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 Quelle senteur... [PV]

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Ryan Dickens
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MessageSujet: Quelle senteur... [PV]   Ven 23 Jan - 2:26

    Aujourd'hui était un jour spécial. Oui, aujourd'hui, je risquais ma vie, et je m'amenais véritablement dans la gueule du loup. J'aimais me mettre sur le fil du rasoir, vivre perpétuellement dans le danger. Cette habitude remontait à loin mais au fur et à mesure que le temps passait, je devais bien avouer que mes plans et même mes actes étaient en général plutôt inconscients d'apparence. Je ne chassais que les bestioles les plus dangereuses. Quand il s'agissait d'humains, j'essayais d'équilibrer un minimum la partie, en m'attaquant en même temps à un grand nombre d'entre eux, de préférence armés. De dépit et d'ennui, j'avais même été jusqu'à créer, il y a une cinquantaine d'années, une dizaine de jeunes nouveaux nés, dans l'espoir d'annexer des territoires, et surtout, d'entamer un bras de fer avec le clan de Pennsylvanie. Bon, tout ne s'était pas déroulé exactement comme prévu, mais dans le cas présent, peu m'importait, car tout ça pour dire que j'aimais le danger, je le cultivais. Et ce, pour des raisons qui pourraient sembler folle.


    En premier lieu, je ne craignais pas la mort. Elle avait faillit me frapper à de si nombreuses reprises, déjà quand j'étais humain, que mon instinct de préservation s'était trouvé grandement affecté par la curiosité de plus en plus importante que j'éprouvais envers la mort, cette chose si lointaine et si proche à la fois, qui menaçait sans arrêt de prendre n'importe lequel d'entre nous. En cent vingt sept ans d'existence, j'avais eu le temps de lire, de voir et d'apprendre énormément de choses. Le seul sujet sur lequel j'étais incapable de discourir plus de quelques instants, c'était bien la mort. Je savais l'infliger, d'un nombre incroyable de façons... Je savais également pourquoi elle venait et quand elle viendrait pour mes victimes, mais je ne savais rien de ce qui se passe pour l'agonisant au moment où il meurt, et ce qu'il se passe après. Je me bornais à croire que c'était comme éteindre une lampe, et c'était la seule chose qui me poussait à continuer cette vie de nomade que je n'avais pas souhaité au début... Ça, et … Le sang.


    Oui, le sang me guidait désormais. Entre ça, mon inconscience et ma manie de chercher le danger, on aurait pu dire que j'étais un individu aux goûts simples: désir, violence et mort. D'ailleurs, à ce propos, cela faisait quelques jours que j'avais pris mon dernier repas, et je sentis la soif, amère et enivrante, me vriller les neurones. Ce n'était pas le moment, et je refoulais cette sensation. Depuis le temps que j'étais dans cet état, j'avais depuis longtemps appris à me contrôler. Je savais résister un long moment aux meilleures senteurs, aux plus grandes tentations, ainsi qu'aux soifs les plus fortes. La preuve en était que j'avais à peine cinquante ans quand j'avais su engendrer mes premiers nouveaux nés, contrôlant ma soif au possible. Aujourd'hui ne ferait pas exception, ce que je m'apprétais à faire ne supporterait de toutes façons aucune erreur, donc je savais ce qu'il me restait à faire. Attendre et voir. Parler et étudier.


    Car aujourd'hui, je m'apprêtais ni plus ni moins à aller toquer à la porte du « maillon faible » et de m'attirer les foudres de tout un clan de vampires... Selon mes informations, ils étaient au moins sept vampires, et j'étais seul en ville... Pourquoi faisais je cela? Parce que l'étude de mes ennemis occupait une grande place dans mes parties de chasse, et que cela m'amusait tout simplement. Et puis, d'après le peu que j'en savais, cette humaine m'avait intriguée. Elle était apparemment la source d'une attirance peu commune pour un des jeunes vampires du clan. Et il ne l'avait toujours pas saignée, il lui avait même apparemment voué un amour immortel. Je ne connaissais pas l'actualité de leur couple, mais je savais que si j'avais besoin de renseignements sur le clan de vampires, toquer à la porte de cette Enea Warrens me semblait être une excellente idée. Il fallait qu'elle satisfasse ma curiosité. Après tout, j'avais deux bons milliers de questions à lui poser. Je voulais la comprendre. Je voulais comprendre ces vampires. La chasse n'en serait que plus intéressante...


    Arrivant en ville au volant de ma Ford Mondeo St 220, je savais déjà où me diriger. Au moment de nous briefer sur notre traque, j'avais bien entendu coupé Caithlyn afin qu'elle me dise immédiatement où se trouvaient les cibles, leur apparence, leur odeur et leur nom. Ainsi, j'avais découvert que le clan de vampires était composé d'un couple de parents adoptifs, puis de deux couples et enfin d'un solitaire. Enfin, pas si solitaire que cela puisqu'apparemment il formait ce couple étrange avec l'humaine avec qui je m'apprêtais à palabrer quelques temps. Ils savaient tous se battre et seraient un gros morceaux, d'autant qu'ils étaient plus nombreux. De plus, Caithlyn avait saisit une drôle d'odeur dans des bois alentours, une odeur qu'elle ne digérait pas mais qu'elle n'identifiait pas non plus. Y aurait il un troisième clan dans les parages?


