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 La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]

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Alissa Brown
Faiblesse && Ignorance

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MessageSujet: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Mer 28 Jan - 18:55



Il y a souvent des jours où le moral des troupes est à zéro, où il nous arrive de baisser les bras et de finir par enfin exploser en larmes afin de nous libérer de ce poids qui sans cesse est sur nos épaules. Certaines personnes pleurent devant leurs amis dans l'espoir d'être réconfortés par eux, après tout, les amis sont toujours là pour nous, ils savent trouver les mots pour nos réconforter et nous faire sourire, ils sont là quand on a besoin d'eux, les amis sont certainement vitaux dans nos vies mais malheureusement, il y a toujours certaines personnes qui, comme moi refusent de montrer leurs peines aux autres, il y a toujours des personnes qui refusent de montrer leurs faiblesses aux autres et qui préfèrent de loin afficher un sourire en cachant la tristesse plutôt que de se mettre à pleurer devant ces personnes qui sont proches dans nos cœurs.

Aujourd'hui je ne pouvais pas vraiment dire que j'avais le moral au beau fixe comme tous les jours. Cela faisait plusieurs minutes que j’étais assise sur ce banc à réfléchir, le regard dans le vide, personne n’osait me parler et je dois dire que ça m’allait très bien, ma journée que je pensais superbe c’était finalement transformer en une horrible après-midi. En effet, ce matin, alors que je venais tous juste de me lever, j'avais eu la grande surprise d'avoir un appel téléphonique, celui-ci je ne l'attendais pas du tout, j'étais étonnée, choquée, déstabilisée quand la voix féminine de l'autre côté du combiné me dit bonjour. Nous étions samedi après midi, comme tous les samedi, mon père quittait son travail plus tôt et tous les deux nous allions à Port Angeles histoire de faire le plein de vie « sociale » et surtout pour passer quelques moments entre père et fille, c'est à Port Angeles qu'il m'avait acheté ma première canne à pêche et ma première paire de bottes en caoutchouc, comment ne pas oublier ces moments passés avec lui où notre complicité atteignait presque à son apogée? Hélas, ce samedi après midi se révélait être tout autre, alors que je me réveillai aux alentours de 12h après avoir passé un vendredi soir avec Shana qui jouait encore une fois les serveuses, j’étais restée durant deux bonnes heures assise sur un tabouret prêt du bar à boire une grenadine qu'elle m'avait gentiment offert, étant donné que je conduisais pour retourner à la maison, je me devais de rester le plus sobre possible, enfin, notre petit moment ensemble tourna court quand elle commença à faire tourner la tête de plusieurs hommes et qu'elle commençait même à se désintéresser de moi qui venait la voir en tant que bonne amie comme à mon habitude le vendredi soir. Bref, je me réveillai à 12h après une nuit follement bien méritée quand j'arrivai dans le salon, à peine avais-je eu le temps de m'asseoir sur le canapé que le téléphone se mit à sonner, sans vraiment encore savoir de qui il s'agissait je décrochai avec une telle bonne humeur que je m'étonnai moi-même, ce n'était pas souvent que j'étais aussi excitée qu'une puce en pensant à mon aller à Port Angeles qui cette fois durerait tout le week-end, j'aurai bien voulu prendre Enéa avec moi, après tout, elle était ma meilleure amie mais, elle semblait avoir une autre occupation pendant le week-end, tant pis, la prochaine fois comme je lui avais dit au téléphone jeudi soir avant d'aller me coucher, j'aurai également pu proposer à Andrew de venir à Port Angeles si toutefois, au lieu de partir un week-end entier j'étais partie seulement une après midi, ça aurait certainement été superbe, mais non, de un il y avait mon père et je voulais être seulement avec lui et de deux, passer une soirée entière avec un garçon faisait parti des interdictions que mon père m'avait données et de celles que je me donnais également!

Au lieu de parler de Port Angeles je devrais mieux parler de ce coup de téléphone qui bouleversait ma journée entière.

Une fois le téléphone décroché, l'expression de mon visage changea du tout au tout, me crispant et me refermant, je sentis bien vite mes mains trembler et mes jambes devenir assez molles pour que je finisse par tomber en arrière sur mon canapé ce qui marqua un long silence entre la personne à l'autre bout du fil et moi. Ma vision devint rapidement flou par les larmes qui lentement montaient à mes yeux, mon cœur s’emballait au fur et à mesure que les secondes passaient, je n'osai même pas parler et d'ailleurs c'est la femme à l'autre bout qui décida de reprendre la conversation.
« Alissa? C'est moi... » Un long soupir sortit de sa bouche avant qu'elle ne finisse installer un nouveau silence entre nous, visiblement je n'étais pas encore prête à lui parler, cela faisait presque une bonne dizaine d'année que je ne l'avais pas vu ou même parler, quand elle cherchait à me parler je l'ignorai, les différentes lettres qu'elle m'avait envoyées lui avait été renvoyées sans bien même avoir eu la peine d'être ouvertes à leurs arrivées dans notre maison alors pourquoi devrais-je adresser de nouveau la parole à une femme qui se faisait passer pour ma mère et qui était partie de la maison après avoir eu le culot de quitter mon père pour mon parrain? Pourquoi devrais-je? Malheureusement pour moi, ma réaction ne fut pas aussi méchante que je ne l'imaginai, à mon grand étonnement elle reprit la parole et me demanda si je voulais aller passer quelques jours chez elle histoire qu'on reprenne un peu contact. En guise de réponse, je lui accordai un simple « Pourquoi pas... » lâché entre deux inspirations faites afin que je ne me mette pas à fondre en larmes. Je devais sérieusement faire des efforts pour prendre une bonne dose de courage, je ne pouvais pas m'énerver contre les personnes qui étaient proches de moi, c'était presque une chose impossible, quand on me criait dessus je ne pouvais m'empêcher de devenir toute rouge et de finir par me rallier à leurs causes, j'espère qu'un jour je pourrais prendre assez d'assurance pour répondre à ma mère et lui dire que je ne voulais plus lui adresser la parole.

Notre conversation tourna rapidement court puisqu'elle dut partir à un rendez-vous ou autre truc dans le genre, à vrai dire je ne l'écoutai pas, je ne l'écoutai plus, mes pensées étaient hantées par le fait que je devrai un jour ou l'autre aller la voir dans sa ville. J'en avais déjà peur, je n'avais même pas encore averti mon père que déjà je paniquai à l'idée de devoir lui en parler et ma peur s'agrandit au moment où je dus aller le voir à son travail afin de lui faire part de ma décision de ne pas aller avec lui ce week-end. Je devais réfléchir quant à la conversation téléphonique de ma mère et l'idée d'aller la rejoindre dans une ville où il y avait du monde. C'est avec une certaine déception qu'il avala ma nouvelle.
« Oh et bien, si... si tu as des devoirs à faire alors je ne vais pas te dire non. » Dit-il avec une légère pointe de déception dans la voix. J'avoue que je lui avais menti sur la raison qui me poussait à rester ici, mais en même temps, elle n'était pas complètement fausse bien que j'aurai pu faire mes devoirs dans la chambre d'hôtel que nous aurions pris à Port Angeles mais j'avais en réalité une toute autre préoccupation en tête et il fallait absolument que j'y réfléchisse avant d'en parler à mon père qui prendrait certainement cette nouvelle d'une façon encore plus amer que l'idée que je ne vienne pas avec lui ce week-end.
Un dernier baiser sur les joues et je quittai le magasin en direction du parc, l'un des nombreux endroits calmes de Forks dans lequel on pouvait se promener librement tout en réfléchissant à ce qui nous tourmentait.

Je ne tardai pas à y arriver, garant ma voiture, j'en sortis avant de me mettre à marcher jusqu'au parc, à vrai dire je ne prêtai pas vraiment attention à ce qui m'entourait, loin de là, mon esprit était complètement ailleurs, je pensai à ma mère, à ce jour où elle était partie de la maison et surtout la raison qui la poussait à vouloir reprendre contact avec moi, je n'étais franchement pas prête à lui parler et même à la voir de peur de finir par me rallier à sa cause au lieu de lui tenir tête.
Je m'arrêtai enfin prêt d'un banc situé au soleil, pour une fois qu'il avait du Soleil en ville je n'allai pas en profiter, c'est donc tout naturellement que je m'assis dessus, les yeux dans un grand vide et le visage n'affichant aucune émotion.

La vie est parfois d'un compliqué, c'est affolant
!


