s'aperçut que le ciel était noir. Il allait sûrement pleuvoir. Il marchait les mains dans les poches, en sifflotant. Il aimait bien Forks et sa tranquillité mais c'était à La Push qu'il se sentait le plus chez lui. Ses origines, son histoire, ses amis se trouvaient là-bas. La Push était toute sa vie. L'endroit qu'il ne quitterait probablement plus jamais maintenant qu'il avait refusé d'aller à la fac depuis quatre ans déjà.
Que le temps où il avait tenu tête à ses parents lui paraissait loin ! Même s'il se souvenait de chaque instant, chaque cri, chaque larme qui avait été versée.
Aaron avait grandit avec les enfants du coin et connaissait tout le monde et tout le monde savait qui il était. En cas de problèmes, il savait qu'un membre de La Push lui viendrait immédiatement en aide. L'avantage d'habiter dans un petit endroit avec peu d'habitants. Il savait que la plupart de ses amis de Forks n'aimeraient pas habiter où il était. Mais pour lui, c'était son paradis.
Quelques personnes étaient déjà attablées buvant un café. Il poussa la porte qui émit un faible son produit par la clochette au-dessus de sa tête. Quelques têtes se tournèrent vers lui à son entrée, et il salua les personnes qu'il connaissait. Il se dirigea vers le comptoir et commanda un café à la jeune fille qui se trouvait derrière: Sally disait son badge. Un café bien noir.
En attendant qu'on vienne le servir, il regarda les habitants de Forks passer devant la vitre près de laquelle il s'était installé sur une petite table à deux. Il commençait à pleuvoir et les gens se pressaient dans la rue un parapluie à la main.
Aaron adorait la pluie. C'était un élément qui faisait qu'il ne pourrait jamais quitter l'Etat de Washington. Contrairement à certaines personnes, il se sentait à l'aise lorsqu'il pleuvait et aimait particulièrement aller en forêt. Les odeurs du bois mouillé, l'eau qui ruisselait sur les feuilles. C'était un moment magique. Malheureusement peu de touristes aimaient se balader par ce temps là. Parce que oui en plus d'être garde forestier, Aaron organisait parfois des excursions dans la forêt. Il la connaissait tellement bien ! Il aimait cet endroit presque autant que La Push. Il aimait marcher en solitaire, face à ses pensées, il pouvait réfléchir dans le silence perturbé de temps à autre par le vent qui jouait dans les feuilles.

Il fut interrompu dans ses pensées par une serveuse qui lui posa son café devant lui. Il était noir comme il le souhaitait. Ajoutant un sucre, il souffla sur le liquide et avala quelques gorgées et fit la grimace. Il était vraiment amer ! Le reposant, il fit tournoyer la petite cuillère dans la tasse, ce noir lui rappelait les yeux de Keisha.
Keisha... Il devait cesser de penser à elle. Il avait tout laissé tomber pour elle: la fac, ses parents, sa maison... et elle, elle s'était éloignée de lui. Il secoua la tête, depuis quelques temps il s'était rapproché de Pearl. En fait il s'était rapproché de tout ceux qu'il avait laissé "tombé" pour se concentrer sur ELLE.
Il était heureux d'avoir appelé Elianna. Cela faisait un moment qu'ils n'avaient pas eu une vraie conversation. Il aimait l'écouter parler d'elle, même si en ce moment elle ne le faisait pas beaucoup. Il aimerait tellement lui apporter un peu de réconfort ! Qu'elle soit plus heureuse ! Elle le méritait vraiment! Il lui avait expliqué le cas de Keisha et savait qu'elle désapprouvait son attitude. Mais était-ce de sa faute si elle ne cessait de le hanter ?

Il n'entendit pas des pas qui venaient dans sa direction et qui s'arrêtèrent dans son dos.