    Toutes les données que j'avais en main m'instillaient la prudence. Et pourtant, j'en étais parfaitement incapable. J'étais poussé par ma simple envie d'en savoir plus, sur mon professionnalisme étrange de tueur. Si je me faisais aborder par un ou plusieurs de ces vampires, je n'avais qu'à leur dire la vérité, et leur montrer par là même que je n'étais pas un de ces nouveaux nés qui tue tout et détruite tout sur son passage. Non, j'étais tout de même quelqu'un de raffiné... Tout au moins était ce ainsi que je me considérais après tout! Etais je un fou furieux qui faisait fi de toute stratégie? Non, j'étais un artiste, que dis je, un esthète de la mort. Je ne l'infligeais pas, je l'accordais. Et encore, ce serait loin de la réalité... Mais coupant court à toutes mes pensées, je remarquais que j'arrivais dans la rue où habitait la jeune femme. Je savais qu'à cette heure ci elle serait seule, j'avais pris mes dispositions. Un étrange appel à la rescousse pour la police de Forks allait tenir le frère pendant trois ou quatre heures, ce qui me laissait largement le temps!


    Le décor n'était il pas planté pour un petit tête à tête? Merveilleux! Lentement, je garais ma voiture dans l'allée, conscient du fait qu'elle serait bien visible au cas où le petit vampire rappliquerait... Je sortis lestement de ma Ford, avec une célérité naturelle. J'étais habillé d'une chemise blanche, d'une veste noire et d'un pantalon noir, avec des lunettes de soleil... J'étouffais un sourire en m'approchant de la porte, m'apprêtant à toquer, comme se devait toute personne bien élevée. Je toquais, lentement, doucement pour ne pas détruire la porte. Le sourire que je peinais à contenir vint bientôt se peindre sur mes traits tandis que personne ne répondait. Etait elle absente? Allais je devoir jouer à cache cache? Voilà une perspective des plus excitantes... Mais en poussant la poignée, je sentis un déclic, signe qu'elle n'était pas verrouillée. Les gens du coin étaient trop confiants, ils se croyaient sans doute invulnérables dans une si petite ville et dans la maison même du chef de la police... Poussant la porte, j'entrais sans un bruit, restant tout à fait innocent.


    Je la sentais, cette odeur. Elle m'enivrait littéralement. Ce n'était pas une simple proie. Ce ne serait pas non plus celle des légendes, la plus forte attirance que l'on puisse ressentir, nous autres vampires, mais je me délectais de cette odeur, que je humais un instant en une longue bouffée d'oxygène... Qui ne me servait guère à grand chose, mais quand même, c'était quelque chose... Ne pas en faire son casse croûte devait en coûter terriblement à ce Declan... Et cette présence en haut. Elle m'avait entendue, et elle descendait pour voir. Je la sentais sûre d'elle dans la cadence de ses pas, elle devait croire qu'il s'agissait du vampire ou de son père et son frère. Un sourire gêné s'étala sur mon visage, avec une pointe de charme, tandis qu'elle apparaissait au coin de l'escalier. Je pries alors une moue gênée et charmeuse, et mes paroles se firent hésitantes...



    - Oh, je suis vraiment désolé, mademoiselle Warrens, j'ai toqué, mais... Personne ne m'a ouvert. Et j'ai... Enfin, la porte était ouverte et... Je me présente, Ryan Dickens, enchanté de vous connaître... Enfin. dis je, avante de reprendre, prenant maintenant une voix bien plus sûre, mais gardant le même air sur le visage. Vous et moi avons beaucoup de choses à nous dire... Declan est absent?
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MessageSujet: Re: Quelle senteur... [PV]   Sam 24 Jan - 7:12

    Il était indéniable de contester le fait que ma vie était sur le point de changer, et ce, de manière définitive. J’étais pourtant loin de m’en plaindre, même s’il me restait tout de même une pointe d’appréhension. Mais j’avais fait mon choix, à la seconde même où j’avais ignoré les manœuvres de Declan pour m’éloigner. J’étais parfaitement consciente du danger qu’il représentait, je savais qu’il pouvait me tuer en une fraction de seconde, si vite, que je n’aurais même pas le temps de m’en rendre compte. Pourtant, cela n’était rien. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il était devenu l’être le plus important de ma vie, de toute ma vie… J’en venais même à me demander parfois comment cela avait pu se produire, ou même, pensée beaucoup plus radicale, comment j’avais fait jusqu’à présent. Il était fascinant de voir comment tout un univers pouvait être bouleversé en si peu de temps. Jusqu’à mon arrivée à Forks, j’avais une existence des plus banales. Je n’avais jamais été ce genre de filles qui veulent se faire remarquer à tout prix, et par n’importe quel moyen. Au contraire. Plus je me fondais dans la masse, mieux je me portais. Probablement du au fait que j’étais incapable de coordonner mes mouvements sans m’étaler par terre, ou risque de me briser la nuque. Se couvrir de ridicule n’était vraiment pas la chose que je préférais, et j’avais saisi depuis toute petite que si je passais inaperçue, il en était de même pour mes maladresses grotesques. Je devais avouer que j’étais aussi plutôt solitaire, et sans pour autant me montrer carrément timide, j’étais assez réservée. J’avais bien évidement tissé des liens avec mes camarades de classe, mais rien de bien profond, car même si j’aimais passer du temps avec eux, il fallait que ce soit pour une période courte. Je n’avais jamais eu la même vie que ceux de mon âge, et sans paraître imbus de ma personne, j’avais toujours été plus mature qu’eux. Question de vie, qui ne différait que trop. Ainsi, on ne pouvait pas dire que j’avais eu une enfance des plus extraordinaires. Pas que je m’en plaigne, au contraire, si c’était à refaire, je referais probablement les même choix. Qui plus est, je suppose que l’on finit par s’habituer à la banalité, lorsqu’elle est votre quotidien. C’est sans doute pour ça que j’avais encore du mal à croire tout ce qui m’arrivait. J’avais souvent peur de me réveiller un matin, en m’apercevant que tout ceci n’était qu’un simple rêve. Comme si Declan pouvait s’évaporer, emportant son monde avec lui, et me replongeant dans une réalité des plus fades. Je me gardais cependant bien de lui avouer ce genre de faiblesse, craignant encore ses changements d’humeur si soudain. Pas que je le crois capable de me faire du mal intentionnellement, au contraire même. Il faisait tout pour lutter contre sa véritable nature, afin de m’épargner. Mais j’avais simplement peur qu’un jour, une de ses colères contre lui même ne le pousse à partir, et à rester pour de bon loin de moi. Si cela devait arriver, je n’étais pas sûre de la façon dont je réagirais. J’étais juste certaine d’une seule chose, on ne pouvait pas goûter à la perfection, pour ensuite y renoncer.

