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 The Story of a Dark Killer

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Ryan Dickens
Violence && Vengeance

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Your Greatest Fear : Me rendre compte que le sang ne m'attire plus...
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MessageSujet: The Story of a Dark Killer   Ven 30 Jan - 13:54

Bienvenue dans mes souvenirs...







"Je m'appelle Ryan Dickens, et aujourd'hui, je fête mon premier siècle d'existence vampirique. Ce siècle est plutôt fournit en anecdotes de toutes sortes, mais mon histoire est sombre, terrifiante. Je vais vous narrer diverses histoires et périodes de ma vie. Traques, chasses, meurtres, guerres et désolations de toutes sortes... Pas forcément dans l'ordre, mais plutôt selon mon envie... J'espère que vous aimez les histoires qui relatent la vie d'une personne tout droit issue des enfers, et qui sont une horreur du début à leur fin! Bienvenue dans mon Histoire...."
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MessageSujet: Re: The Story of a Dark Killer   Ven 30 Jan - 16:51

Renaissance et Mort.
Printemps 1916



« Vous voici donc introduit dans mon esprit. Pour cette expérience toute particulière, j'ai choisit de vous narrer mes débuts en temps que vampire. Dîners orgiaques, chasses effrénées... Nous voici en 1916, quelque part, dans les balkans. J'avais alors neuf années d'existence en temps que vampire... Le monde était alors plongé dans un cataclysme sans précédent. Les puissances centrales s'opposaient à la Triple Entente et la guerre se généralisa. Accompagnant ma génitrice sur les traces de partisans à la frontière grecquo-bulgare, nous étions décidés à nous repaître des victimes du conflit... Je ne me doutais guère, alors, que j'allais finir de perdre toute humanité. »



    L'odeur de la forêt m'enivrait. Je n'avais encore jamais sentit pareille odeur de toute ma vie. Ces arbres ci étaient tellement odorants, le sol tellement humide... J'avais l'impression de renaître devant toute cette fraîcheur, et c'était une expérience plutôt étrange. Cette forêt, très ancienne, captivait tous mes sens, et la brise fraîche m'apportait également d'autres senteurs, auxquelles j'étais bien plus familier. La poudre, la mort, le sang. C'était d'ailleurs cette nouvelle odeur qui me chatouilla bien plus les narines que toutes les autres, car avec mon nouvel état était venu des tas de nouveaux besoins... En premier lieu, ma nourriture était désormais uniquement composée de sang humain. J'en étais même l'esclave. Mais je m'abandonnais totalement à cette terrible passion pour l'hémoglobine. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle je me trouvais ici. Penchant le regard en contrebas de la crête sur laquelle je me trouvais, je vis, grâce à ma vision de faucon, toute une compagnie d'infanterie progresser dans les bois. La toque de fourrure et la casquette typique que certains d'entre eux portaient les identifiaient immédiatement comme des fantassins bulgares, tous en armes. Fusils à culasse mobile, une mitrailleuse également, portée à dos d'âne. Le quatre heures venait d'arriver jusqu'à notre petite bande, nous ôtant du même coup le plaisir de la chasse...


    Me retournant doucement vers le reste du groupe, je m'efforçais de deviner ce qui se tramait sous leurs traits austères. La première personne sur lesquelles mes yeux se posèrent se nommait Ilanos Parika. Un drôle de vampire, un grec des îles de la mer Egée. Grand, brun, la peau un peu plus burinée que nous autres, il se nourrissait uniquement du sang de nouveaux nés. Répugnant, il me faisait froid dans le dos. J'aimais tuer, c'était dans ma nature, mais je n'étais pas proche comme lui de l'extase à chaque meurtre. Lui, y prenait un plaisir irrémédiablement sadique qui me consternait, alors que j'avais conscience de ne pas être un enfant de coeur. Ensuite venait Peter Ramke. Un allemand nouveau né qui avait été transformé sur le front Russe, par la grande polonaise qui se tenait près de lui, Famke Royan. Lui était aussi brun qu'elle était rousse, mais tous deux posaient sur les soldats le même regard affamé. S'en était presque dérangeant, ces deux là pouvaient se nourrir d'un tas d'humain sans que leur soif ne soit apaisée. Le dernier vampire présent était Rosanna, ma génitrice. Belle comme seule une hispanique de grande beauté et transformée pouvait l'être. Elle était la plus ancienne du groupe, et c'était elle qui m'apprenait tout ce que je savais. Elle était plutôt paternaliste avec moi, même si elle percevait le désir de vengeance que je nourrissais toujours à son égard. Venant près de moi pour déposer ses froides lèvres sur les miennes, elle finit par briser le silence.