Dernière édition par Alissa Brown le Mer 28 Jan - 22:01, édité 1 fois
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Jayden Bratford
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Mer 28 Jan - 20:28

    Samedi… Un jour que j’avais attendu avec impatience tout au long de la semaine. J’aimais ce jour, ainsi que le dimanche, plus que tous les autres. Le week-end était vraiment les moments où je pouvais passer beaucoup de temps entouré de ma famille, et de mes enfants. Oui, il me tardait à chaque fois de passer, ne serait-ce qu’une journée entière avec eux, tous ensembles. Nos emplois du temps différés souvent, et du coup, nous ne pouvions pas être réuni en entier souvent, pendant les jours de semaine. Nous ne dormons pas la nuit, oui, c’est vrai. Mais nous avons notre vie à côté, et besoin de moment d’intimité. Tous mes soirs étaient consacrés à Alister bien entendu. J’aimais lui parler, j’aimais pouvoir profiter de lui toute seule, d’être dans ses bras, et de sentir son souffle sur moi. C’était pareil pour nos enfants. Alayna et Dustin se retrouvaient, ainsi que Vesper et Nathanael. Il n’y avait que Declan qui se retrouvait seule. Au début, je ne voulais pas du coup le laisser non. Mon fils passait plusieurs longues heures dans sa chambre, à tourner en rond à réfléchir, à déprimer même. C’était inconcevable, pour moi, comme pour Alister bien entendu. Comment le laisser de côté ? Je ne serais vraiment pas une bonne mère si je le faisais, et d’ailleurs, cela ne me viendrait pas à l’idée. Lisant dans nos pensées, le jeune homme nous certifia que cela ne le dérangeait pas, et que je ne devais pas m’inquiéter. Il me donna même une excuse pour justifier le fait qu’il reste tout seul. Pourtant, au début, j’eu beaucoup de mal à le savoir seul. Mais il avait finit par me convaincre, d’arguments de fer, pour que je ne pouvais contester, et que je ne puisse répondre. Je m’en souviendrais toujours.


    - Maman s’il te plait, ne t’en fais pas… D’une, je n’ai pas envie d’entendre les pensée d’Alister à ton égard si tu ne passes plus de temps avec lui. Cela a quelque chose de dérangeant tu sais d’entrer dans des souvenirs de votre intimité… De deux, je me sentirais coupable de d’arracher à lui, et de vous rendre un peu malheureux. Tu veux vraiment que je culpabilise ?


    Sa première phrase ne m’avait pas embarrassé, même si cela aurait pu être le cas pour d’autres personnes. Pour lui, une tête était comme un livre ouverte, qu’il pouvait décrypter facilement, qu’il le veuille ou non. Nous avions appris bien assez tôt du coup, à ne pas avoir de secret les uns envers les autres, et aussi aucune pudeur avec lui. Après tout, il ne choisissait pas les pensées qu’il voulait entendre ou non, il n’avait pas d’autre choix que de faire avec. D’ailleurs, avec mon mari, nous nous arrangions toujours pour ne pas nous souvenir de nos moments ensembles quelque peu gênant pour notre fils en sa présence. Ce mot d’ordre, nous l’avions donné également à tous les couples de la maisonnette. Cela ne devait pas être plaisant pour Declan d’avoir les détails des ébats amoureux - ou torride concernant Alayna et Dustin – de ses frères et sœurs. Du coup, il marqua quand même un point avec sa première phrase. Quand à la deuxième, elle me fit culpabilisée, pour lui, comme pour l’amour de ma vie. Je savais qu’il l’avait fait exprès dans ce but, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Au fond, il voulait pour moi ce que je voulais pour lui : du bonheur, et de la joie. Même s’il savait qu’il ne s’imposerait pas pendant les heures que je passerais avec lui, même s’il savait que je voulais passer ce temps avec lui, il savait également que j’aimais profondément son père, et que j’avais besoin de me retrouver avec lui. J’avais dû du coup me plier à ses volontés, même si du coup, je n’étais jamais totalement tranquille….

    Je l’étais beaucoup plus ses derniers temps en fait, depuis qu’il l’avait trouvé. A présent, il ne passait pas ses nuits seul dans sa chambre, mais à la ‘surveiller’ à veiller sur elle, à être avec elle. Enéa était son prénom. Je n’avais jamais rencontré la jeune fille, ni demandait à le faire. D’un côté, j’étais heureux pour mon fils, heureux de savoir qu’il avait enfin trouvé celle qui pourrait réchauffer son cœur. Pourtant, je ne pouvais pas me réjouir totalement. C’est une humaine après tout, et je ne puis m’empêcher d’avoir peur pour lui, comme pour ma famille. Et si elle apprenait notre véritable nature ? Et si, étant très maladroite, elle se coupait devant Duclan, et qu’il ne résistait pas à l’appel de son sang ? Après tout, il nous avait dit combien son odeur était alléchante, et combien il avait envie de la mordre. Il était plus fort que ça, oui, je le savais. Cependant, nous ne pouvions pas avoir une certitude totale. S’il lui faisait du mal, même sans le vouloir… Il ne le supporterait pas. Je ne voulais pas de nouveau le perdre. Je ne voulais pas perdre mes autres enfants et mon mari. Alors oui, j’avais peur. J’étais à la fois heureuse et anxieuse. Même si je ne l’avais pas vu, j’aimais quand même cette jeune femme, comme si elle était une de mes filles. Elle rendait si joyeux Declan. Sa bonne humeur nouvelle me touchait et me comblait totalement. Je voulais ce qu’il y avait de mieux pour mes proches. Quand ils allaient bien, j’allais bien à mon tour.

    Enfin bref, pour revenir au sujet initiale, j’aimais être en week-end, car je savais que le dimanche arriverait vite du coup, et qu’ainsi j’aurais à la maison toute ma famille réunie – le samedi, Alister et Nathanael travaillant - . Même si nous n’allions pas passer toute notre journée ensembles, au moins nous aurions quand même plus de temps pour parler, pour rigoler, pour nous confier les uns aux autres. Je tenais à cette réunion hebdomadaire, et chaque membre de la famille s’y tenait pour me faire plaisir. C’était un bon moment que l’on passait ensemble, et pour rien au monde je ne les supprimerais. Un peu comme nos parties de Base ball, enfin leur partie, vu que je me contentais d’arbitrer en fait. Disons que quand il s’agissait de pratiquer ce sport, la rivalité des garçons l’emportait sur eux, et souvent certains trichés, ou essayer en tout cas. J’avais du coup vite endosser le rôle d’arbitre, vu que je savais qu’ils ne me contrediraient pas, étant impartiale avec eux. Enfin, quand il y avait des conflits. Car bon, je dois avouer que je suis assez maman poule, qui gâte énormément ses enfants. Par exemple, il suffit d’ouvrir le garage et de voir le nombre de voiture qu’il y a à l’intérieur pour le comprendre. Après je sais les ‘punir’ quand il le faut, mais ils sont sages la plupart du temps, ce qui m’arrange. Je n’aime pas me fâcher avec eux. Et puis, quand cela arrive, je ne peux pas tenir très longtemps, et leur pardonne tout.

    Ils sont tout pour moi après tout, ne l’oubliez pas. Ou plutôt, ne l’oubliez jamais. Ne le sous estimez pas non plus. Je ne suis peut-être pas la meilleure des combattantes vampires, qui la plus violente. Je n’ai jamais goûté au sang humain par exemple. Mais pour ma famille, je suis prête à tout. Autant je peux être très douce, que je peux être féroce si vous la mettez en péril. Même si d’aspect, je n’en ai pas l’air, je suis assez redoutable quand l’enjeu est le bonheur de mes proches. Je ne laisserais personne leur faire du mal, ni même toucher à un seul de leurs cheveux. J’ai déjà ôté la vie à certains suceurs de sang qui la menaçait – avec leur aide – sans aucun scrupule, et je suis prête à encore le faire. Une vraie lionne comme m’a qualifié un jour Dustin, en se promettant de ne jamais me mettre autant en colère. Alala, celui là, il a toujours le mot pour rendre une situation moins ‘grave’ et drôle. Je ne pus m’empêcher de sourire en repensant à ce dernier d’ailleurs, tout en courant à travers les bois. J’avais promis à Alister de venir le voir pendant sa garde, et de ce fait, je m’étais mise en chemin de l’hôpital. Même si nous avions de très nombreuses voitures qui m’attendaient que moi pour rouler, je préférais y aller à pied. L’air frais, et le vent sur mon visage était toujours des plus agréable, et j’aimais le sentiment de liberté et de vitesse que l’on ressentait en courant.