    Soupirant doucement, je passai une main sur mon visage pour tenter de me réveiller. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je serais probablement retourner me coucher en ce samedi, pour combler le manque de sommeil du à mes rêves plus qu’agités. Mais ce n’était que le milieu de l’après midi, et malgré tout, le gâcher en le passant au lit ne me plaisait guère. Sans compter que de toutes façons, mon cerveau en ébullition ne me permettrait sans doute pas de me reposer. Ainsi, je me contentais de griffonner sur mon carnet, ne prêtant pas vraiment attention à ce que je faisais, comme je me perdais dans les méandres de mes pensées. L’espace d’un instant, je me demandais ce que pouvait bien faire Declan, si bien que je m’attendais presque à le voir apparaître. Mais il avait parlé d’un après midi de chasse avec sa sœur, ayant besoin de se nourrir plus que d’habitude afin que me fréquenter soit moins pénible. Soupirant à nouveau, comme cette sensation de manque si étrange se faisait ressentir, je regardais machinalement l’heure sur mon radio réveil. Si j’étais chanceuse, il reviendrait dans la soirée, et nous pourrions la passer ensemble… Quoi que ce ne serait peut être pas une si bonne idée que ça, si je ne voulais pas que mon frère apprenne notre étrange relation. Ce dernier s’était toujours montré des plus protecteurs avec moi, et ce depuis notre plus jeune âge. Ainsi, l’idée de lui et Declan dans la même pièce me faisait frémir, comportement sans doute des plus puériles, mais cela ne m’importait que peu. Je n’avais jamais eu de relation sérieuse avant, et personne n’avait jamais atteint la place qu’occupait Declan dans ma vie. Bien sûr, j’avais connu les amourettes du bac à sable, le premier amoureux de l’école primaire, ou encore le flirt du lycée. Mais rien de très sérieux, et surtout, rien qui ne m’attire plus que ça. C’était sans doute pour ça que je ne connaissais que peu les règles d’usage du parfait petit ami, si on pouvait définir mon vampire comme cela. Encore une fois, tout cela était bien trop étrange et bien trop embrouillé dans ma tête, pour que je puisse y voir clair. M’étirant, je sursautai légèrement en entendant quelqu’un frapper à la porte. N’attendant personne, j’hésitais un instant à aller répondre. Mon frère avait été appelé d’urgence, et il m’avait déjà prévenue qu’il ne rentrerait pas avant plusieurs heures. Je n’avais pas protesté pour autant, car non seulement j’aimais la solitude, mais en plus, je savais à quel point il aimait son travail. Lucas avait suivi les traces de notre père, et avait travaillé à ses côtés. Même s’il ne l’avouerait jamais, j’étais parfaitement consciente du fait qu’il en était très fier. Il était ce genre d’enfant, pour qui le père représente le modèle absolu, celui qui sera inégalable, peu importe ce que l’on peut faire. Vision peut être très enfantine, mais j’étais loin de le juger ou de le condamner pour cela. La mort de notre père avait été soudaine et brutale, et je n’étais certainement pas venue habiter ici pour lui dire comme gérer son deuil. Luke avait hérité de ce même type de caractère que le mien, calme par toutes les situations, il préférait largement la solitude à la foule, et avait un réel problème pour exprimer ses sentiments. C’est probablement pour cette raison que de cohabiter ensemble ne nous posait pas de problème. Me décidant finalement, c’est en prenant le temps que je descendis les escaliers pour aller ouvrir. Avec un peu de chance l’intrus serait parti, qui devait certainement être une des voisines. Depuis mon arrivée, je faisais l’objet de toutes les curiosités. Forks était une ville tellement petite, que tout le monde se connaissait, et j’étais arrivée tel le retour de la fille prodigue… ce qui avait le don de m’insupporter.

