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 Il y a des soirs parfois... [R. Edward]

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Alissa Brown
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MessageSujet: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Mar 20 Jan - 22:49



J'attendais sagement que mon tour arrive pour enfin pouvoir commander ma pizza à emporter et retourner chez moi, là où m'attendait une belle dissertation pour le lendemain. Cette après-midi je n'avais pas eu cours, où du moins, j'avais fait en sorte de ne pas y aller. Je sais, une élève comme moi ne pas aller en cours c'est une révolution, mais j'avais de bonnes excuses! Mon père étant parti pour le week-end avec deux de ses amis m'avait ordonné de faire très attention à moi, car après tout, même si je n'étais pas la plus belle, la plus grande, la plus merveilleuse et la plus sexy des jeunes femmes de Forks, je n'en restai pas moins une jeune femme qui allait vivre seule chez elle durant deux jours avec pour uniques protections un téléphone portable sur lequel on pouvait parfaitement voir le nombre de fois où j'avais téléphoné à Enéa ainsi que mon chien appelé simplement « Monsieur le Chien », un petit labrador noir encore trop jeune pour savoir monter lui-même les escaliers qui mènent à ma chambre. Question protection, je dois avouer que je n'étais pas vraiment la mieux placée, c'est pourquoi, j'avais préféré prendre mon après-midi, en même temps avec une heure en compagnie de la conseillère d'orientation psychologue qui nous demandait sans cesse de viser haut dans les Universités ainsi qu'un cours de sciences-naturelles qui ressemblaient plus à un rattrapage des cours appris au collège plutôt qu'au lycée, j'avais de quoi ne pas aller en cours vous ne trouvez pas? Et puis bon, influencée par les avis extérieurs tels que Shana qui m'avait à plusieurs reprises réclamé de passer la voir parce que n'étant plus au lycée on ne se voyait que très peu, je ne pûs m'empêcher de jouer les bonnes samaritaines, en gros la bonne poire quoi! Je n'ai au final passé que 10minutes avec Shana, elle était visiblement trop occupée avec son boulot alors je ne préférai pas traîner dans ses pattes à lui demander des choses qui m'importaient finalement peu comme par exemple combien de regards masculins s'étaient posés sur elle en l'espace d'une heure.

Mon regard se tourna bien vite vers la vitrine de la pizzeria, il faisait déjà nuit, le ciel était d'un bleu foncé et pourtant, on ne pouvait même pas repérer une seule étoile, visiblement trop encombré par les nuages, même la Lune ne faisait pas souvent son apparition. Prenant une profonde inspiration je détournai bien vite mes yeux de l'extérieur en sentant qu'une personne me poussait juste derrière, sans vraiment comprendre la raison qui l'avait poussé à faire ça je préférai m'exécuter plutôt que de lui demander la raison de son geste, et puis bon, question grande bouche, on ne peut pas dire que j'excellai dans ce domaine, certes j'étais souvent assez franche avec mes amis, mais de là à me retourner vers un parfait inconnu - qui ne l'était au final pas du tout sachant qu'à Forks tout le monde se connaissait plus ou moins - et lui faire les gros yeux afin qu'il me supplie de ne pas lui faire du mal, le beau rêve! Ma petite taille m'empêchait bien évidemment de pouvoir regarder les gens de haut, c'était plutôt le contraire, eux étaient grands et moi, je baissai bien vite les yeux dans l'espoir de me faire la plus petite du monde et d'échapper à aux regards accusateurs et presque rempli de méchanceté des autres. Cendrillon était comme Terminator comparée à moi!

A présent que mes yeux fixaient mes converses noirs légèrement déchirés à causes des nombreuses sorties qu'elles avaient subies depuis que je les avais achetées, j'entendis une voix me demander ce que je voulais, je la relevai aussitôt avant d'afficher un énorme sourire sur mes lèvres tremblantes de froid, il avait beau faire une douce chaleur je me trouvai en plein courant d'air, entre les clients qui entraient dans la pizzeria et ceux qui en sortaient, les bras croisés comme pour conserver un minimum de chaleur humaine je me concentrai à présent sur le choix de la pizza que je prendrai. Mes yeux s'attardèrent sur la petite fiche posée sur le comptoir pendant que ceux de la femme qui prenait ma commande me fixaient avec une certaine insistance, il ne fallait pas avoir des pouvoirs à la Superman pour sentir le regard de cette femme, à croire qu'elle en avait plus que marre de prendre des commandes, dans ce cas, elle n'avait qu'à arrêter son métier et partir de Forks au lieu de soupirer, ce qui forcément me déconcentrai dans mon choix - presque fastidieux -.


« Vous avez choisi? » Lâcha-t-elle alors que je m'apprêtai à entamer la sixième ligne de pizza, je fus alors contrainte de relever la tête en sa direction avant d'afficher un tout nouveau sourire sur mes lèvres, assez timide, à croire que j'essayai presque de m'excuser de l'avoir fait attendre si longtemps. « Oui, je crois. » Lui répondis-je sans vraiment être sûre de ma réponse, j'avoue ne pas aller souvent commander des pizzas puisque généralement c'est moi qui fait le repas du soir, donc comprenez un peu que je sois assez hésitante sur le choix de ma pizza! « Je vous écoute alors! » Qu'est ce qu'elle était agressive celle-là! Je me mis à froncer mes sourcils bruns presque noir avant de la regarder droit dans les yeux et de finir par lui répondre. « Une aux trois fromages! » Sans bien même lui dire un simple merci ou s'il vous plait qu'elle ne méritait pas du tout, je me contentai d'un simple sourire forcé qui allait parfaitement avec le ton agacé et presque menaçant qu'avait pris ma voix pour lui répondre, je ne suis pas du genre à m'énerver ou même à « remballer » les gens, mais rien qu'à l'entendre me hurler quasiment dessus, je ne pûs faire autrement, et maintenant, le mal était fait, je ne pouvais plus retourner en arrière pour lui parler poliment et de toute façon, je ne la reverrais pas ici puisque je ne reviendrai pas, un point c'est tout!