    Quand je fus prête de la ville, je m’arrêtais pour remettre ma robe et mes cheveux en place. Il y avait quelques rayons de soleil qui pointaient leur nez, je devais donc faire attention où j’allais marcher. Si quelqu’un m’apercevais en plein soleil, ce serait une catastrophe. Le lieu de mon mari n’étant plus très loin, je marchais tranquillement dans la ville de Forsk, croisant plusieurs habitants, qui étaient sortis profiter du beau temps. Certains ne purent s’empêcher de me dévisageaient, comme d’habitude. Les Bradford était un mystère pour eux, qu’ils essayaient d’éviter également. Nous étions vus comme des excentriques, mais dans le bon sens. Ils admiraient le fait qu’Alister et moi, avions adopté autant d’enfants, avec notre jeune âge – il en a 35ans et moins 27ans officiellement - . Bien entendu, il était loin de se douter de la vérité et tant mieux. Cela ne me dérangeait pas en fait qu’ils ne me parlent guère non. Nous évitions de toute façon de nous mêler trop à eux. Un accident était vite arrivé, et seul mon mari était capable de vraiment se contrôler. Moi-même, j’avais faillis commettre l’irréparable la dernière fois… C’est d’ailleurs pour cela que mes yeux étaient d’un or vif aujourd’hui. J’avais chassé cette nuit, pour être sûr de ne pas être tenté. Je ne voulais plus que cela se reproduise et que je prenne le risque de tuer quelqu’un. Je ne supporterais pas vivre avec sa sur la conscience, en plus de la déception que pourrait éprouver ma famille quand à cet acte ignoble.

    Pourtant, alors que je passais par le parc, une odeur plus forte que les autres m’attira. Cette dernière, je la connaissais que trop bien, le bibliothèque du lycée ou je travaillais à mi temps – très bon entraînement pour résister à mes instincts primaires – en étant souvent imprégné. Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour savoir d’où cette dernière provenait. Sur un des banc, au soleil, se trouvait Alissa Brown, une étudiante plutôt brillante. J’avais entendu beaucoup de chose sur elle, beaucoup de rumeurs colportaient aussi bien par ses camarades, que par ses enseignants. Certes, ces derniers ne me parlaient qu’en cas de n’existé, mais j’ai l’ouï fine, et aucune discussion ne peut m’échapper. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai appris qu’ils se demandaient ce que je faisais ici, alors que je roulais sur l’or. Ils m’avaient toujours vu comme une femme dépensière – ce qui n’est pas faux-, qui passe ses journées à dépenser de l’argent – ça non plus, c’est pas faux – et qui n’a rien dans la caboche – ça par contre, je suis d’accord-. Je sais que beaucoup redouter ma beauté et ce que mes attraie de vampire avait comme effet sur eux. Je les fascinais autant que je les effrayais un peu. Comme un professeur de SVT avait dis : ce n’était pas humain de voir une famille avec des membres aussi beau les uns que les autres, et aussi brillants. Il a raison, ce n’est pas humain du tout… Je pus voir sans problème que la jeune femme n’allait pas dans son assiette, et poussait par mon instinct maternelle, mais aussi de prédatrice – son odeur étant exquise- je m’approchais d’elle sans le moindre bruit, tout en restant loin de la lumière du soleil. D’une voix douce, je lui demandais alors :



    - Alissa… Permets moi de m’excuser de te déranger mais, tu n’as guère l’air en forme. Ça va ? Oh, qu’elle impolie je fais. Je ne me suis guère présentée officiellement, même si tu dois sûrement connaître mon visage, au vu de mon travail au lycée. Je suis Jayden Bratford, mais tu peux m’appeler Jayden si tu le souhaites… Encore une fois, je m’excuse de t’importuner, mais tu sembles ne pas aller bien…
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Jeu 29 Jan - 0:12

J'ignorai encore la raison qui avait poussé ma mère à me passer un coup de téléphone après avoir passé une bonne dizaine d'années sans me voir. Cherchait-elle à reprendre son rôle de mère? Dans ce cas, elle se plantait complètement, cela faisait un très long moment que j'avais perdu tout espoir d'avoir une autorité maternelle dans ma vie, j'étais parfaitement bien seule avec mon père et mes amis à Forks, elle ne supportait pas de vivre dans une petite ville où tout le monde se connaissait et trouvait du réconfort dans les bras d'un homme que je n'avais pas vraiment connu dans mon enfance, certes mon père n'était pas vraiment présent dans nos vies, il passait exclusivement tout son temps avec ses amis d'enfance et son magasin, mais que voulez-vous? Il était comme ça et aujourd'hui ça n'avait pas changé, il n'était pas vraiment un modèle d'exemple parental, je ne le voyais que très peu à la maison puisque quand je me levai souvent il était parti au travail et on ne restait ensemble que lors du dîner, un moment privilégié d'ailleurs que je ne refuserai pour rien au monde, c'était l'un des rares moments durant lequel on pouvait parler de tout et de rien, quand encore, il n'y avait pas de matchs de base-ball à la télévision du salon. Mais non, pour rien au monde je pourrai me séparer de mon père, il était toute ma famille, c'était la personne que je portai au fond de mon cœur et celui à qui je ne pourrais jamais faire de mal, trop important dans ma vie, croyez-moi, j'aurai parfaitement pu l'épouser s'il n'avait pas été mon père! Malheureusement pour moi, à la fin du lycée j'allai quitter cette ville, ses habitants, mes amis certainement, Andrew j'en étais carrément sûre si jamais je ne lui disais pas une bonne fois pour tout ce que je ressentais pour lui et je quitterai mon père... je l'abandonnerai seul dans cette ville dans laquelle il avait pris l'habitude de vivre avec moi. Ainsi est faite la vie, on ne peut éternellement rester auprès de ses proches, un jour ou l'autre, il nous faut poursuivre sur notre voie et quoi qu'il arrive, si jamais - ou plutôt ce qui est sûr - j'étais acceptée à Yale ou Princeton, je n'oublierai jamais Forks et encore moins tous ceux qui me sont proches.

J'ai vraiment horreur des moments nostalgiques et visiblement en ce samedi légèrement ensoleillé, il semblerait que mon esprit ne soit pas à sourire. Assise sur le banc depuis une dizaine de minutes, les rayons du Soleil réchauffaient légèrement ma peau pâle presque blanche - petite on disait que j'avais la peau de Blanche neige, mais que vouez-vous, j'ai des mélanines qui n'ont jamais existé pour le Soleil je crois -, le pull à col roulé noir que je portais en guise de blouson et qui arrivait au niveau de mon nez ne faisait qu'augmenter l'agréable chaleur qui s'emparait de mon corps au fur et à mesure que je restai assise sur ce banc, mes jambes n'étaient pas croisées, mes converses noirs bougeaient assez rapidement ce qui montrait que visiblement j'avais l'esprit ailleurs et que j'étais dans un état de stress assez intense, en même temps, que vouliez-vous faire à ma place? Je devais annoncer à mon père que la femme qui l'avait quitté il y a plusieurs années venait de téléphoner dans l'espoir de passer du temps avec sa fille qui bien évidemment ne pourrait s'empêcher de l'écouter, en effet, si jamais elle venait à me demander de rester avec elle à plusieurs reprises et si elle faisait oeuvre de cette petite autorité dont elle avait exclusivement le secret je me verrai contrainte de faire mes valises pour aller emménager avec elle... Il y a des fois où je me mettrai sincèrement des claques, comment pouvais-je être aussi lâche et aussi en manque de confiance en moi avec des personnes comme elle? Au moindre ordre je ne pouvais m'empêcher d'accepter presque par culpabilité, j'avais beau avoir tout ici dans cette petite ville, je ne pourrais pas - et j'en suis absolument certaine - lui dire non si elle réussissait à me faire culpabiliser.
« Merde! » Murmurai-je enfin en baissant la tête fixant à présent le sol, ce que je pouvais être idiote et complètement soumise à cette femme que je ne connaissais au final que très peu, les seules choses qu'elle ai faites de bien pour moi furent seulement mon inscription au cours de piano que je suivais depuis mes 8ans et ouvrir la fenêtre de la chambre dans laquelle je dormais quand elle commençait à sentir le renfermé, depuis, je ne me souviens pas des bonnes actions qu'elle est faite pour nous, il ne doit certainement pas en y avoir.