    Sursautant violement en voyant quelqu’un dans le vestibule de la maison, la porte déjà refermée derrière lui, je m’arrêtai brusquement au milieu des escaliers. La première chose qui me frappa fut sa beauté et son charisme, qui émanait de nul sans nul doute. Il était de ceux dont le physique vous coupe le souffle, et vous laisse là, incapable de faire autre chose que de le regarder. Mais rapidement, je sentis une vague panique monter en moi, comme un instinct de survie tentant de reprendre le contrôle. S’il y avait bien quelque chose que j’avais appris en fréquentant Declan, c’était que l’homme présent dans ma maison était bien trop parfait pour être humain. Et quelque chose m’empêchait d’aller vers lui, semblable à une petite voix m’ordonnant de fuir. Il ne faisait pas parti du même type de vampire que les Bratfords, je n’avais aucun doute la dessus. Quelque chose en lui le rendait plus sauvage, peut être dans sa démarche si assurée, peut être dans sa façon d’allier charme et fermeté. Et lorsqu’il mentionna le nom de Declan, je n’avais plus aucun doute. Je ne savais pas qui il était, mais sa présence était tout sauf une visite de courtoisie.


    « Qui êtes-vous ? » répliquai-je, ma voix claquant dans le silence pesant, comme j’essayais de la rendre aussi sûre que possible. « Quand les gens sonnent chez quelqu’un, la règle se veut qu’on attende derrière la porte, et qu’on parte si personne ne vient ouvrir. »

    Je ne répondis pas à la dernière question, priant pour avoir le temps d’atteindre un téléphone, même si je savais que c’était peu probable. Je n’étais qu’une simple humaine, et même si je ne faisais que découvrir ce monde fait de créatures aussi mythiques les unes que les autres, je savais que j’étais parfaitement impuissante face au meilleur prédateur qui soit.

_________________
    In this whole damn world
    Tell you to hold off, You choose to hold on
    It's the one thing that I've known
    I'm coming out in this all wrong
    She's standing outside holding me
    Saying oh please, I'm in love

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MessageSujet: Re: Quelle senteur... [PV]   Sam 24 Jan - 17:27

    J'aimais énormément ces petites phases d'approche qui préludaient toujours à la chasse en elle même. Le danger était vraiment palpable et me grisait littéralement, tandis que tous mes sens atteignaient leur paroxysme d'utilisation et d'optimisation. Mon souffle s'arrêtait tandis que mes pupilles, noires, se dilataient. Il était tellement intéressant de pratiquer ce genre de prise de contact avec l'adversaire. Cela pouvait paraître étrange, on aurait pu croire qu'un chasseur comme moi préférait commencer de zéro, flairer une odeur, chercher partout, trouver la proie, boire son sang et la détruire. Mais non, mon côté perfectionniste voulait que je préférais de loin que mes proies connaissaient quelque chose de moi, je ne voulais pas les prendre au dépourvu, par surprise. Pas de cette manière. Non, tout ce que je voulais, c'était me battre avec les mêmes outils qu'eux, ce qui corserait immanquablement le challenge. Connaître son ennemi induisait beaucoup de comportements, tous différents de ceux que l'on adopterait si l'on ne le connaissait pas. Mais la question demeurait... Pourquoi faisais je cela, cette folie de risquer ma vie éternelle juste pour avancer à visage découvert et connaître mes ennemis? Cette question pouvait avoir une multitude incongrue de réponses. La première, celle qui vous étonnera probablement le moins, était que je me battais avant tout pour le côté intéressant, divertissant et surtout stratégique de la chasse. Relever un tel défi, une poignée de vampires contre un clan tout entier, me semblait intéressant, et les connaîtres allait surtout me permettre d'envisager certains de leurs comportements et de leurs réactions, tout en leur permettant également de me jauger. Ainsi, surprendre l'ennemi serait d'autant plus difficile, tout autant que de prendre l'avantage. Ainsi, seul le meilleur gagnerait. Etais je fou? Oui, sans aucun doute, car j'aurais tout aussi bien pu rentrer dans cette maison et tuer cette Enea Warrens, organiser une petite réception pour son petit ami vampire et avoir le reste de la famille dans la foulée. Mais c'était trop facile, et ça ne m'interessait pas.


    Il était également à noter que par ce comportement que j'adoptais, j'induisais également une plus grande part de risques pour mes « coéquipiers », mais cela m'importait peu également. Qu'ils vivent ou qu'ils meurent ne me concernait pas. A armes égales, s'ils mourraient, ce serait de leur faute, pas de la mienne, signe qu'ils étaient faibles et les survivants forts. En quelque sorte, ce petit test que j'allais imposer à tout le monde allait permettre une espèce de sélection naturelle accélérée, car seuls les plus forts pourront survivre aux épreuves qui nous attendent. Et puis, ils ne représentaient rien pour moi, à part Kyleigh bien sûr, ma petite obsession personnelle. Mais elle, je pourrais plus facilement la tenir à l'écart. Déjà de un, je sentais qu'elle n'était pas prête à ce genre de défi, et elle s'était de toutes façons montrée assez désinteressée de moi. Elle m'était loyale, et me rendait mon affection d'un certain côté, mais je sentais bien que nombreuses étaient les choses en moi à la révulser... Mais je ne m'y intéressais guère pour le moment, car je savais qu'un jour, elle verrait que nous étions faits l'un pour l'autre, et alors elle m'aimerait, et me ferait à mon tour ressentir des émotions. C'était le seul espoir qu'il me restait de ne pas sombrer dans la folie, et je me raccrochais comme le damné que j'étais à cette espérance de ressentir à nouveau... J'avais vraiment l'impression d'être une coquille vide, et plus que jamais, je ressentais l'absence de mon âme... Tout était lié, mais je n'avais pas encore de raison ou d'explication à ce lien. Je sentais juste que ma transformation avait induit des changements en moi, plus que physiques... D'ailleurs, j'espérais un peu de cette discussion et de cette rencontre avec la petite amie de ce Declan Bratford puisse m'apporter quelques réponses à mes questions. Qui sait, peut être que la chasse serait un tout autre défi... Mais je ne pouvais présager de rien. Tout d'abord, je voulais en savoir plus sur les acteurs du drame qui allait se jouer ici, et aussi et surtout, en apprendre plus sur la nature des liens qui les unissaient...