Je dus attendre quelques minutes sur le côté que ma pizza arrive, me mordillant nerveusement la lèvre inférieure, je cherchais désespérément dans mes poches des petites pièces de ferrailles qui pourraient me faire l'appoint pour que je puisse partir sans bien même lui demander de conserver la monnaie qu'elle ne méritait encore une fois pas du tout! Enfin, ma « serveuse » revint vers moi avec un tout nouveau sourire affiché sur son visage, pour ma part, elle n'eut le droit qu'à un simple arquement de sourcil avant que je ne lui tende la main dans laquelle était déposée deux billets ainsi que quelques pièces, le compte était bon et elle n'aurait en aucun cas le droit à un pour-boire, j'ai beau être serviable et gentille, il y avait tout de même des limites à ne pas dépasser!

Sortant donc tranquillement mais d'un pas déterminé de la pizzeria, j'arrivai bien vite dehors où une rafale de vent vint jouer avec mes cheveux et me glacer les mains, roh je n'aime vraiment pas le vent, mais à Forks, il fait presque parti intégrante du paysage. Trop occupée à me débattre avec le vent qui jouait avec mes cheveux avant de les faire atterrir en plein devant mes yeux, j'étais presque à la limite de faire tomber mon petit carton dans lequel ma pizza refroidissait, de plus, je ne remarquai même pas que les clés de ma voiture venaient de tomber de la poche arrière de mon jean, trop occupée à ne pas m'énerver et tout laisser tomber, je n'avais même pas senti mon trousseau entier tomber sur le sol. Quand est-ce que je le remarquerai? Arrivée à ma voiture qui se trouvait juste à dix mètres devant moi ou bien avant? La réponse n'allait pas tarder à arriver.
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Edward W. Keathing
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Jeu 22 Jan - 23:16

    Un jour inconnu dans la vie d’un jeune homme qui l’est beaucoup moins . On aurait pu faire un titre de roman avec ça , et ça se serait sans doute vendu à des milliers d’exemplaires dans le monde , même si cela racontait une histoire sans intérêt et barbante . Au contraire , plus c’est barbant et ridicule , et plus ça semble intéresser les autres . ah , alors sa vie aurait pu être un roman vendu à des milliers d’exemplaire , et des centaines de personne auraient pu alors voir la vie d’un jeune homme , pas si exemplaire que cela , en fin de compte . Que ce soit pour un ensemble global de son enfance , de son adolescence et de toute sa vie avant son arrivée dans la petite bourgade de Forks , ou bien tout simplement , en partant de ce soir d’un jour que décidément il ne connaissait pas . Vous voulez un plan simplifié de la situation ? Etalé de tout son long sur le large canapé de sa nouvelle maison , il attendait en se prélassant , sans même savoir ce qu’il avait envie de faire ou de ne pas faire . Le syndrome de la lavette , appelé aussi fainéantise [Sans doute parce que c’est plus joli que « lavette » , vous ne trouvez pas ?] , on a tous , un jour ou l’autre , connu cela , et on en a tous guéri . Disons que cela nous prenait de temps en temps , comme ça , sans crier gare , et qu’on tombait dedans sans s’en rendre compte . Etrange phénomène . Et dire que le jeune homme ne semblait même pas se rendre compte qu’il était en plein dedans depuis plus d’une semaine . A croire qu’il était réellement aveugle , ou bien au contraire , qu’il était réellement fainéant . S’étirant de tout son long , comme un félin , il bailla longuement . Ses semaines étaient longues et ennuyeuses , et lui-même trouvait que les sorties qu’il prenait de temps en temps n’étaient que trop rares . Une nouvelle occasion pour sortir s’éclater ? Ah , c’était s’aventurer dans quelques chose de dangereux et de risqué . Surtout en sachant qu’Edward , le plus grand fêtard de la terre , n’était pas réputé pour faire petit . Logique , me direz-vous quand on voit toujours tout en grand .

    Douche chaude et brûlante , de quoi remettre les idées en place , sans trop chambouler tout . D’ailleurs , c’est toujours ainsi qu’il fallait agir avec Edward . Même si il pouvait se montrer insolant et intolérant , il fallait toujours se montrer d’une grande patience avec lui . Il n’était après tout qu’un amas de débris , venu dans ce coin reculé de la terre pour se reconstruire et pour s’isoler de ce qui l’avait détruit . N’est-ce pas ? L’eau chaude glissait lentement le long de son cou , s’infiltrant jusqu’au plus profond de lui-même , recouvrant chaque parcelle de son corps qu’elle pouvait atteindre . C’était agréable . Agréable de sentir cette eau brûlante le purifier ainsi , aussi facilement , aussi aisément . Peut-être même un peut trop facilement . Si seulement l’existence humaine était aussi simple qu’une douche , alors il n’aurait sans doute plus aucun problème dans la vie . Et il n’aurait sans doute jamais eu de problème dans la vie , n’est-ce pas ? Sortant de sa purification , se sèchant avec négligence les cheveux et enfilant des vêtements qui paraissaient propres , il quitta sa maison , qui était dans on désordre assez typique concernant les jeune hommes qui vivent seuls . Ah , les préjugés , tellement débiles , mais tellement vrai à la fois . Il y a des jours ou c’était à en perdre la boule . Il avait déjà du mal à suivre ses propres pensées lui-même , alors la si il commençait à être illogique lui-même , on partait dans une direction absolument … Impossible .