    - Les moutons viennent à nous, allons les saigner avant qu'ils ne rencontrent les patrouilles des grecs ou les britanniques...


    J'avais le cerveau encore totalement paralysé par le baiser. Elle savait le pouvoir qu'elle avait sur moi et ne se privait pas de l'exercer, annihilant ma volonté. Pourtant, j'opinais du chef tandis que les autres faisaient de même. Nous dispersant par groupe de deux et le grec restant seul, nous nous mîmes en quête d'encercler la fragile colonne...


    …..



    La nuit était tombée, et nous étions en place depuis longtemps maintenant. Rosanna et moi étions sur le flanc droit de la colonne, ensembles, les doigts entremêlés, cachés par la végétation. Nous sentions les effluves des autres vampires. L'autre binôme se retrouvait à l'opposé et le grec se préparait à surgir sur leurs arrières. Le grec, comme d'habitude, avait corsé le jeu: il avait enlevé un soldat toutes les heures depuis le début de la nuit; quatre avaient déjà disparus. Les autres soldats, qui mangeaient et s'enivraient en piaillant, avaient remarqué leur disparition, et tous s'étaient saisis de leurs armes, prêts à en découdre avec les mystérieux agresseurs. Formés en hérisson, baïonnettes au canon en cas de corps à corps, ils étaient prêts à déjouer une embuscade. Mais celle ci ne venait pas. Calmes prédateurs, chacun d'entre nous s'amusait à faire craquer les vieux arbres et la végétation autour du petit campement, alertant les sentinelles humaines, les faisant à chaque instant rentrer un peu plus dans la peur et la panique, les mettant sur les nerfs. Soudain, un hululement perça la nuit.


    Il est l'heure, mon tout beau me dit Rosanna en m'embrassant et en saisissant ses vêtements qui gisaient par terre.


    Sans ouvrir la bouche, je me contentais de grogner, marquant mon accord, tandis que je me rhabillais de mon côté. Inutile de préciser que l'attente avait toujours pesé sur ma compagne, et que celle ci avait sans cesse besoin de distraction. Inutile également de préciser que depuis la nuit de ma transformation, j'étais devenu son jouet préféré. Elle était toujours amusée par ce genre de situation. Je n'admettais jamais que cela me plaisait et faisait tout pour résister, néanmoins, je finissais toujours par lui céder. De mauvaise humeur, je me plaçais en position, et mes yeux percèrent les ténèbres, me faisant comprendre la raison du hululement de Peter. Les proies s'étaient décidées à avancer autour de leur camp. Un homme tous les mètres, ils pensaient retourner le périmètre et retrouver leurs camarades... Avec un clin d'oeil, Rosanna grimpa comme une araignée à l'arbre le plus proche, tandis que je préférais rester à plus ventre contre le sol, finissant de me vêtir. Le pas des soldats se voulait silencieux, mais leurs bottes claquaient même contre ce sol meuble, et je sentais leur respiration haletante. Tous avaient peur, et avançaient dans les ténèbres, braquant leurs fusils devant eux, prêts à tirer sur ce qui bougerait. Mais rien ne bougeait, personne briserait ainsi leur terrible appréhension de ce qui se tramait... Tout aussi soudainement, le silence de la nuit fut percé par deux coups de feux, des cris de panique, puis tout retomba rapidement. Je devinais que le grec venait d'en saisir un autre sous les yeux de ses camarades, qui devaient juste avoir vu une ombre emporter leur camarade qui perdait du sang de partout. En tous cas, les soldats près de moi eurent l'air encore plus paniqués, leurs mouvements se firent plus hésitants, mais continuèrent d'avancer avec discipline, même si je sentais que tous risquaient de déguerpir de terreur.