    D'ailleurs, la jeune femme qui venait de remarquer mon entrée et de s'être précipitée pour voir venait de se stopper dans les escaliers. Enfin, se stopper, façon de parler, puisque quand elle eut remarqué ma présence, elle fit un bond d'au moins deux mètres, sursautant comme une damnée à ma vue. Etais je si horrible, ou était elle étonnée que la porte n'aie pas été fermée à clef? De toutes façons, remarquez bien que cela ne m'aurait jamais arrêté, étant vampire, j'avais bien évidemment plus d'un tour dans mon sac! Immobile, elle retenait son souffle, tandis que je la jaugeais du regard, et qu'elle en faisait tout autant que moi. Je fus frappé par son odeur, terriblement forte maintenant qu'elle se trouvait près de moi... Elle en était presque insupportable, et je devinais combien il devait être coûteux à ce Declan de retenir sa fin, même si la raison m'en restait totalement incompréhensible et incohérente avec la nature même de notre espèce. Son odeur était même étrange, elle ne ressemblait pas au fumé des autres humains, qui avaient pour moi l'odeur de la viande rouge... Non, elle, c'était autre chose, sans que je ne pus définir quoi. Lentement, j'inspirais une grande bouffée d'air par le nez, fermant les yeux pour profiter pleinement de mon odorat et du splendide échantillon qui venait me chatouiller les narines. Qu'il serait bon de la prendre comme repas, ici, maintenant... Mais non, j'avais un siècle d'existence vampirique derrière moi, et je savais me contrôler. Arrêtant de humer l'air, je repris mon attitude, charmeuse et polie. Mon attitude se fit même un peu moqueuse devant la réaction d'Enea Warrens, qui me dévisageait avec stupeur. Profitant de ces longues secondes, je finissais mon tour d'horizon. Cheveux longs, pâle comme un vampire, elle n'était pas transformée, je le voyais dans ses yeux et le sentais dans son attitude. Elle semblait maladroite et peu sûre d'elle, mais je devais avouer qu'elle était aussi apétissante physiquement qu'olfactivement, ce qui ne serait pas pour gâcher mon plaisir durant cette discussion. Elle, elle semblait effrayée... Et elle me demanda d'ailleurs qui étais je et me fit remarquer que la porte fermée, j'aurais dû attendre dehors...


    Toujours en souriant, je m'approchais, lentement, ouvrant les bras et les mains en signe de paix. Cela ne la convaincrait probablement pas, mais je ne voulais pas me montrer belliqueux, sinon, la conversation tournerait cour... Surtout que je remarquais avec quel intelligence elle avait complétement gardé sous le coude ma petite question sur la présence de Declan... Je ne savais pas trop pourquoi, mais l'hypothèse la plus probable est qu'il était absent pour un bon moment, sinon, elle m'aurait menacé de sa présence actuelle ou future pour se protéger... Elle était donc démunie. Bien, nous allions pouvoir discuter tranquillement...



    - C'est une question intéressante, Enea, et je ne te caches pas que je ne vais pas tout te dire, en tous cas pas aujourd'hui... Il faut bien que je préserve un minimum de suspens pour notre prochaine rencontre, ne crois tu pas? Sinon, ça gâcherait tout le plaisir... Mais saches que je me nomme Ryan Dickens. Ce nom ne te diras rien à toi. Demandes à Nathanael, lui se souviendra de moi. Tu lui remettras le bonjour d'ailleurs... je faisais une petite pause, montant la première marche, mon regard droit dans le sien Je te sens effrayée, ton coeur bat très rapidement. Tu sais donc ce que je suis, ce qui nous fera gagner du temps... Oui, je suis comme ton Declan, enfin, à peu de choses près, tu l'auras remarquée... D'ailleurs, je déduis de ton silence qu'il n'est pas présent. Ne t'inquiètes pas non plus pour ton cher frère, il n'est pas près de rentrer. Rien de grave, un petit accident sur la quatre voies. Il devrait être là, ce soir. Mais parlons un peu veux tu, j'étais trop curieux pour repartir si tu ne m'ouvrais pas après tout... Mais avant tout, où pouvons nous nous installer, il y a tellement de sujets à aborder. Dans la cuisine, ou le salon?


    Je la sentais terrifiée, sans doute prête à prendre la fuite dès qu'il lui serait possible. D'appeler son Declan sans aucun doute... Mais j'avais confiance en la peur que j'instillais en elle, suffisamment pour savoir qu'elle ne tenterait rien en ma présence. Je sentais également qu'elle serait à même de subir notre petit entretien sans broncher, juste pour que je ne blesse ou ne tue personne de son entourage. Toujours tout sourire, je lui tendais ma main, signe qu'elle pouvait descendre sans craindre que je ne la tues.