    La clef tourna , le bruit du moteur rugit , et en réponse à l’appel de son pied , le véhicule se rua en avant . La vitesse , il n’y avait rien de mieux , surtout quand on se trouvait dans une voiture . L’impression de décoller , et d’être pendant un court instant au dessus de toute forme de vie , c’est sans doute la pensée qui était maîtresse dans sa tête pendant qu’il conduisait . C’était sans aucun doute un passe temps qui avait autant d’importance dans sa tête que la fête et s’amuser . Conduire en allant ou ? Bonne question … Prenant une route à gauche , un rond point à droite , il ne faisait pas vraiment attention à la direction . Après tout , elle n’était que secondaire , et il n’y avait pas grand chose , hormis la vitesse , qui avait de l’importance . Ah si , peut-être quelques chose , en fait . Son regard , alors qu’il traversait un parking , se porta sur une voiture qu’il connaissait bien . Oh , comment oublier cette voiture , surtout le jour ou celle-ci était littéralement rentrée dans la sienne . Ca vous reviens ? Le jour ou une dangereuse de la route lui est rentré dedans ? Pas besoin de refaire un plus détaillé des évènements assez douloureux pour Edward , et sans doute encore plus douloureux pour la pauvre voiture . Injustice . Voilà ce qu’il clamait et depuis ce jour , il passait son temps à la chercher , à l’embêter , et le pire dans tout ça –et ce qui était le meilleur- c’est qu’elle marchait , et qu’elle s’amusait aussi à le chercher et à l’énerver . Jeux perpétuel qui ne semblait pas s’achever entre deux être complètement dérangé . Garant sa voiture à côté d’un paquet d’autre , il était non loin de sa voiture , assez près que pour la voir de loin . Elle n’avait pas vraiment changé , à la différence qu’elle n’était pas en train de s’égosiller à lui frapper dessus en le traitant de tout les noms d’oiseaux . Ce qui laissait donc supposer qu’elle savait être gentille , et même peut-être aimable . Il souriait . Il crut même s’étouffer de rire quand il la vit si petite et si inoffensive face à cette personne qui la bouscula . Non mais , quel manque de respect . L’espace d’un court instant , il ressentit même de la compassion pour elle . Ah . Elle faisait quoi déjà . Elle commandait une pizza . Super , super …

    Donc , le plan de la soirée , c’était de lui piquer sa pizza , pour ensuite la tanner jusqu'à ce qu’elle accepte de lui en filer un bout . C’était simple non ? Et puis de toute façon , elle n’avait pas le choix . Il savait être tellement convainquant quand il s’agissait d’insister . Hmmm … A la simple pensée d’une soirée un petit peu plus animée que celle qu’il avait l’habitude d’avoir , il frétillait d’impatience . Secouant ses cheveux blond comme les blés , il souriait d’un sourire blanc étincelant . Non pas parce qu’il allait jouer un mauvais tour , mais parce qu’il y avait longtemps qu’il n’avait pas pressentit une soirée aussi amusante . Bref , il sortit de sa voiture , discrètement , dans l’ombre , au moment ou elle quittait la pizzeria , chargée de son colis . Ah , elle se pressait , pour arriver à sa voiture . Bon , bon , il allait faire quoi maintenant ? Se coucher sur son part brise , en faisant mine d’être malade , ou bien en se couchant devant sa voiture pour ne pas qu’elle démarre … Ou les deux . Ah , un détail interpella son attention : par terre , scintillant dans le noir . Un trousseau de clef . Oh là là , elle lui tendait une perche là . Se matérialisant comme un fantôme à l’endroit ou les clefs étaient tombé par terre , il se saisit du trousseau qu’il enfourra dans sa poche . Voilà qui allait faire pencher la balance en sa faveur . La suivant sans bruit , il attendit qu’elle se plante devant sa voiture et qu’elle cherche … Oh , c’est étrange , elle ne trouvait pas sa clef . Le moment pour lui d’intervenir ? Oh , il n’allait pas tout de suite lui dire qu’il était là . Juste se marrer un petit coup pour qu’il ai de bonnes annectodes à lui raconter quand elle s’en prendrait de nouveau à lui . Il approcha sans bruit de la voiture , et d’un coup ferme et sec , il arracha la pizza qu’elle tenait dans ses mains , alors qu’avec son autre bras , il emprisonnait déjà sa main droite . Déposant tout de suite la pizza sur la voiture , en essayant de bien viser , il se saisit de son autre poignet , la forçant à rester face à sa voiture . L’agresseur masqué . Houuuu . Il avait le mauvais rôle ,et ça lui plaisait . Il imita un rire gras et rauque , avant d’attaquer d’une voix grave complètement différente de la sienne . « Et bien , et bien , le petit Chaperon Rouge se ballade seule ce soir ? » , il eu un nouveau rire rauque alors qu’intérieurement il se retenait pour ne pas exploser de rire . « Mais le Grand Méchant Loup rôde , c’est bête ça … »

    Une nuit noire . Un parking . Une bagnole . Un fou . Une dangereuse au volant . En espérant qu’elle soit de bonne humeur , sinon c’est clair que sa super soirée , il allait la terminer sans aucun doute dans un hôpital .
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Sam 24 Jan - 1:22

En plus des rafales de vent qui mettaient quelques unes de mes mèches brunes devant mes yeux, histoire de me faire tomber par terre parce qu'une fois de plus je n'avais pas regardé où je mettais les pieds, j'arrivai tranquillement à ma voiture sans encore avoir pris conscience que mes clés étaient stupidement tombées de la poche arrière de mon jean, en même temps, trop concentrée à arriver indemne pour moi ainsi que pour ma pizza à ma voiture, je n'aurai même pas remarqué ne serait-ce que le plus séduisant des acteurs d'Hollywood alors remarquer un trousseau tomber sur le sol c'était comme sentir quand un moustique venait vous sucer le sang le soir quand vous dormez paisiblement.