    Lentement, la forêt retrouva son calme. Aucun vampire n'avait encore vraiment attaqué, et les soldats humains continuaient d'avancer précautionneusement, faisant le moins de bruit possible en retournant chaque buisson. J'entendais leur coeur battre de plus en plus rapidement... le Bam-bam tranquille et typique s'était transformé en Bam-Bam-Bam-Bam-Bam beaucoup plus fébrile. A mes oreilles, on aurait cru entendre une mélodie de rassemblement tapée au tambour. Esquissant un sourire, je vis un pied botté s'écraser sur l'herbe juste en face de mon visage. Tournant la tête, je vis que le cordon de soldats me dépassaient. Au dessus de moi, dans l'arbre, Rosanna se mit à éclater de rire, avant d'hurler un cri de guerre. Tous les soldats du coin laissèrent échapper des cris d'alarme, brandissant leurs armes vers le son inhumain. Ouvrant le feu, la pétarade n'eut aucun effet, la vampire n'était déjà plus là. Je sentais que mes autres collègues étaient également passés à l'action de leur côté, car la forêt résonnait maintenant de dizaines de coups de feu et de cris humains. Le massacre commençait. Sautant sur mes pieds comme l'aurait fait un acrobate, je me retrouvais derrière l'homme qui m'avait dépassé. Peut être avait il une femme, des enfants, une vie. Mais je m'en fichais. D'une main, je lui écartais la tête sur le côté, et plantais mes dents dans sa gorge, lui arrachant la carotide en tirant d'un coup sec. Le sang chaud gicla sur tout mon visage tandis que l'homme étouffait dans un râle d'agonie. Ses amis, alertés par le son, se tournèrent vers moi, et leurs yeux s'écarquillèrent. Une demi douzaine de coups de feu retentirent, mais ne firent que percer d'autant de trous le corps de leur infortuné camarade. Dépité, je jetais sur le côté le corps devenu impropre à la consommation. D'un bond, je me jetais sur le suivant...


    Les fusils de l'époque étaient plus rapides à recharger que de mon temps, mais ils étaient encore plutôt lents. D'une main, les soldats devaient tirer un cran vers eux, ce qui éjectait la douille de la balle tirée, avant de repousser le verrou vers le canon, ce qui réintroduisait une balle dans le canon de l'arme, de nouveau prête à tirer. L'opération de durait que quelques secondes entre chaque coup, mais ces secondes s'avérèrent fatales pour le guerrier le plus proche. Un coup de pied dans le genou lui fit éclater les os, et, tandis qu'il tombait, je lui brisais la nuque en tirant son visage vers moi. Nouveaux coups de feux. Ce coup ci, je fus touché par deux balles, mais c'était loin d'être suffisant. Les balles rebondirent sur ma peau de roc, le bout écrasé. Avec un hurlement, je me jetais sur le suivant, lui brisant la mâchoire d'un coup de poing avec de l'enfoncer brutalement dans le crâne. Les autres, horrifiés par l'abominable carnage, tournèrent les talons et s'enfuirent. Si je n'avais pas fait de la purée du dernier, je ne les aurais sans doute pas poursuivit, mais je n'avais pas encore mangé....


    Mais à peine avais je fait quelques pas que je sentis des tas de billes d'acier frapper mon corps, comme des piqûres d'insectes sur ma peau. Le tac à tac était typique, leur mitrailleuse venait d'entrer en action, et je me sentis me faire repousser, comme si j'étais face à un nuage de guêpes. Mais Rosanna veillait, et je la vis du coin de l'œil régler leurs comptes aux deux servants. La remerciant d'un signe de tête, je courrais après mon repas...


Dernière édition par Ryan Dickens le Lun 2 Fév - 13:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The Story of a Dark Killer   Ven 30 Jan - 16:51

    …..