    -N'aies pas peur, Enea. Je ne suis pas là pour te dévorer... Tout du moins pas encore! Finis je avec un sourire carnassier et amusé


    - Alors, cuisine ou salon?
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MessageSujet: Re: Quelle senteur... [PV]   Ven 30 Jan - 5:06

    Je ne faisais pas partie de ceux qui paniquaient dès qu’il ne passait quelque chose. Au contraire, je faisais toujours preuve d’un sang froid impressionnant, mon esprit qui d’habitude se montrait embrouillé, faisait preuve d’une logique et d’un esprit d’analyse implacable. Malheureusement, je devais tout de même avouer que cela ne me servait pas à grand-chose, si ce n’est à garder une certaine prestance, et éviter ainsi de tomber dans les pommes, ou autre réaction dans ce genre. Car on ne pouvait pas dire que j’étais la personne la plus adroite sur terre, d’ailleurs, cela devait même être le contraire. Je ne pouvais pas faire un pas sans trébucher, ni bouger le petit doigt sans casser quelque chose, et je ne parle même pas de ceux que je manquais de blesser à chaque fois. Ainsi, si j’étais bonne pour analyser une situation de crise, on ne pouvait pas en dire autant lorsqu’il s’agissait d’agir. Dans une ville comme Los Angeles, les agressions étaient choses courantes, et malencontreusement, ma satané malchance m’avait plus d’une fois conduite dans de sacrés situations. C’est là que j’avais appris à mettre à l’épreuve mes nerfs, et développé mon arme favorite, à savoir le sarcasme, bien qu’inutile. Et à chaque fois, je devais ma survie à un parfait hasard, me faisant penser que malgré tout, j’avais une bonne étoile qui veiller sur moi… enfin, quand elle le voulait bien. Bien que mon père, et particulièrement mon frère m’avait appris des mouvements d’auto défense, je n’avais jamais été capable d’enchaîner plus de deux mouvements, sans me blesser moi-même. Par conséquent, je préférais m’abstenir. Ainsi, lorsque je me retrouvai face avec cet inconnu, je réussis à maîtriser ma peur, bien que je me sentis blanchir, comprenant que j’étais coincée. J’étais seule chez moi, Declan je ne sais où en train de se nourrir, et il n’y avait pas un voisin dans les environs, qui pourrait m’entendre si je me mettais à hurler. Et comme cette horrible vérité faisait son chemin dans mon esprit, je sentis les battements de mon cœur s’accélérer. Mes choix de réaction étaient bien minces, pour ne pas dire inexistants. Je ne pourrais ni fuir, ni espérer que quelqu’un arrive, il aurait largement le temps de me tuer avant que je fasse un seul mouvement.

    Je l’observais toujours avec stupeur lorsqu’il ferma les yeux, et semblait humer l’air, un air indéchiffrable sur son visage. Il m’évoqua brièvement l’image de quelqu’un qui savoure quelque chose, et je poussai un léger soupir contrarié lorsque je compris ce que c’était : mon sang. Depuis que ma vie était devenue un véritable roman surnaturel, j’avais eu tout un cours sur mon sang, et son odeur si particulière par rapport aux autres humains. Ainsi, je savais que même si ce vampire ne ressentait pas la même attraction insoutenable que Declan, il y était tout de même bien plus attiré que pour n’importe qui d’autre. Comme si j’avais besoin de ça, pour narguer le sort qui semblait s’acharner contre moi. Finalement, le vampire rouvrit ses yeux couleurs rubis, et les posa sur moi, comme je fus pétrifiée sur place devant leur intensité. Il n’avait rien à voir avec la famille Bratford. Même s’il me paraissait raffiné, en plus de la grâce qui s’échappait de chacune de ses paroles, chacun de ses mouvements, comme tous ceux de son espèce, je ne pouvais pas manquer son côté sauvage. Cela lui donnait un air des plus terrifiants, et il ne laissait aucun doute planer sur son statut : il était le prédateur. Et moi dans tout ça, je n’étais que la pauvre humaine avec qui il avait décidé de jouer. J’écoutai son petit discours, faisant un pas en arrière lorsqu’il avança vers moi, dans un geste parfaitement instinctif. Je comprenais maintenant de quoi Declan parlait, quand il me disait que je n’avais aucune réaction censée face à lui. Car la peur que j’éprouvais à cet instant, étant sans doute celle qu’inspirait n’importe quel vampire à un humain. Quelque part dans mon esprit, une petite voix m’ordonnait de fuir, aussi vite que je pouvais. Et pourtant, j’étais incapable de bouger, comme je savais que je n’avais aucune chance, mais surtout, comme je savais qu’il pouvait très bien s’en prendre à un de mes proches. Et cette idée m’était insoutenable.


    « Hum… Tout ce cinéma, juste pour que l’on puisse parler ? » répondis-je, mon incrédulité perçant dans ma voix.

    Pour autant que je sache, cela pouvait parfaitement être un nouveau moyen de torture chez les vampires, et je n’étais pas au courant. J’observai brièvement ses bras ouverts, septique quant à l’image rassurante qu’il voulait faire passer. J’étais novice dans la matière des vampires agressifs, et je dois avouer que cela ne me plaisait guère.