Encore une fois je râlai intérieurement, essayant de garder mon calme afin de ne rien laisser tomber et de finir par fondre en larme avant de rentrer chez moi bredouille avec mon ventre qui se prenait pour un ogre et une dissertation quelque peu ennuyante à faire qui m'attendait. J'avoue, je suis assez sensible, mais je ne le montre pas ou du moins, j'essayai, il m'arrivait de devenir rouge quand j'étais en colère ou encore quand on me faisait un compliment, mais je pleurai TRES rarement devant les autres, si ce n'est même jamais. Depuis le départ de ma mère, je n'avais jamais plus versé une larme ou peut-être bien, mais je m'efforçai de ne pas montrer mes faiblesses devant les autres, préférant de loin les réconforter, je ne voulais absolument pas qu'on vienne me réconforter ou qu'on vienne avoir pitié de moi, j'en avais trop subi quand j'étais petite avec tous les voisins qui venaient sans cesse me dire qu'ils étaient désolés du départ de ma mère et qu'un jour je la rejoindrai, ah ça jamais! Je m'en refusai, je refusai même de lire ses lettres ou de garder l'argent qu'elle envoyait par la poste, elle n'était plus rien pour moi à partir du moment où je fus assez grande pour comprendre qu'elle avait quitté mon père pour mon parrain. J'avais coupé tous liens maternels avec elle! Aujourd'hui dans ma vie il n'y a que mon père et Andrew... encore faut-il que je lui dise ce que je ressens à son égard et qu'il ressente la même chose de son côté... roh! Ne parlons pas des sujets qui rendent triste, j'en ai horreur et ce n'est vraiment pas le moment!

J'arrivai enfin à ma voiture avec une certaine dose d'apaisement dans le coeur, enfin je serais au chaud dans ma petite titine, autrement dit ma voiture, mon petit bijoux que j'avais depuis maintenant deux belles années. L'odeur de ma pizza venait titiller mes narines ce qui ne faisait qu'accroître ma faim d'ailleurs, mon ventre ne put s'empêcher de lâcher un grognement digne d'un lion, lui aussi avait faim et il me le faisait visiblement bien comprendre. Morte de honte et de peur qu'on l'ai entendu, je baissai la tête afin que personne ne voit mon visage et ne me reconnaisse avant de m'étiqueter sous le pseudonyme de « La fille au ventre de lion ».
Au moment où je m'apprêtai à relever la tête afin de piocher mes clés - que je n'avais pas encore remarqué - dans la poche arrière de mon jean, je sentis le poids de la pizza sur ma main droite devenir aussi léger qu'une plume, mes yeux se tournèrent alors en direction de cette paume tournée vers le ciel et dans laquelle il n'y avait plus rien, en l'espace d'un demi-dixième de seconde je fronçai les sourcils avant d'essayer de me retourner vers ce voleur dont j'ignorai encore l'identité, mais hélas, il m'empoigna le poignet avant de faire de même avec l'autre sans que je puisse me débattre ou même me retourner, je le sentais pourtant derrière moi et je ne pouvais même pas voir son visage, ou du moins, je le voyais dans le reflet de la fenêtre, mais arriver à mettre un nom sur une image où on ne voit rien reste assez dur à faire.

Pendant l'espace d'un instant je me mis à paniquer, après tout, il se pouvait parfaitement que ce soit une personne inconnue au bataillon qui cherchait juste à assouvir un fantasme sexuel quelconque, mais rapidement, l'intonation de sa voix me fit penser à une personne que je connaissais assez bien, si ce n'est même un peu trop bien à mon goût! L'angoisse et la panique qui s'étaient emparées de mon corps il y a encore quelques instants venaient de se transformer en une colère qui ne fit que s'agrandir quand je remarquai enfin la boite où se trouvait ma si belle pizza sur le toit de la voiture à laquelle je faisais face, mais en même temps, je remarquai une pointe de soulagement quand je compris qui il était, mon coeur s'arrêta aussitôt de battre à une vitesse intenable afin de reprendre un battement plus approprié à ce moment. Sa voix ne manqua pas de résonner dans ma tête, elle était différente de d'habitude et il semblait en prendre un malin plaisir que je ne partageai pas du tout de mon côté.
Quand enfin il termina de parler avec sa voix rauque dont j'avais horreur, je baissais la tête en direction de mes pieds et je ne vous cache pas qu'à ce moment-là, l'envie de les utiliser pour lui en mettre un là où je pense me traversa l'esprit, encore une fois, je ne le fis pas, ce n'était pas mon genre de frapper, où du moins, quand on me cherchait trop et quand IL me cherchait trop. Mes poings en revanche c'était une autre histoire, ils se serrèrent comme pour le forcer à me lâcher, j'essayai de rassembler toutes mes forces afin d'avancer mes bras vers mon torse pour qu'il me lâche enfin, mais sans résultats, sa puissance était-elle que je ne pouvais lutter - bon, d'accord, je n'ai pas vraiment une grande force également -, bref! Si je ne pouvais utiliser mes poings alors j’utiliserai les mots, je pris alors une profonde inspiration afin de me calmer légèrement et de ne pas lui hurler dessus.
« Parce que tu te considères comme un loup? » Dis-je enfin dans un soupir plutôt moqueur qui allait contre ma volonté dans lequel je rassemblai une toute nouvelle fois mes forces afin qu’il me relâche, en vain…