Dernière édition par Aaron Braother le Ven 27 Fév - 2:52, édité 1 fois
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Elianna O'Connell
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MessageSujet: Re: Le pouvoir d'un café (Elianna O'Connell)   Ven 27 Fév - 1:02

(c’est juste l’Etat de Washington, pas l’Arizona Wink )

Elianna était, pour changer, entrain de composer une nouvelle mélodie à la guitare lorsque le téléphone avait sonné. Elle ne s’était pas arrêtée pour autant, sachant que sa mère répondrait. Ca n’avait pas manqué, d’ailleurs. Mais, ce qui avait surpris la demoiselle, c’était que sa mère avait monté l’escalier pour venir lui dire que c’était pour elle. La jeune fille avait alors posé sa guitare sur son lit pour signer :

[Qui est-ce, maman ?]
« C’est Aaron, ma chérie. Il te propose de le retrouver en ville pour aller boire un café. Tu es d’accord ? »

Elianna avait alors esquissé un léger sourire. Voir son ami lui ferait du bien. A n’en pas douter. Elle hocha donc la tête en réponse. Sa mère transmit le message avant de noter le lieu et l’heure du rendez-vous. Après avoir raccroché, elle se retourna vers sa fille et lui tendit le papier. Ely en prit rapidement connaissance avant de se lever de son lit et de repousser la proposition de sa mère de se faire accompagner en voiture. Elle préférait y aller à pied. L’hiver approchait, on était en novembre, mais peu importait. Il lui suffirait de s’habiller chaudement. Après tout, pour une fois, elle ne pourrait y aller à cheval. Ce qu’elle aurait fait en plein été. La jeune fille attendit que sa mère ait quitté sa chambre pour se préparer : jean, gros pull bien chaud, chaussures de marche, gros manteau, sans oublier son I-pod pour la route. Elle était fin prête. Les cheveux remontés en une queue de cheval haute, elle mit son écharpe autour de son cou et quitta la chaleur de la maison. Elle s’arrêta cependant au bout de quelques mètres seulement et fouilla ses poches. Pas de téléphone portable, pas de carnet et de crayon. Où donc avait-elle la tête ? Elianna leva les yeux au ciel et fit demi-tour pour retourner en trombe dans sa chambre chercher ce qu’il lui manquait.

Enfin, elle put se mettre en route pour parcourir les deux kilomètres qui la séparaient du centre ville. Marcher lui faisait du bien. Marcher lui avait toujours fait du bien, à dire vrai. Passer le permis, c’était juste une façon d’aller plus vite d’un point A à un point B. Mais, finalement, elle n’avait pas expérimenté ça très longtemps. Jamais, pour être honnête, vu que sitôt le permis obtenu elle avait eu un accident de voiture.

*Arrête de penser à ça, Ely. Ca ne t’apportera rien…*

Elle mit la musique plus fort dans ses oreilles, s’imaginant chanter par-dessus. Chose totalement impensable, de toute façon. Elle ne parlait, ni ne chantait. Le choc psychologique avait été tel que, bien qu’elle ait essayé de parler au départ, plus un seul son ne parvenait à franchir la barrière de sa gorge. Elle avait une jolie voix pourtant, avant, dixit son père. Qu’est-ce que cela donnerait, aujourd’hui ?

*Sans doute un canard éraillé mâtiné de casserole…* songea-t-elle, amère.

Secouant la tête de dépit, elle pénétra dans le café où elle avait rendez-vous avec Aaron. Le jeune homme, comme à son habitude, tournait le dos à l’entrée. Disons que, pour être précis, il laissait à Elianna la place que celle-ci affectionnait : pouvoir voir tout ce qu’il se passait dans le café. Un nouveau sourire attendri effleura sur ses lèvres avant de disparaître promptement. Elle n’y arrivait plus. A sourire. D’un pas décidé, elle s’approcha de la table où l’attendait son ami. Visiblement, il ne l’avait pas entendue arriver. Elle posa une main sur l’épaule de celui-ci, et se pencha pour lui faire la bise avant de se diriger vers la banquette opposée. Avant de s’asseoir, elle enleva son manteau qu’elle installa sur le dossier et sortit carnet et crayon de ses poches tout en éteignant l’I-pod.

    « Comment ça va toi ? » écrivit-elle sur la première page.
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