    Sustenté, j'étais revenu sur mes pas. La traque avait pris toute la nuit. Au petit matin, le soleil révéla plus que la lune l'ampleur du carnage. Cent vingt sept hommes avaient été tués. Cela nous avait pris du temps, mais nous étions après tout invulnérables, et chargés de patience, nous avions tué tout témoin. Maintenant, nous revenions peu à peu sur nos pas, et nous découvrîmes dans leurs tentes montées à la hâte un drôle de spectacle. L'odeur du sang avait tellement saturé nos sens que nous n'avions pu nous rendre compte que d'autres humains avaient survécu. Ou plutôt, des humaines. Terrifiées, elles étaient toutes cachées dans la tente de l'officier qui avait commandé la troupe. Dans notre orgie de sang, nous n'avions plus guère fait attention au reste du camp. Quand je levais la bâche pour voir le butin, quelle n'avait pas été ma surprise de découvrir six femmes tremblant de tout leur corps et les yeux pleins de larmes.


    Hep, les gars, venez voir ce que je viens de découvrir ici. Le petit capitaine qu'on a tué hier était apparemment en plaisante compagnie!


    En l'espace de trois respirations, tous les vampires étaient à mes côtés. Tous avaient été sustentés plus qu'à leur tour par notre gargantuesque repas, et tous étaient intrigués par la présence de ces femmes. Personne ne souffla mot, mais Rosanna leur fit un de ses sourires dont elle avait le secret et leur fit signe de sortir, lançant quelques mots dans leur langue gutturale. Apparemment, les filles étaient trop terrifiées pour refuser, et mes camarades et moi nous écartâmes pour les laisser sortir. En sortant de la tente, ces femmes eurent l'air horrifiées par tous les cadavres plus ou moins abîmés gisant partout, mais aucune ne cria. Une brise plus forte que les précédentes amena cependant à mes narines une odeur plus forte, et je me sentis instantanément assommé et tétanisé. Mes pupilles se dilatèrent et j'eus l'impression que mon coeur allait sortir de ma poitrine, tandis que la soif me brûlait la gorge. Qu'elle était donc cette sorcellerie? Une jeune femme, à peu près vingt ans, se tenant en arrière des autres, me jeta un coup d'oeil terrifié, et je sus alors que c'était son odeur à elle. Cela sentait la rose, mais une odeur tellement forte que je ne pouvais pas détacher mon attention d'elle. D'un coup, toutes mes pulsions remontaient à la surface. J'avais envie de la tuer en une débauche de violence, de m'approprier son corps, de boire son sang. Tentant de raisonner mon corps qui se rebellait, je tentais de me reprendre, mais je fis un pas hésitant dans sa direction, levant la main en tremblant légèrement, les yeux exorbités.


    Inutile de vous décrire la surprise de mes camarades, tous me regardèrent avec un étonnement non feint. Moi, de mon côté, je continuais d'avancer, imperturbable. Lentement mais sûrement. J'avais l'impression d'être de nouveau humain, je ressentais tellement de chose pour cette fille! Cela me faisait peur, car tant d'émotions contradictoires menaçaient de me faire exploser. Haine, colère, amour, désir. Je devenais fou. Littéralement. La fille, apeurée mais étonnée également, fit un pas dans ma direction. Elle était tellement belle. Son regard était d'un ambre profond, ses gestes étaient dotés d'une grâce incommensurable, son corps était parfait, divin. Si on exceptait les quelques ecchymoses sur son corps, probablement le reliquat de la brutalité des soldats. Ses cheveux étaient blonds comme le blé mûr, et ses traits étaient séduisants, m'amenant à la torture. Je sentais son pouls battre comme s'il s'agissait de mon propre coeur, je sentais son odeur m'enivrer... Elle s'avança d'un autre pas, légèrement plus confiant. Un léger sourire sur les lèvres, elle avait compris que je ne voulais pas la tuer, elle m'intriguait plus que son sang, qui m'obsédait pourtant plus que de raison. Un sourire timide apparut sur ses traits, qui me subjugua totalement.


    Ce fut la dernière vision que j'emportais de cette fille.