Je finis tout de même par me ressaisir, je tournai la tête de gauche à droite afin de voir s'il n'y avait pas une personne qui soit capable de venir m'aider mais personne, en l'espace d'un instant le parking s'était complètement vidé nous laissant alors tous les deux avec en guise de lumière celles des lampadaires qui ne faisaient que bouger à cause des quelques rafales de vent qui jouaient à présent avec eux. Il me tenait toujours et ne semblait visiblement pas prêt à me lâcher. C'est dingue à quel point il pouvait m'insupporter, depuis ce jour où je lui avais engloutis sa voiture en faisant une simple marche arrière et qu'il avait refusé mes amples excuses, on ne pouvait s'empêcher de se chercher continuellement ou plutôt, il ne pouvait s'empêcher de me chercher pendant que de mon côté, je répondais bêtement à ses chamailleries, mon père m'avait souvent dit que le meilleur moyen de lasser une personne qu'on n'aimait pas était de ne pas répondre à ses piques, encore une fois, hélas, je ne pouvais m'en empêcher, j'avais beau être une jeune femme timide et discrète, depuis qu'il m'avait ridiculisé en refusant mes excuses, je ne pouvais m'empêcher de rentrer dans son jeu dans lequel il ne s'en sortirait pas toujours vainqueurs
.

« Lâche moi, bon sang! » Lui ordonnai-je enfin tout en utilisant mes forces une toute dernière fois. Je n'étais pas vraiment d'humeur à jouer et surtout pas avec lui, ma dissertation ainsi que mon chien m'attendaient à la maison et je devais rentrer le plus rapidement possible afin d'aller me coucher tôt et d'arriver au lendemain matin afin de reprendre ma vie ordinaire. Mon regard se figea sur la vitre de la voiture dans laquelle j'apercevais le visage de ce blondinet exaspérant attendant un quelconque geste ou une parole de sa part.
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Edward W. Keathing
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Sam 31 Jan - 23:06

[Milles excuses pour le retard de mon post et pour sa médiocrité , mais j'ai une panne =/]

    Elle passait à l’attaque , mais au lieu de prendre peur inutilement , le sentiment qu’il était pris pour cible ne faisait que le réjouir encore plus . Comme un petit enfant en train de faire une énorme bêtise . Il redoutait certes le châtiment qu’il recevrait de toute façon , mais pour le moment , la proie était tombée dans sa toile , et qu’elle se débatte , qu’elle crie dans tout les sens , ou qu’elle use de toute sa force , cela n’allait rien changer : Elle était sa prisonnière . Enfin , disons que c’était plutôt un grand mot . « Prisonnière » . De quoi ? De ses deux mains ? Encore plus humiliant pour elle . Un rapide coup d’œil à droite , puis à gauche , avant de conclure par un sourire mauvais . Et oui , quoi de plus normale , surtout en constatant que le parking qui était bondé de monde il y a quelque instant , se vidait maintenant , et était à présent … O surprise , désert . C’était pas de chance tout ça , n’est-ce pas ? Un sourire ironique vint se dessiner sur ses lèvres . Décidément , aujourd’hui était vraiment un jour qui penchait en sa faveur . Il allait enfin pouvoir se venger de ce jour ou elle avait massacré devant ses yeux ahuris sa très chère voiture . Autant lui dire tout de suite qu’elle allait le payer cher . Comme le petit Chaperon Rouge , tiens … Et bien le Méchant loup était de sortie ce soir , et autant vous dire tout de suite que ça allait faire mal . Très mal même .

    Elle était … Fâchée ? En tout cas , c’est la sensation qu’il ressentait quand son petit corps de rien du tout essayait de lutter contre le siens . Ah , qu’est ce que c’est bon de dominer la situation , surtout quand on à la force de le faire . Oui , il le clamait haut et fort , ce qu’il était en train de faire , c’était un pur abus de pouvoir . Resserrant sa prise autours des poignets de la jeune femme , il lui manifesta là sa non-envie de la lâcher . Pas ce soir . Il allait attendre …Hum… Il réfléchit un court instant … Ah , une bonne idée : Il allait attendre qu’elle se mettre à genoux , qu’elle l’acclame , qu’elle chante ses louanges , avant de lui rendre ses pieds . Oh , bien sûr , elle devait lui passer un bout de pizza , bien sûr . La seule chose qui le déçut le plus dans ce court instant qui venait de s’écouler , c’est que sa tentative de « je me fais passer pour le super méchant sortit de nulle part » n’avait absolument pas marché , et il avait tout de suite été découvert . A croire que sa voix venait la hanter tout les soirs depuis des jours et des jours et qu’elle la connaissait à présent par cœur . Ah , encore une fois il était perdu dans ses films , et il s’imaginait un tas de choses sans doute fausses et débiles . Beaucoup de personne auraient sans doute fuis si elles avaient pu observer le contenu farfelu de sa tête . Bref , aujourd’hui , le mot d’ordre n’était pas à l’originalité , mais plutôt à la vengeance . Douce et amère . Un léger rire , froid et sadique s’empara de ses lèvres . Comme si il avait envie de la lâcher , tiens . Non , au contraire , il la tira brusquement en arrière , bloquant au passage ses deux poignet dans l’étau de ses mains décidément immense à côté de ses ridicules petit poignets .
    « Te lâcher » siffla-il , « Je ne vois pas pourquoi je devrais faire un acte aussi absurde » , ricana-il .