Alors que complètement concentrée à ce que je pourrai dire à mon père pour lui avouer cet appel téléphonique déstabilisateur j'entendis une voix à mes côtés, c'est en sursautant légèrement que je tournai enfin la tête en sa direction, c'est alors qu'un sourire vint se dessiner sur mes lèvres, un sourire chaleureux, mais presque forcé à cause de l'état assez dérangé que j'affichai sur mon visage en cette belle après-midi de samedi, en revanche elle, qu'est ce qu'elle était belle et souriante, la voir me réchauffai le coeur, cette femme était tellement sympathique et à l'écoute des autres que souvent je me perdais dans son statut, elle travaillait à la bibliothèque du lycée, je devais donc en toute logique la traiter comme telle non? Mais s'en était tout autre, en sa compagnie je sentais presque qu'une partie de moi se remplissait de bonheur, elle avait l'attention qu'une mère porte à ses enfants, elle trouvait les mots pour aider les gens, non pas que je me sois mise à éclater devant elle, elle m'avait très bien aidé quand la semaine dernière je cherchai de la documentation sur la Superpuissance qu'était la Russie, rien que d'y penser je me souviens que cette étude avait été barbante!

Jayden Bratford, bien évidemment que je la connaissais, qui ne la connaissait pas dans le lycée et en ville même? C'était une Bratford, elle ne passait donc déjà pas pour une inconnue à cause de son nom de famille, comme tous les Bratford, elle avait une beauté hypnotisante à croire que c'est de famille ça! Elle était discrète et ne se mêlait pas vraiment aux autres, ça je l'avais remarqué quand en passant devant la salle des professeurs elle restait souvent dans « son coin » à parler à seulement un ou deux professeurs. Espionne? Moi? Non pas du tout!
Un tout nouveau sourire s'afficha sur mon visage quand elle m'adressa la parole, elle était tellement gentille et agréable à vivre que je ne pouvais m'empêcher de sentir cette petite chaleur drôlement agréable dans le coeur, chaleur que ma mère ne réussirait certainement jamais à avoir.

Finalement, je baissai la tête quand elle se mit à me parler, j'étais donc aussi mauvaise actrice? Je n'arrivai même pas à cacher mes sentiments ou même mon état d'esprit quand j'atteignais un certain niveau. Haussant alors vaguement des épaules je ne pus m'empêcher de me pincer légèrement les lèvres avant de finir par lui répondre tout en relevant la tête et en lui lançant un nouveau sourire plus timide cette fois.


« Vous savez, Jayden, Mme Bratford... » Même si elle m'avait autorisé à l'appeler par son prénom je ne pus m'empêcher de me reprendre, c'était si... étrange de l'appeler par son prénom, j'avais trop de respect pour elle que je ne pouvais pas ou du moins, il me faudrait un petit bout de temps avant de réussir à l'appeler exclusivement par son prénom, bref, je repris finalement après m'être rectifiée. « Disons qu'on a tous des jours avec et des jours sans, en ce moment on ne peut pas vraiment dire que je sois d'humeur joviale, c'est tout mais, ne vous inquiétez pas, je vais bien. » Mensonge, mensonge, mensonge! Je me trahissais moi-même et j'arrivai très peu à croire en mes arguments, j'étais une très mauvaise menteuse alors le faire devant une personne que je respectai tellement ça en devenait presque de la prise pour une idiote, sans lui manquer de respect bien évidemment, c'était inconsciemment.

« Vous voulez vous asseoir? » Lui demandai-je finalement dans une grande politesse, bien que je me doute qu'elle soit occupée et qu'elle est certainement autre chose à faire que de parler à une jeune lycéenne qu'elle ne connaissait finalement que très peu, je ne pus tout de même pas m'empêcher de vouloir lui proposer après tout, on ne sait jamais, elle pouvait très bien vouloir passer un peu de temps avec une personne avant de retourner à ses affaires et puis, elle devait aussi en avoir marre d'être debout à l'ombre où il faisait plus froid qu'au soleil...
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Jeu 29 Jan - 12:06

    Il était assez étrange pour moi de voir combien les gens de Forsk semblaient apprécier le soleil. Non pas que je n’aime pas ce dernier non. Mais disons que dans mon cas, il valait mieux que j’évite de m’y exposer à la vue de tous. C’était juste que ses personnes, elles avaient fais le choix de vivre dans un ville ou le taux d’humidité était des plus élevé, ou le froid était continuel, et surtout ou les rayons du soleil ne venait pas souvent. Tout cela, on le sait très bien avant d’emménager dans cette petit ville. C’est pour cette raison d’ailleurs que nous avons posé nos valises ici, et pouvoir ainsi avoir un semblant de vie normale. Pourtant, dès qu’il pleuvait, les habitants n’étaient guère contents, surtout quand quelques jours auparavant, il faisait beau. Vraiment, ils ne finiraient jamais de m’étonner. Encore, quand il s’agissait des ‘jeunes’, je comprenais parfaitement. Eux n’avaient pas choisi de vivre ici, et je savais fort bien que la plupart attendaient avec impatience d’obtenir leur diplôme pour pouvoir quitter ce lieu. Il est fou ce que l’on peut apprendre en travaillant dans un lycée, surtout quand on a une ouï aussi fine que la mienne. Il y a des choses dont on ne pouvait pas passer à côté, et cela en faisait parti. Même si je n’aimais guère les bruits de couloirs, j’y prêtais tout de même attention. Il n’y avait pas que les élèves d’ailleurs qui aimaient colporter des ragots…

    Encore une fois, mon sens développé pour entendre les choses m’étaient assez utile dès fois. Je savais déjà qui je devais éviter comme la peste, ou qui en avait un peu dans la tête. Je savais ce que mes collèges pensaient de moi, et j’agissais en conséquence. La plupart me voyaient comme une femme mystérieuse et excentrique. Certaine me jalousaient pour ma beauté et ma grâce, trouvant je cite, que j’en faisais trop. Les derniers, et les plus rares, respectaient les ‘secrets’ qui pouvaient m’entourer ainsi que les miens, nous considérant comme des habitants normaux. C’était surtout avec ses derniers que l’on pouvait me voir du coup, en train de discuter, même si cela restait occasionnel. Je ne ressentais pas en fait le besoin d’aller vers les autres, ou de m’en faire des ami(e)s. D’une part, cela ne serait jamais possible, car n’étant pas de mon espèce, je devrais constamment leur mentir et ne pourrait jamais être franche. D’autre part, j’aurais toujours peur de déraper, même si cela n’avait quasi aucune chance d’arriver – mais on ne sait jamais, et il ne faut jamais dire jamais comme je l’ai si bien appris au cours de ses derniers siècles -. Enfin, j’avais tout ce dont j’avais besoin niveau ‘sociale’ au sein de ma famille et du clan des vampires végétariens. Je ne ressentais donc aucun besoin de me lier avec d’autres personnes, même si je restais quand même assez ouverte avec les autres.

    On me saluait poliment quand je passais dans les rues, et je répondais avec un simple de signe de tête. Ni trop de familiarités, ni pas assez de politesse. Je me cantonais à mon image de jeune femme polie, qui restée tout de même en retrait. C’était le mieux pour eux comme pour moi. Je ne pouvais pas passer inaperçue – malheureusement- et j’étais sans nul doute la mère la plus connue de la ville – malheureusement également -. En même temps, aucun membre de ma famille ne le pouvait. On dégageait un charme qui avait tendance à attirer les autres vers nous, un atouts du a notre statut de suceur de sang, qui n’est là que dans le but de pouvoir nous aider à amadouer notre victime – rien que d’y penser j’en ai la nausée -. Notre odeur était attirante également, notre beauté, notre grâce, et même le son de notre voix. Nous étions les êtres les parfaits physiquement, et cela avait son lot de conséquences. On s’en serait bien passé dans notre famille pour la plupart. Nous n’avions guère besoin de cela pour vivre bien et heureux. Mais c’était ancré en nous, et quoi que nous voulions, nous n’y pouvions rien. Après cela a des avantages, je ne le nie pas. Il nous est assez simple d’obtenir ce que nous voulons rien qu’avec un simple regard séducteur et un sourire bien placé. Je soupçonnais d’ailleurs un de mes fils d’en profiter plus qu’il ne le devrait, pour obtenir différentes faveurs….