    Je me réveillais brutalement de ma torpeur. Une voix, vampire, que je connaissais bien, avait crié un « Non! » sonore. L'instant d'après, Rosanna était penchée sur le corps de l'inconnue, du sang plein le visage, tandis qu'elle lui dévorait la gorge. Les autres humaines étaient en train d'agoniser également sous les assauts de mes autres compères, qui s'étaient jetés en avant à la suite de ma génitrice. J'avais l'impression de me retrouver au milieu d'un ouragan, j'étais assommé, ébahit. Comme si j'étais mort pour de bon cette fois. Mais ce n'était pas le cas. Je n'avais pas cette chance. Une fois son repas fini, Rosanna leva les yeux vers moi, qui étais toujours tétanisé. Elle souriait sans que je comprenne pourquoi. Mon âme, elle, venait de quitter mon corps. Je n'étais plus un homme, je n'étais plus un vampire. Je flottais entre deux mondes. Je le sentais au fond de moi, j''étais changé à tout jamais. Egaré et damné, pour l'éternité.



    Je ne pouvais pas la laisser faire, mon amour... s'excusa Rosanna
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MessageSujet: Re: The Story of a Dark Killer   Lun 2 Fév - 23:45

La Proie devient le Chasseur
Russie, Hiver 1921




«  Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai pas été le chasseur durant toute ma vie. Quand j'eus perdu cette fille dans les montagnes des balkans, je n'ai plus été le même pendant bien longtemps. Troublé, je m'étais informé sur la nature du phénomène qui m'avait frappé de plein fouet à la rencontre de cette humain. Il s'agissait de vieilles légendes, celle de la « Tua Cantate ». Ma génitrice, Rosanna, avait tué sous mes yeux celle dont le sang chantait pour moi quand elle avait compris ce qu'il se passait. Rien ne serait plus jamais comme avant, et de rage, je tentais de tuer celle qui m'avait fait naître sans y parvenir. Ses chiens de chasse me traquèrent pendant trois ans. J'étais devenu l'égaré et le damné, le chassé, la proie. Jusqu'à ce que j'arrive dans le petit village de Tupolenk, quelque part près de Kharkov... »


…..


Ryan



    Haletant, cela faisait longtemps que je courrais. Des heures. Je n'en pouvais plus. Si un vampire pouvait mourir de fatigue, alors je serais sans doute déjà mort. Mes membres étaient raidis par les mouvements cadencés et devenus répétitifs, mes yeux étaient fatigués par l'appauvrissement de mon apport en sang et je sentais la soif commencer à me torturer. Je ne pouvais pas ignorer plus longtemps ma soif, sinon j'allais défaillir et m'affaiblir. La meute qui était à mes trousses depuis Varsovie n'attendrait pas mon bon vouloir et il me faudrait faire un choix. Me nourrir et combattre la meute qui me tomberait dessus, ou résister à la soif, m'affaiblir mais continuer à m'enfuir. Ce n'était pas dans mon caractère. Je ne pouvais pas continuer à fuir mon destin. Ma Tua Cantate était morte. Je ne connaissais pas son nom, je ne connaissais rien d'elle. Mais je l'avais dans la peau. Elle m'obsédait, elle possédait chacune de mes pensées et de mes battements de coeur, et je savais que de toute ma vie je ne retrouverais plus jamais cette sensation. J'avais juré de me battre contre Rosanna, mais elle avait rassemblé tellement de vampires pour m'avoir... Quel défi, me battre contre tout ce joli monde, si possible en avoir un ou deux, puis expirer, enfin.