    Sa main libre passa doucement sur la joue de la petite demoiselle . Un grand sadique . Ce n’est pas bien de s’amuser avec ses proies , il le savait bien , mais c’était plus fort que lui . Sans doute avait-il envie de la voire folle de rage après lui , sans doute à un tel point qu’elle lui aurait flanqué une paire de baffe sans même qu’il s’en rende compte . Sa vengeance était là . Infiniment présente . La rendre folle de rage , lui faire perdre les pédales . C’était chou non ? Pareil à une légère brise , sa main caressait lentement la peau de la jeune femme au niveau de la joue , avec une telle douceur qu’on n’aurait sans doute pas cru qu’il pouvait exister un quelconque sentiment de haine dans son geste . Vengeance . Tout n’était que vengeance ce soir . « Alors , alors , Petit Chaperon , on ne sait plus quoi dire » plaisanta-il . Pauvre , pauvre petit Chaperon .

    C’était si facile de tout manipuler , et surtout quand ce « tout » se trouvait entre nos mains ? Un peu comme quand son très chère père le manipulait et le forgeait à l’image d’un parfait gentleman anglais . Droit , sans reproche à faire , sans défaut . Il avait gardé ce goût de vouloir tout maîtriser et de tout manipuler . Sans doute ce qui l’avait poussé au suicide . Le suicide . Cet acte qui se manifestait encore sur son bras sous la forme de deux longues lignes blanches . Oui , un jour il avait essayer de tricher et d’achever sa vie un petit peu plus tôt . Un jour il avait essayé . Mais ça n’avait rien donné . Rien du tout …

    « Alors … On ne dit plus rien ? »
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Sam 7 Fév - 0:05

[HJ: C'est pas grave =), c'est à mon tours de m'excuser d'avoir prit un peu de temps à répondre.]


Edward W. Keathing aurait parfaitement pu être une personne adorable avec qui se promener pouvait être fort sympathique, il avait l'allure du bon garçon, les manières d'un véritable gentleman - bien que là ce ne soit pas le cas - et avait de la conversation. On aurait parfaitement pu s'entendre, d'autant plus que d'après ce que je connaissais de lui, nous avions de nombreux points communs comme celui de la vitesse! La vitesse, elle était la meilleure des choses, j'aime tellement quand, au volant de ma voiture je fais grimper la flèche de l'indicateur de vitesse au-dessus des 120km/h, c'est étrange, mais pourtant je ne pouvais m'empêcher de le faire sur ces longues routes droites de Forks, en allant vite j'avais comme l'impression de pouvoir faire le vide, ne penser à rien d'autre qu'à la maîtrise du volant, c'était un merveilleux moyen de se concentrer sur une seule chose et je dois avouer que cela m'avait beaucoup aidé à me concentrer sur autre chose que sur Andrew... en effet, bien qu'étant une bonne élève - pour ne pas dire excellente -, j'avais eu un très mauvais cap, celui où, au lieu de m'occuper des cours je préférai m'occuper de ce jeune homme pour qui mon coeur battait, et en conséquence, mes notes avaient considérablement chuté au risque que la conseillère d'orientation prévienne mon père. Enfin, un souvenir de plus afin de pouvoir vous dire que depuis que j'avais fait la connaissance de la vitesse, ma concentration était-elle que je pouvais m'occuper des cours sans forcément constamment prêter attention à ce jeune homme qui hantait la presque totalité de mes rêves.

La vitesse aurait pu être un de nos nombreux points communs dans lequel nous aurions partagé durant des heures des paroles jusqu'à en venir à chacun retourner à notre voiture avant de finir par faire une course cherchant à savoir qui était le meilleur conducteur. Hélas, il n'en était rien, entre Edward et moi un énorme fossé avait été creusé à partir du jour où j'avais eu le malheur d'enfoncer sa voiture en voulant faire une petite marche arrière, même mes plates excuses faites devant son portail n'avaient servi à rien, il était resté de marbre face à mon humiliation presque public et préférait de loin chercher constamment à m'énerver plutôt que de chercher à faire un peu plus connaissance. Il y a quelques jours j'avais eu dans l'optique d'aller lui laisser un mot sur le pare-brise de sa voiture avec encore une fois de plates excuses et également quelques billets afin de payer les réparations déjà faites bien évidemment, mais non, certainement de peur qu'il ne m'humilie une autre fois j'avais rapidement décidé de ne pas m'écouter, après tout, le meilleur moyen qu'il se désintéresse de sa vengeance à mon égard était que je l'ignore complètement autant que possible, mais encore une fois, j'en étais incapable, quand il me cherchait je ne pouvais m'empêcher de rentrer dans son jeu comme une pauvre idiote! N'étant pas du genre à me laisser faire et encore moins par une personne comme lui, je ne cessai jamais de répondre à ces piques et autres petites remarques. Finalement, nous n'étions pas fait pour être amis ou même collègues, trop différents ou peut-être trop similaires - ce qui était impossible - nous préférions de loin nous « des tester » plutôt que d'enterrer la hache de guerre une bonne fois pour toute.