    Tous nos sens étant hyper développé, nous nous servions aussi énormément de notre odorat. Il nous guidait le plus, avec notre vue et notre ouï. C’est trois sens étaient indissociables pour nous et disons que nous ne pouvions pas nous en passer. Il m’avait d’ailleurs mené jusqu’à la jeune Alissa Brown, élève au lycée de Forsk. Je connaissais son histoire pour en avoir beaucoup entendu parler, même si je ne savais pas ce qui était vraiment vrai ou pas. Il se disait, parmi les étudiants et leurs enseignants, que la mère de cette dernière serait partie à cause de son père. Il y aurait également une histoire de relation hors mariage, et de tromperie. Elle avait laissé sa fille à peine âgée de 12ans, et n’avait plus jamais donné de nouvelle, l’abandonnant totalement. Je fus touchée par son histoire bien entendu. Je ne pouvais pas concevoir qu’une mère pouvait laisser son enfants comme si de rien n’était. C’était vraiment la chose qui me révoltait le plus dans ce monde. Quand on a en charge des enfants, on doit les faire passer avant tout autre chose, y compris nous même, si cela peut permettre leur bonheur. Pour moi, c’était ça le rôle de parents et Alister partageait mon point de vue. Nos fils et nos filles étaient ce que nous avions de plus précieux, et nous ferions toujours tout pour eux, et pour qu’il puisse s’épanouir.

    Oui, je suis un trop maternelle et protectrice avec eux, je l’avoue. Mais je suis ainsi, et je ne pourrais pas me passer du lien qui m’unit à eux. Ils sont toute ma vie avec mon mari à présent et je ne peux faire sans eux. Je ne les étouffe pas cependant, et je leur laisse leur liberté. Ils peuvent très bien quitter le cocon familial s’ils le souhaitent, même si, je ne le vous cache pas, cela me fera de la peine d’être séparé d’eux. Ainsi va la vie après tout. Je suis continuellement angoissée pour eux et rien ne pourra changer ce fait… Ils n’étaient pas les seuls par contre que j’avais envie de protéger. Quand je vois des jeunes comme Alissa, qui semblait si triste, si perdue, je ne pouvais pas m’empêcher d’essayer de les aider. Ils semblaient si fragiles, que cela me faisait une petite douleur pour eux. S’il n’avait personne pour les rendre heureux, ou personne pour se préoccuper d’eux, j’essayerais de tenir ce rôle, tout en restant tout de même à distance. Il ne fallait pas que l’on attache à moi, et inversement. Cela pourrait être trop dangereux, surtout dans ce cas là, ou la personne en question a une odeur des plus agréable pour moi.

    Je m’étais tout de même rapprochée d’elle, faisant bien attention à ne pas rentrer dans l’halo de lumière qui l’éclairait. Si jamais elle me voyait au soleil… Mes pas n’avaient fait aucun bruit. Rien d’étonnant qu’elle sursaute un peu quand ma voix vint à tinter à son oreille. C’était toujours ce qui arrivait, et j’avais pris l’habitude de constater ce fait. Je lui fis un sourire chaleureux qu’elle me rendit, un peu… Forcée ? J’en avais bien l’impression. Cela me conforta dans mon idée qu’elle n’allait pas bien, et qu’elle avait sûrement besoin de quelqu’un pour lui venir en aide. Bien entendu, je ne pouvais pas m’empêcher de tenir ce rôle. Quand je lui fis remarquer qu’elle ne semblait pas dans son assiette, elle baissa la tête, ce qui me confirma mes dires, même si elle me certifia un peu du contraire. Elle fut hésitante quand au fait de m’appeler Jayden, finissant par me prénommer ‘Mme Bratford’ et à me vouvoyer. C’était vraiment une jeune femme polie, qui malgré son état, ne semblait pas vouloir m’importuner, se préoccupant plus de moi que d’elle. Je lui fis un sourire de nouveau jusqu’à la fin de ses paroles. Quand elle eu finit, je fis un pas vers elle, restant toujours dans l’ombre de l’arbre au dessus de ma tête, pour qu’elle puisse mieux me voir.


    - Tu sais Alissa, tu peux sans problème m’appeler par mon prénom, je ne suis pas si vielle que cela tu sais, je n’ai que 27ans. [i] Je lui fis de nouveau un sourire, tandis que mes prunelles dorées vinrent regarder les siennes intensément.
    Mais je ne veux pas te mettre à l’aise, alors si tu préfères me vovoyer et m’appeler par mon nom, il n’y a de problème, même si cela est moins conviviale on va dire… De nouveau un léger sourire, puis un petit souffle de rire. Oh oui, je vois ce que tu veux dire, la vie n’est pas facile tous les jours. J’ai trois fils et 2 filles à la maison qui ne sont pas si sages que cela en fait. Mais je compte sur toi pour ne rien leur dire d’accord ? Sinon je vais avoir le droit à des crises d’adolescents en pleine croissance Bon s’exagérer un peu, je l’avoue. Quoi que, si on considère le cas Dustin, je suis dans le vrai… Pour être plus sérieuse, je vois bien tu sais que tu ne vas pas bien, et je comprends que tu ne veuilles pas m’en parler. Mais si tu le souhaites, tu le peux. Je n’ai pas d’emplois du temps à respecter à la lettre aujourd’hui, vu que l’on est samedi. Cela te dirait de te balader plutôt dans le parc ? Ca te permettra de te changer les idées comme ça


    Ma voix finit par être un peu préoccupé. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir le besoin d’aider la jeune femme, même si cette dernière n’avait pas l’air enclin à parler. Je lui avais donc proposé de se balader. D’une part, cela m’évitait de trouver une excuse pour refuser de prendre place à ses côtés, sans la vexer, et de deux, cela l’encouragera peut-être à me parler. J’avais du temps aujourd’hui devant moi. Alister ne m’en voudrait pas d’arriver un peu en retard à notre rendez-vous. D’ailleurs il pensera sûrement que je serais ‘bloquée’ à la maison avec nos enfants
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Jeu 29 Jan - 21:42

Ce qu'elle pouvait être attentionnée avec les autres, j'avoue que ça me faisait énormément plaisir, non pas que j'aime qu'on s'apitoie sur mon sort, j'en avais même horreur il faut le dire, mais, quand une personne voyait que vous n'alliez pas bien s'en était d'autant plus plaisant qu'une personne qui ne venait à vous que lorsqu'elle avait besoin d'un peu d'aide de votre part ou encore d'un conseil sur un garçon que vous ne pouviez même pas donner... je suis assez bien placée pour le dire puisque ma connaissance en garçon frôlait ou même égalait le zéro, alors impossible pour moi de vous aider à savoir si quand le jeune homme de votre coeur vous regarde cela veut dire qu'il vous veut ou non et de toute façon, personne ne venait réellement me demander ce genre de conseil, il s'agissait plus de cours ou encore de sortie à la forêt, à la Push ou autre, mais jamais rien concernant les jeunes hommes de Forks, enfin, si, peut-être bien, une personne, Enéa, nous n'avions pas eu de grandes conversations concernant les garçons puisqu'elle était comme moi à ce niveau-là mais, les peu de fois où nous en avions parlé c'était au sujet de Declan Bratford, le fils de cette si gentille femme qui me faisait face, certes je dois avouer qu'il était vraiment beau, sa beauté était digne de sa famille et son air tourmenté ne me laissai pas insensible à son charme mais inutile de penser que j'en étais amoureuse, il n'y en avait qu'un dans mon coeur et il répondait au nom d'Andrew Davis, chose que Declan semblait avoir très bien compris, je n'étais donc pas si discrète que ça? Bref, je ne suis pas pour parler d'Andrew, mais de ma conversation avec Enéa, nous ne parlions pas souvent des garçons étant préoccupés à autre chose et surtout, je ne cherchai pas à lui prendre la tête alors que tout le lycée le faisait déjà, mais nous avions déjà parlé de Declan, une seule fois et nous étions arrivées au fait qu'il était le seul des Bratford à ne pas être en couple et surtout que toutes les filles lui tournaient autour. C'est dingue comment ce genre d'homme peut en attirer plus d'une, toutes les lycéennes étaient presque à ses pieds, il n'avait qu'à en regarder une pour qu'elle tombe éperdument amoureuse de lui... ah l'amour, quand tu nous tiens!

L'attention que portait Jayden Bratford à mon égard me faisait presque me sentir en compagnie de ma mère quand encore elle vivait à la maison, c'est-à-dire, 6ans en arrière, je me souviens tout de même des bons moments passés avec elle, quand j'étais petite, sa façon presque énervante de me protéger de tout, le paquet de rose qu'elle m'avait mis sur les joues le jour d'Halloween quand j'étais partie faire les maisons pour prendre les bonbons, elle avait voulu me déguiser en princesse et au final je m'étais retrouvée comme un gros chamalow, mais au moins, j'avais pour la première fois de ma vie affichée de belles couleurs sur mon visage, ça changeait du teint trop pâle que j'affichai constamment tout au long de l'année... ah non, les autres couleurs que je prenais étaient d'un rouge écrevisse quand je prenais des coups de soleil qui ne se transformaient malheureusement pas en un bronzage, aussitôt attrapés, ils restaient deux jours puis disparaissaient me laissant redevenir blanche, quelle horreur, jamais je ne prendrai le risque d'aller à la mer sous peine d'être trop honteuse en me mettant en maillot de bain devant toutes les femmes bronzées superbement bien et presque artificiellement. Je passerai bien vite pour un bonhomme de neige ou un cachet d'aspirine face à une fille digne d'apparaître dans les magasines masculins comme Playboy.