    Mon choix était fait. Avec un sourire carnassier, je sonnais intérieurement le bran le bas de combat. Mes pas me menèrent jusqu'à Tupolenk, un groupement de petites maisons, à moitié bâties en pierre et moitié en bois. Ce n'était pas désagréable que de me dire que la fête allait commencer. Pour tuer un autre vampire dans mon état, je devrais sans doute m'abreuver de beaucoup de sang. Mais cela ne poserait pas de problème. Je n'avais plus peur de la mort depuis cette fameuse matinée dans les balkans, je n'avais plus peur d'attirer l'attention du clan américain d'arbitrage. Tuer des humains à foison m'importait guère. Quelque part, c'était moi qui allait les tuer, ou tous ces sadiques de la bande à Rosanna. La mort serait plus douce et plus brève si c'était moi qui la leur infligeait. Je n'avais pas le temps de m'adonner à une bonne chasse, aussi, j'entrais dans la première maison en fracassant la porte. Une femme qui hurla, un vieillard et deux gosses. Facile, je n'avais plus aucun remord. Tout fut réglé en quelques secondes. Inutile de vous narrer les détails ainsi que de me retrouver à pleurer sur mon sort.


    Une vingtaine de minutes plus tard, je m'enfuyais du village de Tupolenk en flammes et déserté. L'horreur qui venait de s'y produire sera probablement mise sur le compte du conflit entre russes blancs et rouges, ou sur une de ces entitées militaires ukrainiennes ou polonaises. La guerre civile était une tragédie... Mais elle avait l'aspect pratique de brouiller ma piste. Pas pour Rosanna, mais pour nos « dirigeants ». M'enfuyant dans les collines, je savais déjà ce que je devais faire. De mon vivant, j'étais un éclaireur de talent, et tendre des embuscades et se battre en rase campagne était ma spécialité. Les marais à proximité me seraient utiles...



    …..

    Caithlyn|



    Il était stressant de courir dans une steppe à perte de vue avec la seule compagnie de quelques vampires nouveaux nés et de mes deux acolytes Peter et Famke. Quel dommage que Ryan ne soit pas de notre côté pour une chasse pareille. Il aurait apprécié être du bon côté de la barrière... Quel dommage qu'il n'aie pas apprécié que je tue l'humaine, et encore moins qu'il m'aie haït encore plus qu'avant en découvrant la nature du phénomène. J'aurais pensé réussir à le préserver, mais ce n'était que peine perdue. Il était trop féroce, trop indomptable. Je l'aimais, je l'avais gardé dans mon giron autant que possible, mais cela n'avait pas suffit. Pas encore. Il n'était pas assez discipliné pour cela, et son côté vampire l'avait rendu solitaire... Mais bref, lui allait bientôt appartenir au passé, nous n'avions pas traversé les étendues en guerre de la toute nouvelle Union Soviétique simplement pour lui parler ou le ramener à la raison. Raison qu'il avait depuis longtemps perdue d'ailleurs. Non, nous allions nous débarrasser de lui...


    Ce qu'il y avait de bien également avec Ryan, c'est qu'il n'était pas du genre à se cacher. Il était très simple de suivre sa piste. Il laissait toujours une pile de cadavres partout où il se trouvait et il n'y avait qu'à suivre l'odeur de sang... Cela faisait néanmoins un moment qu'il ne s'était pas abreuvé du sang d'humains et il allait bientôt défaillir s'il ne le faisait pas, ce qui expliquait son choix d'avancer dans un centre de population aussi petit et discret que ce petit village... D'ailleurs, ce village n'existait plus. Nous nous trouvions tous les cinq sur les hauteurs encadrant Tupolenk et la seule chose qui me sautait aux yeux était l'incroyable talent destructeur de mon ancien compagnon et protégé. Il n'avait qu'une très faible avance sur nous et avait eu le temps de détruire entièrement pas les crocs et le feu toute la petite bourgade. Dans la neige reposaient des tas de cadavres exsangues, dont les corps étaient illuminés par les flammes des bâtiments. Je sentais toujours son odeur, et le connaissant, je savais qu'il venait de choisir son terrain pour se battre.



    - Jaden et Grant, vous allez vérifier s'il reste quelque chose dans ce village. Peter et Famke, vous pistez les environs pendant que moi, je regarde s'il ne se cache pas dans les collines du coin... Jaden, Grant, une fois que vous auriez vérifié le village, allez voir dans le marais un peu plus loin.