Nous étions à présent complètement seuls dans le parking, aucun moyen donc pour moi de crier à l'aide pour que l'on vienne m'aider, et de toute façon je ne l'aurai pas fait, entre Edward et moi c'était plus à qui sera le meilleur sans utiliser de moyen artificiel et j'avoue que là, il dominait, ses mains me retenaient les bras et m'empêchaient de bouger, j'étais coincée, prisonnière, l'objet de sa vengeance sans fin et de la haine qu'il avait à mon égard. J'admets ne pas être la meilleure conductrice possible et d'être d'une maladresse à en faire rire un mort, mais de là à ce qu'il éprouve un tel sentiment c'était un peu pousser le bouchon trop loin vous ne croyez pas? Enfin, venant de la part de ce grand jeune homme blond rien ne m'étonnait, il était si... étrange qu'à vrai dire ne pas le connaître aurait certainement été la meilleure des choses qu'il me soit arrivée! Depuis que je l'avais « connu », nous ne nous entendions pas du tout, il était l'huile et en somme j'étais le vinaigre, il était le chien et moi le chat, la musique classique et le hip-hop, nous étions diamétralement opposés et destinés à ne jamais nous entendre. De quoi faire peur à plus d'une personne.

Prenant une profonde inspiration, je m'apprêtai une toute nouvelle fois à bouger mes bras dans l'espoir de me libérer, mais à la place je ne fis qu'écouter ce qu'il avait à me dire, je le regardai à travers la vitre de la voiture et plissant les yeux, je fronçai les sourcils. Il prenait un grand plaisir à me faire culpabiliser ainsi, comme-ci cette voiture avait été une chose précieuse à ses yeux - ce qui n'était sans doute pas le cas, connaissant le nom de Keathing, j'étais au courant que son père croulait sur l'or et qu'il ferait de son fils son auto-portrait -, ou au contraire, l'excuse qui l'avait poussé à m'en vouloir ainsi. Je ne le connaissais pas avant cette scène, je ne l'avais croisé que très peu de fois et mon père me disait souvent que les Keathing étaient des personnes assez sélectives sur leurs relations, les avoir en amis ou « dans la poche » était presque une bénédiction de Dieu pour mon père, malheureusement pour lui, de là à dire que j'entretenais de bons rapports avec le fils Keathing était abusé, certes nous nous voyons régulièrement par hasard, mais jamais nous avons partagé un sourire ensemble ou même un regard complice, à partir du moment où nous nous retrouvions dans la même salle, ce n'était que regards noirs et vengeance venant de sa part... désolée papa, jamais tu ne les « auras dans la poche », de ma faute... et voilà qu'encore une fois il réussissait à me faire culpabiliser, cette fois ce n'était pas à cause de sa voiture, mais à cause de mon père! Ce que je pouvais le détester!

Je ne préférai pas répondre à ses remarques du moins, jusqu'au moment où je sentis qu'il m'attira en arrière, j'eus un léger sursaut face à ce geste, mais il n'était rien comparé à ce qui allait arriver. Celui-là, je ne l'avais même pas imaginé dans mes rêves, alors que je m'apprêtai cette fois-ci à lui mettre un coup de pied là où ça lui ferait le plus mal je sentis sa main tiède venir caresser ma joue. Stupéfaite? Étonnée? Frustrée? Je ne sais pas laquelle de ses émotions passa dans mon corps, mais une chose est sûre, ce geste là je ne le compris pas du tout, comme-ci l'espace d'un instant cette envie de vengeance disparut de lui pour laisser place à un peu tendresse. Mon coeur s'accéléra au moment même où je sentis main toucher ma peau, avalant ma salive, je ne sus même pas ce que je devais faire, hésitant entre la peur et la compassion, même les mots ne trouvaient pas d'ordre à l'intérieur de ma tête.
C'était presque impossible, insensé, cette douceur particulière qui se dégageait de lui était étonnante et finalement me laissait peut-être à présager que rien n'était impossible et qu'une entente serait peut-être envisageable... Que nenni, si vraiment je savais ce qu'il avait au fond de lui je n'aurai certainement pas ce genre de question qui me trotte en ce moment dans la tête.

Enfin, il reprit la parole me contraignant à revenir à la dure réalité dans laquelle j'étais de nouveau prisonnière mais proche de lui
.

« Lâche moi! » Lui ordonnai-je presque de ma voix assez tremblante par le froid de Forks qui était venu me glacer les os depuis que j'étais à l'extérieur, puis, je finis par reprendre d'un ton un peu plus calme, mais tout aussi résolu à ce qu'il me lâche. « Je peux savoir pourquoi tu t'acharnes sur moi? » Finis-je par lui demander, à vrai dire, je connaissais la réponse ou du moins, je pensais la connaître mais, il fallait que je sois sûre si il s'agissait bien de cette excuse complètement infantile.
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Edward W. Keathing
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Sam 7 Fév - 17:04