Un sourire gêné s'afficha sur mes lèvres quand elle me reprit une nouvelle fois sur son nom, certes la vouvoyer était beaucoup moins conviviale mais, pour dire vrai, il m'était énormément difficile de passer d'un vouvoiement presque naturel à un tutoiement, surtout qu'elle n'était pas vieille du tout, loin de là, elle n'avait même pas dépassé la trentaine et n'y était pas encore, alors pourquoi le traiter comme une femme d'une quarantaine d'années? Je ne pus m'empêcher de lâcher un rire à peine audible par une personne « normale » - enfin, tout le monde est normal ici non? - qui tenait plus d'un rire nerveux que d'un rire assez volontaire. J'hochai finalement la tête avant qu'elle ne reprenne la conversation.
Je ne pu m'empêcher de lâcher par la suite un rire véritable qui venait droit de mon plus profond, Jayden semblait bien comprendre les jours sans et surtout d'après ce qu'elle me disait à propos de ses enfants, tiens, je regarderai Declan d'une toute autre façon, moi qui pensai qu'il était du genre calme je venais de comprendre que lui aussi avait des crises dites d'adolescences, je ne pus m'empêcher de sourire à nouveau tout en lui faisant une légère moue dans laquelle on pouvait parfaitement lire que je tiendrai tout ce qu'elle venait de me dire secret, aussi muette qu'une tombe ou qu'une carpe, c'est souvent pour ça que les autres venaient me parler, sous prétexte que je ne répétai jamais rien à personne, les autres se sentaient presque indéniablement obligés de venir me parler de leurs soucis, comme si je n'en avais pas déjà, en même temps, ils n'étaient pas censés savoir que j'avais des soucis puisque je ne leur en parlai jamais.

Jayden m'invita finalement à me joindre à elle lors de sa marche, bon et bien finit le soleil et retour à la marche. Non pas que je ne voulais pas aller avec elle loin de là mais, je me voyais plus profiter encore un peu du Soleil l'espace de dix petites minutes plutôt que de marcher durant ce même temps dans l'ombre mais bon, peut-être que marcher me ferai du bien et je pourrai peut-être lui parler sans avoir à tortiller mes mains dans tous les sens ou avoir à bouger mes pieds nerveusement. J'acceptai finalement sa demande dans un hochement de tête, après tout, elle avait peut-être raison, marcher m'aiderait certainement à me changer les idées plutôt qu'à rester assise ici à me tourmenter la tête durant de longues minutes.
Je me levai alors du banc puis nous commençâmes à marcher dans le parc tout en suivant le sentir en terre. C'était vraiment agréable et généreux de sa part que de passer un peu de temps avec moi, après tout, comme beaucoup de monde elle aurait très bien pu me laisser là et poursuivre son chemin, c'est ce qu'aurait fait la presque totalité des habitants de Forks, mais visiblement, chez les Bratford, c'était plus l'inverse, bien que toujours en retrait des autres, ils n'hésitaient pas à sacrifier un peu de leurs temps pour venir nous aider ou nous épauler, cette famille nous épatera toujours décidément!

Un léger silence s’installa entre nous, silence qui se voulait assez pesant, je sentais au fond de moi que j’avais besoin de parler, que je devais lui parler, j’ignore encore cette sensation mais, en sa compagnie, je me sentais tellement bien, comme avec une mère que je ne pouvais m’empêcher de vouloir lui confier toutes mes peines. Ma tête était baissée et mes yeux rivaient mes chaussures afin que je ne vienne pas à trébucher, je me connaissais assez pour savoir que je pouvais tomber dans l’instant qui suivait,… maladresse, quand tu nous tiens!


« Je devais aller à Port Angeles ce week-end avec mon père mais, ce matin je suis allée lui dire que je ne pouvais pas y aller sous prétexte que j'avais encore plein de devoirs à faire... » Ca y est, après quelques petites minutes de silence je le brisai, je commençai même à me confier, même si je n'allai pas droit au but, je me contentai de lui dire ce qui me perturbai d'un côté. Je n'étais pas encore prête à lui dévoiler toute ma vie et elle le comprendrait certainement mais, se vider un peu faisait toujours du bien. « ...Ce n'est pas vraiment mon genre de mentir et encore moins à mon père mais, je devais me retrouver un peu seule pour réfléchir, il part donc tout seul durant le week-end. » J'haussai vaguement mes épaules avant de faire une légère moue, mes lèvres pincées sur le côté montraient parfaitement que ça me perturbait assez de lui avoir indirectement menti. Je tournai mon regard en direction de Jayden avant de lui lancer un sourire. « Je pense que vos,... tes enfants ont du déjà dire quelque chose comme ça? » Lâchai-je finalement dans un léger ton plaisantin assez chaleureux, je ne voudrais pas lui être impolie ou désagréable mais, elle devait certainement avoir déjà connu ce genre de situation avec ses enfants, du moins, j'espère qu'elle pouvait me comprendre. Je décidai enfin de ne pas aller plus loin préférant attendre une réponse de sa part, mon regard ne se détacha pas de ses yeux de couleur or, c'est étrange comment dans sa famille, tous avaient les yeux de cette couleur, ou d'une autre, il ne m'avait pas échappé que les yeux de Declan avaient changé une fois de couleur ce qui ne m'avait pas vraiment choqué mais, je restai tout de même assez intriguée par ce changement de couleur, enfin, tout le monde à les yeux qui changent suivant le temps nan?
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Dim 1 Fév - 20:20




    Alissa n’était pas une jeune femme comme les autres. Non pas qu’elle soit différente vraiment des autres humaines comme on peut l’entendre, mais disons qu’elle était unique. Oui, c’est le mot que je cherchais. Il dégageait d’elle une odeur vraiment agréable et quelques alléchante. Une partie de moi avait envie d’enfoncer mes canines dans la chaire, et de goûter – pour la première fois – à son sang. C’était bizarre comme sensation. Car au delà de cet instinct primaire, j’en avais un autre qui me poussait à vouloir la protéger, comme si elle était mon propre enfant. Mon instinct maternel dès plus développé me poussait à aider cette jeune femme, a essayé de lui rendre un sourire sur son visage, et d’apaiser sa peine. Son histoire m’avait touché, beaucoup plus de d’autre, dans le sens où elle avait ‘perdu’ sa mère, par choix de cette dernière. Je trouvais cela vraiment intolérable et horrible de prier son propre enfant de nous même, d’amour qu’on pouvait lui apporter. C’était simple dans mon esprit : cela était inconcevable qu’une mère digne de ce nom fasse ça délibérément, y pense même d’ailleurs. Il n’y avait rien de pire au monde à mes yeux que d’oser agir ainsi. Comment pouvait-on abandonner sa chaire et son sang ? Je n’avais aucun lien de parenté au vrai sens du terme avec les membres de ma famille. Pourtant, ils sont ce qu’il y a de plus important dans ma vie, et jamais je ne pourrais leur faire du mal ainsi. Je serais toujours là, tant qu’ils en éprouveront le besoin, et me tiendrais à distance si tel est leur désir. Ils passaient avant tout, avant mon propre bonheur. Alors même si je ne les avais pas mis au monde, je les considérais tout de même comme mes propres fils et filles, et je serais pour toujours leur mère, tant qu’ils le voudrons. C’était aussi simple que cela. J’avais de la chance oui, beaucoup de chance d’avoir une telle famille. Alister m’avait offert l’amour, et tout ce dont je pouvais rêver. Je me rendrais tous les jours un peu plus compte que j’avais été chanceuse. Sans lui, sans eux d’ailleurs, je n’aurais jamais pu vivre une vie aussi belle. Je m’étais trouvée en eux, et je n’étais plus l’ombre de moi-même, comme lors de ma première existence. A mes yeux, ma vie avait commencé le jour ou mon mari m’avait trouvé, et m’avait fais son égal. Tout ce qui s’était passé avant n’était que de vague souvenirs, comme ceux que l’on peut avoir quand on se réveille après un cauchemar.