    D'un signe de tête, tous obéirent. Je les avais pris sous mon aile et leur avait tout appris, comme jadis à Ryan. Ils m'obéissaient et me suivraient jusqu'en enfer si je le leur demanderais. Ce qui allait de toutes façons être la destination pour au moins l'un d'entre eux ce soir. Ryan n'avait jamais montré de pouvoirs particuliers en étant vampire, hormis celui de tuer n'importe qui, vampire ou humain, avec une aisance démoniaque. Je ne le craignais pas, j'étais bien plus ancienne que lui et j'avais survécut à des siècles d'agressions de toutes sortes. Mais quelque chose clochait. Je me serais douté qu'il aurait résisté mais pourquoi maintenant dans un endroit si isolé? Je l'aurais cru plus enclin à la théâtralité... Un cri déchirant venait de couper toute cette tranquilité. Alertée, je me dirigeais à toute vitesse en direction des bois, où je trouvais l'espace de quelques battements de coeur plus tard une Famke désorientée et couverte de sang. Elle avait les yeux écarquillés, et elle avait peur... Oui, peur. Je ne savais pas qu'un vampire pu avoir aussi peur d'ailleurs... M'agenouillant près d'elle, elle fixait les buissons en face d'elle.


    - Que s'est il passé Famke?


    - Il a pris Peter! Il a dévoré Peter! Il a emmené Peter! Il a pris Peter! Il a dévoré Peter!


    Grognant de mécontentement, je savais que je n'aurais rien à tirer de plus de cette fille. Elle était déjà cinglée en temps normal mais maintenant son jeune compagnon disparut elle semblait plus que perdue. Je me demandais comment Ryan avait fait tout de même, pour tromper la vigilance du vampire allemand et de sa compagne russe, pourtant très talentueux dans la traque. D'autant que Peter n'avait pas résisté plus de quelques secondes et n'avait eu le temps d'émettre aucun bruit. Le doute commença à s'insinuer en moi, et je restais un instant pensive. Je sentais que mon ancien amant n'était plus là, pourtant, si j'aurais pu frissonner, sans doute était ce ce que j'aurais ressentit en cet instant... Mais plus loin, dans le marais, un hurlement terrible perça de nouveau la nuit. Suivit de grands bruits de bagarre et d'autres hurlements plus terribles encore. Je me figeais, avant de partir en sprint vers les marais où se trouvaient les jumeaux nouveaux nés. Ils venaient d'avoir Ryan ensembles, et c'était tout ce qui comptait. Leur sauvagerie et leur nombre auront eu raison du roc qu'était notre ancien camarade. N'empêche, j'avais un doute. Un doute qui se confirma quelques instants plus tard, quand, attirée par l'odeur de la boucherie, j'arrivais sur les lieux du carnage. A en juger par les restes sanguinolents et brûlants des frères Koulikov, la lutte avait été inégale.


    Ils n'avaient pas été assez nombreux.


    Un bûcher sommaire avait été dressé. Connaissant Ryan, je me doutais qu'il l'avait préparé avant sa petite embuscade. Il avait dû détruire le premier et le jeter au feu avant de passer au suivant. Mais mon cerveau, si rapide, tomba d'un coup sur une déduction. Ryan savait que nous étions cinq à ses trousses, et savait également que je resterais à l'arrière en position de chef. Il savait donc où trouver ma dernière suivante. Enragée et laissant échapper un juron bien sentit, je courrais de nouveau vers la forêt aussi vite que je le pouvais. Ce type était un démon. Il s'était toujours montré remarquable dans sa chasse, dans sa manière de tuer, mais jamais je ne l'aurais cru capable de venir à bout de tout un clan de traqueurs aussi expérimenté que le nôtre... Arrivant là où j'avais laissé Famke quelques instants plus tôt, je ne voyais rien, et de rage, tapais du poing contre un arbre. Mais quelque chose était dans mon dos, et je soufflais son nom, juste avant de me retourner...



    - Ryan...


    Il était assis sur un petit rocher, la bouche pleine de sang et l'ouvrant pour se nettoyer avec un espèce de bâton. Cet espèce de bâton, je ne mis que deux secondes à l'identifier comme une côte brisée et arrachée. Ryan reconnut l'horreur qui me frappait et se mit à éclater de rire, d'un rire froid, dément, cruel, un rire que je ne lui connaissais pas. L'espace d'un instant, il garda le silence, se décollant quelques morceaux de chair rougeâtre d'entre deux incisives.