    « Declan n’est jamais loin » répliquai-je finalement, espérant ne mentir qu’à moitié, comme je haussais les épaules comme pour montrer la logique de ma réponse. « Il ne tardera pas à arriver. »

    Arrondissant les sourcils lorsqu’il tendit une main vers moi, je ne pus retenir un frisson devant sa menace seulement qu’à moitié voilée. Et soudainement, ce nouveau monde, dans lequel je venais de plonger, ne me paraissait plus autant fascinant qu’au début. Etait-ce donc ça qui m’attendait, tomber sur des vampires nés pour tuer ? Pour autant, je n’arrivais pas à le regretter, même s’il m’entraînait dans la violence, voire pire. Prenant une profonde inspiration, comme pour rassembler le peu de courage qu’il me restait, je forçai mes jambes à avancer, passant devant le dénommé Ryan, et ignorant sa main tendu.

    « La cuisine » répondis-je, comme je passais devant lui.

    Bien que c’était fortement ridicule, la cuisine me semblait être le choix le plus logique, grâce à la porte de sortie qu’elle possédait. Qui sait, peut être aurais-je l’occasion de m’enfuir en courant, bien que j’avais des doutes sur ma destination, en admettant que j’arrive à franchir le pas de la porte en un seul morceau. Pourtant, je savais parfaitement que j’allais subir cette conversation jusqu’à la fin, peut importe les projets qu’il semblait avoir. Tant que mon frère n’était pas impliqué dans cette histoire, le reste m’importait peu. Je me surpris même à espérer que Declan ne vienne pas, craignant un combat. Cela me semblait ridicule comme réaction, mais c’était plus fort que moi. De manière générale, j’avais toujours tendance à me sacrifier pour les autres. S’il fallait faire quelque chose pour faire plaisir à quelqu’un, alors que je n’en avais pas envie, je le faisais. S’il fallait prendre des risques pour quelqu’un, je le faisais. Peu importait que je connaisse la personne ou non, même si j’étais plus passionnée si c’était le cas. Certains appelaient ça une âme de St Bernard, je préférai appeler ça de l’altruisme. Et en général, mon côté têtu prenait le dessus, et il était impossible de me faire changer d’avis. Ainsi, lorsque j’entrai dans la cuisine, et que je fis face à l’inconnu, les bras croisés sur ma poitrine, un air déterminé apparaissait sur mes traits.


    « Je t’écoute » annonçai-je, espérant que ma voix ne trahisse pas de faiblesse.




[Pouah! >< Désolée, c'est vraiment pas fameux >< ]

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Ryan Dickens
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MessageSujet: Re: Quelle senteur... [PV]   Mar 3 Fév - 11:52

    Le moins que l'on puisse dire était que j'avais un sens plutôt théâtral dans ce que je faisais. Mais n'y voyez pas là un côté trop égocentrique ou que sais je encore. Non, la raison d'un tel comportement était fort simple. La mise en scène était quelque chose à laquelle j'accordais un caractère tout à fait primordial, en particulier car cela donnerait une première image de ma personne et de mes talents à mes ennemis mais aussi car le but premier était toujours le même: instiller la peur dans le coeur et l'esprit de mes ennemis, afin que leurs propres décisions soient prises sous le coup de mauvaises émotions. Et puis, je devais aussi avouer que ça me faisait toujours bien rire, j'avais l'impression de me retrouver dans une représentation populaire de mon enfance, sauf que c'était il y a bien longtemps... Ce que j'aimais également, c'était être doucereux et mielleux dans mes gestes et mes paroles, c'était quelque chose de plutôt particulier à vrai dire, étant donné que je pouvais voir du même coup la réalité des évènements s'imprimer de plus en plus clairement dans l'esprit et le regard des personnes que j'abordais de cette façon. Dans le cas présent, Enea Warrens passa surtout son temps à me dévisager. Elle avait peur et elle étudiait, comme tout le monde dans ces cas là, les différentes possibilités qui s'offraient à elle. Elle savait que j'étais plus fort, plus rapide, et qu'hurler et se débattre n'y changerait rien. Surtout que je ne montrais aucune forme d'agressivité pour le moment, ce qui, au niveau de l'éthique, ne devais pas la pousser à prendre la difficile décision de causer sa propre perte ou celle de ses proches en faisant une bêtise. Je jubilais donc intérieurement devant l'impasse qui se profilait devant la jeune humaine, qui devait avoir maintenant compris que pour que personne ne soit blessé, elle doive jouer le jeu, le mien en l'occurrence!


    J'espérais qu'elle ne me gâche pas mon plaisir de la rencontrer en tentant une quelconque idiotie comme seuls les humains en étaient capables. Non, ce que je voulais, c'était comprendre. Comprendre et dominer. C'était là le but unique de toute ma vie depuis bien des décennies... La nature du lien qu'elle partageait avec ce Declan m'intriguait tellement que de toutes façons je ne pouvais pas l'abîmer tant que je n'aurais pas compris, et je sentais que toute cette histoire allait bientôt tourner à l'obsession si je n'avais pas toutes les réponses que je désirais. Il me fallait savoir. Pour comprendre ma propre histoire, pour comprendre ce qu'il m'était arrivé il y a si longtemps dans un coin totalement improbable. Oui, il me fallait les clés pour décrypter mon état, et c'était en fait l'objectif caché de ma visite d'aujourd'hui. D'un côté, j'espérais même que ce Declan Bratford soit présent, histoire que je puisse apprendre de son côté ce qu'il avait ressentit face à cette histoire, que je puisse éventuellement faire un parallèle avec ce qu'il m'était arrivé de mon propre côté. Enea me répondit donc d'une manière qui m'arracha un éclat de rire. J'adorais l'humour des humains. Même face à leurs pires cauchemars, certains pouvaient être drôles. Ca n'en rendait la partie que plus agréable, et je me félicitais intérieurement de ne pas être tombée sur une de ces rustaudes américaines de bas étages comme on pouvait en rencontrer un peu partout. Et elle me fournissait l'information sur le présence éventuelle de son vampire d'amoureux. Je souriais. Je ne savais pas pourquoi elle m'avait lâché l'information si facilement et à ce moment précis mais j'avais ce que je voulais, d'autant qu'elle ne mentait pas. Du moins, pas sur le fond j'en étais certain!