    C’est sans aucun doute pour cela que je suis assez sévère avec les parents qui ne faisaient pas tout pour leurs enfants. Nous gâtions énormément les notre oui, mais ils avaient quand même des valeurs et respecter les règles que nous leur imposions. Nous leur donnions le meilleur de nous même, et ils en faisaient de même. Ce n’était pas parce qu’on étions assez libre avec eux que nous ne savions pas être strict quand il le fallait, oh non, loin de là. Ils savaient d’ailleurs tous qu’aussi douce et aimante que je suis avec eux, je peux ‘sortir les crocs’ s’ils ne font pas ce que je leur dis, ou n’écoute pas. Heureusement, cela n’était arrivé qu’une seule fois. Je n’aime pas être en colère contre eux, mais quand il le faut, il le faut. C’était important pour le bien de la famille qu’Alister et moi soyons à la fois l’image de l’amour, mais également l’image de l’autorité. Nous sommes les parents après tout, et même s’ils ont tous plus de 100ans, ce fait ne changera pas. S’ils avaient un problème avec, la porte était grande ouverte, et nous ne les retiendrons pas, même si cela nous briserait un peu le cœur de ne plus les avoir à nos côtés. Oui, une vie sans mes enfants, n’est pas une vie pour moi, et jamais je ne la choisirais. La mère d’Alissa avait fait ce choix là, et j’étais révoltée contre cette dernière. Elle ne voyait pas sa fille grandir, lui causait des soucies et de la tristesse. Rien ne pouvait excuser un tel comportement égoïste. Elle se faisait passer avant sa propre fille. Je me sentais proche du coup de la jeune femme, car moi aussi, il fut un temps ou j’avais connu pareille indifférence. Tout en elle montrait combien elle manquait de la présence d’une mère, et défaut qu’elle puisse avoir la sienne, j’essayerais de l’aider du mieux que je pouvais, m’arrangeant pour ne mettre aucune de nous deux en danger. Je fus contente de voir un sourire s’affichait sur son visage, même si ce dernier était un peu crispé. C’était un bon début je trouvais, et un début encourageant. Je ne pouvais pas la laisser en un pareil moment, alors si elle n’arrivait pas à se confier à moi, - ce qui était un peu compréhensif, vu que je suis une inconnue dans sa vie – je lui ferais changer les idées, et remettre un peu de gaîté dans sa vie. A cet instant, je réalisais que c’était comme une ‘mission’ pour moi, un but à atteindre. Ce n’était pas certes une chose qui allait être si facile que ça à faire, mais je voulais qu’elle puisse compter sur moi et lui montrer que j’étais là pour elle si elle en avait besoin.

    J’étais contente de constater que je semblais lui redonne un peu le sourire dans cette triste journée qui avait l’air d’avoir commencé pour elle. Elle se mit à rire sincèrement à mes dires concernant mes enfants. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que cela arrivait à leur oreille par le biais de la jeune femme et de Declan. Il serait très étonnant qu’elle ne pense pas à mes paroles à chaque fois qu’elle croiserait le chemin de l’un deux, et du coup, que mon fils télépathe ne capte pas ses pensées. Cela ne me dérangeait en rien, puisque de toute façon, ils le savaient déjà. Au contraire, j’aimerais bien être là pour voir leur tête quand ils sauront que j’ai ‘osé’ dire de telle chose sur eux. Mais bon ils comprendraient que je l’ai fais, et puis, ce n’était pas comme si c’était un mensonge. Je suis rassurée quand elle accepta ma proposition de se balader plutôt que de rester sur le banc au soleil. J’aurais du la laisser sinon toute seule, pour que le fait que je ne veuille pas m’exposer au lueur ne paraisse pas suspect à ses yeux. Venant à mes côtés, nous commençâmes à marcher doucement, tout en suivant le petit sentier de terre. Mes pas ne faisaient aucun bruit comme à leur habitude, tandis que je pouvais percevoir aisément chaque mouvement de l’étudiante, sans pour autant avoir besoin de la regarder. Cela était utile d’être une vampire dans la plupart des cas. Un silence s’installa entre nous, et je ne fis rien pour le disparaître. Avec l’expérience que j’avais dans les ‘jeunes’, je savais qu’elle le ferais à un moment ou à un autre, quand elle en ressentirait le besoin. Cela ne me dérangeait pas du tout, car il n’était pas totalement complet pour moi comme il pouvait l’être pour elle. Je pouvais entendre chacune des conversations des personnes autour de nous, chaque bruissement de feuille, chaque chant d’oiseau, chaque passage de voiture sur la route derrière nous, chaque respiration d’animaux qui nous entourait. Ca avait le don en fait de ne rendre sereine.

    Au bout de quelques minutes qui durent lui paraître très longue, Alissa finit pas m’ouvrir un peu son cœur, et ce qui pesait sur ce dernier. Mon regard se tourna naturellement vers le sien et les pas se ralentirent un peu plus. Je n’avais pas peur de me casser la figure ou autre en marchant un peu plus vite non. Cela n’arrivait jamais d’ailleurs. Cependant, c’était une humaine avec qui je parlais et elle n’avait donc pas la même grâce que je possédais. D’ailleurs, elle était un peu maladroite sur les bords à ce que j’avais pu contraster d’elle au lycée. Elle m’avoua à deux mots que quelque chose c’était passé ce matin même, quelque chose qui l’avait bouleversé, au point de mentir à son père. Cela devait être assez important pour qu’elle renonce à passer le week-end à Port Angeles avec le seul parent digne de ce nom qui lui restait. Et surtout pour ne pas lui avoir dis la vérité. C’était une jeune femme avec droite et bien élevée, du coup, c’était encore plus étonnant de sa part à elle de faire ça. Elle avait eu besoin de se retrouver seule pour réfléchir, et une nouvelle fois cela me mit la puce à l’oreille. Je connaissais que trop bien à présent les enfants pour savoir comment ils pouvaient réagir et agir même. Son visage se ferma un peu, et je la sentis un peu tendu. Les battements de son cœur s’emballèrent un peu, puis elle tourna son regard vers le mien. J’y vis une grande tristesse, et une culpabilité de n’avoir pas dit vraiment les choses à son père. La voir ainsi me fit de nouveau un pincement au cœur pour elle. Elle semblait si mal et finis par me demander si cela était déjà arrivé à mes enfants de le faire également. Je posais ma main sur son épaule, pour l’arrêter, avant de lui dire :



    - Ne t’en fais pas pour ton père, il ne t’en voudra pas… Cela se voit qu’il est attentionné envers toi et a bien dû comprendre le pourquoi de ton refus de passer le week-end avec toi. Tu sais, quand on est parent, on arrive souvent à déceler ce qu’on sur le cœur nos enfants, et si besoin nous savons nous effacer, tant qu’ils en ressentent le besoin. En tout cas, c’est comme cela que fonctionnent ma famille et la tienne à ce que j’ai pu constater… Après, avec mon mari Alister, nous… Comment te dire cela… Nous avons instauré une franchise à toute épreuve au sein de notre famille. Même si nous ne sommes pas les parents biologiques de Declan, de Alayna, de Dustin, de Vesper, et de Nathanael, nous nous considérons comme tel, car nous sommes assez liés et proche on va dire. Aucun secret n’est de mise chez nous… Je sais que cela peut paraître un peu étrange et étonnant au premier abord, mais nous avons toujours fonctionnés ainsi. C’est d’ailleurs pourquoi on parait si proches les uns des autres. Nous le sommes vraiment en réalité. Mais ce n’est pas la question pour l’instant…


    Ma main était retombée contre mon corps, et m’étais remise à marcher, après lui avoir faire un sourire sincère. J’avais dis tout cela sur un ton calme, qui se voulait apaisant, et réconfortant. Cela était bizarre pour moi d’expliquer le fonctionnement de mon clan, à une personne qui n’était pas de mon espèce. Je ne pouvais pas tout dire à Alissa, comme par exemple le fait que deux des miens aient des dons rendait impératif la franchise de chacun. Egalement notre statut vampirique impliquait une totale confiance envers les membres de notre famille. Il faisait vraiment partie intégrante de notre quotidien, et si nous n’étions pas les pires de prédateurs qu’ils soient, nous ne serions pas aussi unis que nous le sommes. Tout ça bien entendu, je ne pouvais pas en parler à la jeune femme. Et puis, comme je lui avais dis, cela n’était pas vraiment la question de cette discussion… Histoire de paraître un peu plus humaine, je me mis à regarder quelques instant devant moi, avant de retourner de nouveau mes prunelles dorées fascinantes vers la jeune femme. Je repris alors la parole dans un murmure, ne quittant pas une seule fois son regard, comme pour guetter, comme pour deviner une réaction de sa part :