    - Tout juste, ma belle. Je n'imaginais pas que c'eut été si facile à t'avoir. Tu m'as jeté en pâture tes acolytes... Me sous estimais tu à ce point? Croyais tu que deux stupides nouveaux nés suffiraient à la tâche? Ou encore tes deux mignons lunatiques qui se sont presque mis à geindre quand je suis passé les prendre? Il s'interrompit. Oh, tu te poses des questions sur cet os? Il s'agit d'un de ceux de Peter. Il était bon celui là. J'ai pas pu en manger beaucoup avant de le jeter au feu, mais au moins si je n'avais pas eu le temps de le cramer aurait il eu un peu de mal à retrouver toutes ses côtes et son coeur... Insipide, dommage. J'aurais pensé que me nourrir de vampires suffirait à combler ce vide et cette soif insatiable en moi mais je me suis trompé. J'ai réalisé que ce qu'il me fallait Rosanna, tu me l'as pris. Et je vais te tuer. Mais je sais déjà que je suis plus fort que toi, comprends tu, j'ai eu quatre vampires a moi tout seul ce soir, et pas une égratignure. Je te laisses trente huit ans. On se revoit en 1959 pour le demi siècle de notre rencontre sur le lieu où tu m'as transformé. Et là, on voit qui est le plus fort. Qu'en dis tu?


    J'étais satisfaite de l'offre. Ce soir, Ryan avait détruit ma bande mais m'avait offert un pari plus alléchant. Il était clair depuis le début de soirée que l'élève avait rattrapé le maître. Je m'étais sans doute un peu radoucie ces dernières décennies au contact de Ryan notamment, et le combat qui s'annonçait serait titanesque! Oui, je voyais l'amusement et la témérité dans son regard, et je devais avouer qu'il avait excité mon instinct de chasseur. Souriant d'un air carnassier, je baissais la tête, en signe d'acceptation, puis me retournait dans la nuit...


    - A bientôt, mon beau. Dommage que nous n'ayons pas profité un peu plus de nos retrouvailles...


    …..



    Ryan


    Eclatant de rire, je glissais de sur le rocher. Rosanna m'avait accordé un sursis, j'avais égailler sa vie en entamant la certitude absolue qu'elle plaçait en ses propres capacités. J'avais fanfaronné ce soir, mais je savais qu'en 1959, je serais prêt. J'allais m'entraîner. Toute la rage et la peine que je contenais depuis cinq ans venaient de se transformer en quelque chose d'autre, en un sourd besoin de vengeance, de sang et de violence. Et cette violence, je m'apprêtais à me laisser submerger par elle... Jetant l'os dans le bûcher que j'avais préparé pour Peter et Famke, je faisais aller ma langue sur mes dents encore pleines de sang, et je sentis que cela ne me déplaisait pas comme menu. Il me restait plus qu'à en trouver d'autres...


    Marchant dans les ténèbres, j'étais redevenu le chasseur... Je me rappelais comment j'avais tué Peter, surgissant des frondaisons pour l'emmener en lui croquant le cou et en lui brisant la nuque devant sa compagne. Puis, comment j'avais surgit des eaux putrides du marais en me levant d'un bond, tuant un des nouveaux nés avant de jeter au feu le deuxième, l'y repoussant à coups de talons. Puis, l'aisance avec laquelle j'avais eu Famke, en l'embrassant et en la martelant de coups jusqu'à ce qu'elle en meure, finissant sur le bûcher salvateur... Oui, il y avait de l'avenir à tuer d'autres vampires... Ce soir là, sans même m'en rendre compte, je m'étais à jamais dissocié de mon espèce. Je tuerais qui me chanteras tout le reste de ma vie, pourvu que ça comble ma soif et le vide crée en moi... J'étais l'égaré et damné, puis traqué, mais j'étais redevenu le meurtrier...
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