    - Eh bien, oui, tout ce cinéma, juste pour que l'on puisse parler. C'est complètement insensé, n'est ce pas? finissais je avec autant d'humour que de cynisme.


    - Il n'est pas là? Comme c'est dommage! J'aurais tant voulu le voir lui aussi! Enfin, ce n'est pas grave, ce n'est jamais que partie remise, pas vrai? Enfin, espérons qu'il aie le temps de venir quand même, ne serait ce que pour prendre le café! Bon, allons discuter maintenant, je n'ai pas fait tous ces kilomètres pour un simple échange de banalité.


    Tout sourire, je suivais donc cette petite humaine qui semblait décidée à jouer la têtue. Grand bien lui en fasse, je n'avais pas du tout envie de la faire changer d'opinion à mon sujet, après tout, c'était tellement délectable un tel entretien! Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu réellement de conversation avec une mortelle que je n'avais pu me souvenir du bonheur que ça avait été, mais il était clair désormais que c'était quelque chose de tellement jouissif que je ne comprenais pas que j'avais toujours simplement préféré les tuer plutôt que de leur parler un peu avant. Ils étaient tellement éphémères sur ce monde que je ne pouvais qu'apprécier leurs petites manies, comme celle ci qui semblait ignorer ma présence en me dépassant pour aller jusqu'à la cuisine alors qu'elle savait qu'en l'espace de deux ou trois de ses battements de coeur je pouvais sans aucun problème la tuer. Cette fierté était puissante et même si je pouvais prendre cela pour de l'arrogance, je préférais y voir plutôt la prétention de me refuser le plaisir que je souhaitais retirer de cette entrevue. En même temps, si le gibier ne résistait pas un minimum, où était le sport dans tout ça? Toujours en souriant, je suivais la jeune femme jusque dans sa cuisine, où celle ci se retourna les bras croisés, m'incitant à parler et ce, d'une voix ferme. Sans doute pour cacher sa peur et son appréhension plus qu'autre chose!


    Mais je ne me décidais pas à parler de suite. Déjà, il fallait que je choisisse chacune de mes paroles et de mes questions avec soin car je n'avais pas toute la journée et j'avais bien entendu envie d'aborder tous les sujets qui m'intriguaient sans que le temps ne m'en soit donné. Pourtant, j'avais largement de quoi aller à l'essentiel, mais j'étais d'abord intrigué par mon environnement. Lentement, je fis le tour de la pièce, regardant la table, les chaises, la gazinière, le four, ouvrant un ou deux tiroirs. J'avais oublié tous ces petits détails d'une maison humaine qu'il m'était agréable de les redécouvrir, malgré les protestations que la jeune Warrens allait me formuler pour une telle intrusion dans sa propriété privée. Elle savait bien qu'elle n'était absolument pas en position de négocier quoi que ce soit, mais je sentais qu'elle le ferait, même si ce ne serait que pour la forme. Décidant finalement à jouer moi aussi le jeu que j'imposais, j'allais maintenant m'asseoir à une chaise qui se trouvait adossée à la table de la cuisine, me retrouvant face à Enea, l'air toujours déterminé et résistant sur le visage que cela me fit sourire.



    - Chouette maison, le genre que tout humain rêverait d'avoir. Simple, pratique. Tout ce que j'aime. Je t'aurais bien demandé un café mais je ne suis pas sûr de bien le digérer.


    Je ne pus m'empêcher de sourire à cette ébauche de plaisanterie. Même dans les moments jugés gravissimes et périlleux par les humains, je ne pouvais décemment pas leur abandonner ainsi le monopole de l'humour, même si je devais avouer qu'il n'y avait que moi pour que ça fasse rire, sans réel amusement. Il n'y avait qu'une seule chose qui m'amusait, mais je préférais couper court à toutes mes pensées sur le sujet...


    - Eh bien, j'ai tellement de sujets à aborder que je ne sais où commencer! Mais il faut bien un début à tout! Déjà, il faut que je sois franc avec toi, question de fair play mais surtout de politesse. Je suis ici pour une chasse, et le gibier n'est autre que ta belle famille. On m'a proposé ce divertissement et je voulais vous prévenir, qu'on lutte à armes égales, je ne veux pas que la tâche me sois trop facile! Je veux même bien te donner des informations si tu m'en donnes de ton côté. Je te propose... Une information pour une autre, et pas de triche. Ca te va? Oui, de toutes façons tu n'as pas le choix! Bien, ceci étant dit, j'aimerais que tu me parles un peu de la relation que tu entretiens avec ce Declan. Sais tu comment cela s'appelle? Comment vous êtes vous rencontrés? Qu'as tu ressentit? Et lui, que t'as t'il avoué à ce sujet? Ne mens pas Enea, j'ai suffisamment d'expérience avec les humains pour savoir quand ils mentent, et si tu me réponds, tu auras toi aussi une information, je suis beau joueur...
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