    - Je pense plutôt que la véritable question est de savoir ce qui t’a poussé à agir ainsi avec ton père… Il est arrivé quelque chose d’inhabituel ce matin je me trompe ? N’hésite pas à m’arrêter, ou à ne pas me répondre si tu le souhaites. Tu n’es en aucun cas obligé de le faire sache le… Cela à un rapport avec ta mère j’imagine…
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MessageSujet: Re: La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]   Dim 8 Fév - 0:21

Au moment où sa main vint toucher mon épaule je ne pus m'empêcher de ressentir un frisson, assez étrange, j'en ignorai l'origine, une chaleur s'empara même de mon coeur, la même chaleur que je ressentais quand mon père me prenait dans ses bras quand je n'allais pas bien, comme-ce jour où, souffrant de la gastro il m'avait pris dans ses bras en me disant que la douleur allait partir, je n'avais à l'époque que 7ans alors comprenez que je l'ai cru mais, ce qui est encore plus amusant c'est le fait que je me sois sentis immédiatement bien dans ses bras, comme-ci la douleur de mon ventre s'était effectivement volatilisée quand il me tendis ses bras.
Je tournai la tête en direction de sa main avant de finir par lâcher un simple sourire de coin puis, nous nous étions arrêtés dans vraiment l'avoir remarqué, je lui faisais presque face, mais je n'osais à vrai dire pas la regarder dans les yeux de peur de fondre en larmes, et si il y a bien une chose que je ne ferais jamais c'était bien de pleurer devant une personne, que je la connaisse ou non. Même Enéa ne m'avait jamais vu pleurer c'est pour dire. Mon regarde fuyait le sien alors que mes oreilles étaient toutes ouïe durant le temps où elle se mit à parler.

Quand elle se mit à parler de sa famille, je ne pus m'empêcher de sourire et d'affronter pour la première fois son regard perçant avec ses yeux d'une couleur or intense. J'avais longuement entendu de l'adoption des enfants Bratford, aucuns n'étaient « vraiment » de Jayden ou Alister, d'après les rumeurs de couloir - auxquels je ne prêtai pas attention - Jayden ou Alister ne pouvaient faire d'enfants et le pourcentage se tournait plus en direction de Jayden, enfin, je ne préférai pas y faire attention après tout, chaque personne à son jardin secret qu'il faut préserver et je me refusai de faire partie des personnes qui justement essayaient de rendre public ce genre de jardin, moi-même victime de ce genre de ragots de par le départ de ma mère, je comprenais parfaitement le malaise des rumeurs et des regards curieux qui se posaient sur vous quand vous entrez dans une pièce. Enfin, là n'était pas la question, Jayden et Alister avaient adopté leurs enfants et je trouvai ce geste tellement beau, l'adoption était certainement l'une des plus belles choses qu'il nous ait été donné d'avoir, en effet, quand une femme ne pouvait concevoir, elle pouvait se tourner vers l'adoption dans l'espoir de pouvoir vivre avec un enfant et lui rendre une vie meilleure. J'ignore encore les conditions de vie de Declan, Dustin, Vesper, Nathanael et Alayna mais, je voyais parfaitement à travers le regard de Declan - le seul de la famille avec qui j'avais lié une amitié - qu'il était heureux dans sa famille et surtout quand il en parlait, nous n'avions pas vraiment eu l'occasion de parler de ça, d'ailleurs nous ne parlions pas souvent ou plutôt, il ne parlait pas souvent de lui préférant dire ce que je pensais intérieur - étrange!- mais, les rares fois où il avait mentionné le prénom de ses parents ou d'un des membres de sa famille une certaine petite lueur était dans son regard et je comprenais alors combien il aimait sa famille. C'était à vrai dire mon cas aussi avec mon père, il comptait tellement pour moi!

Enfin, nous nous remîmes à marcher, la tête basse, je remarquai pour la première fois que ses pas ne faisaient aucuns bruits, bon, cette remarque ne fit qu'entrer et ressortir de mon esprit mais, cela vint tout de même titiller ma curiosité aussi petite soit-elle. Un nouveau silence s'installa entre nous, je sentais mon coeur battre à une vitesse plus que non raisonnable, mes mains dans mes poches, je grattai nerveusement mes ongles contre le tissu de mon jean. Non pas que le silence me dérange mais, Jayden avait cette force de conviction qui m'avait réconforté, ses paroles m'avaient en quelques sortes apaisé, j'aurai tellement aimé la croire sur le fait que mon père comprenne, mais, je l'avais bien vu quand je sortis du magasin la petite pointe de déception qui s'était affichée sur son visage. Lui qui voulait passer du temps avec moi, en plus un week-end entier y avait cru jusqu'à la fin de la semaine, jusqu'au moment où, tel un boulet de canon je lui avais annoncé que je n'irai pas avec lui à Port Angeles. Depuis le départ de ma mère je n'avais jamais quitté la maison durant deux jours et je me réjouissais de pouvoir le faire en compagnie de mon père ce week-end, il fallut malheureusement qu'elle téléphone pour me demander d'aller la voir. Un coup de téléphone et mes deux jours de repos se trouvèrent anéanti. Je lui en voulais tellement de nous faire subir ce genre de choses, comment pouvais-je hésiter à aller la voir après tout ce qu'elle nous avait fait? Étais-je si faible que ça? Si impuissante face à sa voix? Cela voulait-il dire qu'elle pouvait tous me demander sans que jamais je ne rechigne? Je pris une profonde inspiration avant d'entendre de nouveau le son de la voix de Jayden.

Relevant la tête, elle capta mon regard de ses yeux or, je ne lâchai pas, je sentais son regard posé sur moi, mon coeur battait toujours aussi fortement et étrangement, j'appréhendai ce qu'elle me disait, je n'étais pas du genre à parler de moi durant de longues heures, généralement, quand une chose n'allait pas, j'allais plutôt penser seule ou pleurer dans un endroit où j'étais sûre que personne ne viendrait me déranger, mais là, en compagnie de Jayden, mon coeur s'ouvrait, mes peines, j'arrivai pour la première fois à les lâcher devant une personne. Elle représentait le lien maternel que tous enfants rêvaient d'avoir, les enfants Bratford avaient de la chance de l'avoir et je pense qu'ils le savaient parfaitement, jamais je ne les avais entendus dire des méchancetés sur leurs parents, ils avaient tellement de respect pour eux qu'à côté j'avais l'impression d'être une véritable brute avec mon père - et encore j'étais loin de faire partie de ses enfants qui ne peuvent s'empêcher d'insulter leurs parents en face ou dans le dos -.


« Je crois que j'ai paniqué, je ne sais pas si je dois accepter ou non sa proposition. Cela va faire 6ans que je ne l'ai pas revu et elle arrive à me faire presque culpabiliser de ne pas avoir fait ce que j'étais normalement censée faire pour garder contact. » Sans répondre directement à sa question, j'affirmai tout de même que mon problème était ma mère. Je me tus l'espace d'un instant, regardant droit devant moi je pris une profonde inspiration essayant tant bien que mal de conserver mes larmes à l'intérieur de mon corps, non, je ne le lâcherai pas, je ne montrerai pas que j'étais faible face à ma mère que je ne considérai finalement pas comme telle.
Après quelques secondes sans regarder Jayden, je pris de nouveau mon courage à deux mains et tournai le visage en sa direction avant de reprendre.
« Il y a des jours où j'envis vraiment Declan d'avoir une famille comme la sienne, vous êtes tous si liés les uns aux autres, vous représentez vraiment la famille que nous aimerions tous avoir et je dois vous avouer que j'admire le fait que vous ayez vous et votre mari adopté vos enfants. » Finis-je enfin par dire tout en reprenant un vouvoiement, j'essayai en quelques sortes et de manière indirecte de détourner la conversation, bien que réalisant que parler à Jayden était chose facile, je ne voulais pas m'étaler trop longtemps sur un sujet qui risquerait de me faire pleurer d'une minute à l'autre.


[HJ: Je suis désolée du temps que j’ai mit pour répondre et désolée pour la médiocrité de ce post, je me rattraperai au prochain promis!
Et la chanson est superbe! J‘ai pas arrêté de l‘écouter en écrivant ce post -médiocre désolée encore une fois-]
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La vie est un défi, pas une tragédie [R. Jayden Bratford]
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