    Il n’était pas fait pour être un grand méchant , et encore moins pour être taillé à la même enseigne que son père . Et pourtant , tout le monde lui donnait toujours cette image-là . « Comme son père » . Comme un refrain qu’on chante à tu-tête , comme un disque qui passe en boucle . Et ce n’est certainement pas lui qui pourrait y changer quelques chose . Cette fille , dans le fond , elle n’était q’une pâle copie de toute les autres filles du monde . Elle ne voyait que ce qu’on lui racontait , et ça paraissait tellement vrai que dans le fond , elle y croyait tout de suite . soumis à l’image qu’on s’était fait de lui , il adoptait petit à petit le rôle qu’on lui avait cousu sur mesure , et il était absolument consterné de voir que tout le monde trouvait ça normal . Non , ce n’était pas normal d’être aussi méchant et cupide . Ce n’était pas lui , cet inconnu au pâle reflet . Cette image qu’on avait modelé pour un jour succéder à quelqu’un d’autre . Est-ce que quelqu’un était capable de comprendre cela ? Et encore pire : Est-ce que quelqu’un était capable d’endurer ça , rien qu’une fois dans sa vie . Porter un masque . Encore et toujours . Amplifier et maîtriser ses réactions , ses émotions , et même ses pensées , et tout ça parce qu’on pense que l’on est ainsi . Elle n’avait sans doute jamais pensé à cela l’espace d’un instant . Elle pensait sans doute qu’il était un petit fils à papa croulant sous l’argent et la fortune , et qui était sans doute aussi peu fréquentable que papa . L’endroit ou tout le monde se trompait , sans hésitation . Il n’était pas infréquentable . On l’avait rendu infréquentable .

    Et puis , il y avait la compétition . Car son âme elle-même était une compétition . Entre le « Edward de Papa » et le « Edward de tout le monde » . Oui ou non , lequel des deux , qui soi-je écouter , comment dois-je faire , qui suis-je , suis-je obligé d’avoir à subir tout ceci ? Question perpétuelle qui divisait son esprit en deux . Et parfois , il devenait complètement dingue , se prenant la tête dans les mains , et ce n’est pas les cris perçant qu’il poussait qui allait changer quoi que ce soit . C’était trop complexe dans sa tête , et d’ailleurs , comme il se l’était bien souvent répété , il n’y avait pas de place pour deux personne dans sa tête . Une seule seulement pouvait avoir le pouvoir , et un jour ou l’autre , une des deux parties allait définitivement sombrer . Devait-il vous laissez deviner laquelle des deux parties dominait pour le moment ? Bien sûr , l’Edward de papa avait une très nette domination sur la situation , profitant sans aucun scrupule des faiblesses des gens les plus faibles , et les écrasants sans le moindre regret . D’ailleurs , il ne parvenait pas à s’expliquer pourquoi il agissait toujours ainsi en présence de cette fille . Pourquoi il agissait comme celui qu’il devait être , et non pas comme celui qu’il était . Peut-être parce que dans son regard , il lisait ce qu’elle pensait de lui . Marqué en grand sur son front , il voyait le cliché de l’enfant modèle réapparaître , et cela le brûlait sans doute tellement qu’il avait fini par nourrir une rancœur envers cette jeune femme . Pensait-elle vraiment cela ? Ou bien était-ce son imagination ? Il s’était posé quelques fois la question , mais il ne l’avait jamais demandé à la jeune femme .

    Et pourtant , son geste qui avait été calculé pour la mettre dans un état encore pire que celui dans lequel elle était . Mais alors que sa main tiède parcourait la jour , effleurant d’un geste délicat celle-ci , la réaction n’était pas du tout celle à laquelle il s’attendait , et à vrai dire , elle eu comme effet de le déstabiliser . Pas de mot blessant , pas de rebuffade . Rien . La partie de son esprit forgé comme celle de son père plongea alors dans un gouffre sombre , et enfin , il retrouva ses esprits . Son esprit de gamin écervelé qu’il avait en présence de tout le monde , en général , mais qu’il n’avait jamais en encore en présence d’elle . Elle serait sans doute choquée , déstabilisée , et elle le prendrait même pour un fou , tiens . Mais lui expliquer comment son cerveaux fonctionnait , elle serait encore un petit peu plus plongée dans l’incompréhension . Incompréhensible , c’était bien le mot . Et puis , comme si le temps venait de redémarrer une fois , il sentit de nouveau le corps de la jeune femme s’agiter dans l’étau du siens . Il la serrait fort . Il ne s’en était pas rendu compte avant , mais à présent il pouvait très clairement sentir la pression de ses poignet sur les siens . Il desserra doucement . Pas de trop , non plus . Juste ce qu’il fallait . Si jamais elle se retournait et qu’elle lui en collait une , ce qui selon lui allait forcément se produire , alors il plaiderait coupable , et pour une fois , il n’essayerait même pas de lui répondre quelques chose . « Lâche-moi » , lui siffla-elle . Elle tremblait . De froid ? Dans son manteau bien épais , ainsi que son écharpe , il ne sentait pas le froid arriver . Rien du tout . Peut-être un tout petit peu , mais pas grand chose . « Je peux savoir pourquoi tu t'acharnes sur moi? »

    Ah . La question piège . Les règlements de compte tardifs et les explications qui n’allaient sans doute jamais en finir . Comment lui expliquer clairement , sans provoquer une crise de nerf chez elle , et de préférence sans l’embrouiller encore plus . Déjà , il ne voulait pas la lâcher . Pas pour encore , quand elle se retournerait , affronter son regard , et replonger encore une fois dans des querelles d’enfants . Parce qu’elle devait le comprendre . Il n’était pas ce qu’il était . Une phrase sans aucun sens digne d’un feuilleton à l’eau de rose dont raffole les ménagères . L’espace d’un instant , il aurait vendu corps et âme pour qu’elle puisse lire ses pensées et comprendre ce qu’il avait dans la tête une bonne fois pour toute . Etait-ce encore une fois trop demander ? Mais il allait y arriver . La barrière de colère qui était dressée entre eux deux venait de s’effriter légèrement , au même instant que leur approche . Comme si la distance avait un effet quelconque sur leurs humeurs . Il la sentait calme , mais aussi , il sentait qu’elle n’y comprenait pas grand chose . Après tout , qui pouvait comprendre quelques chose aux malheurs d’un garçon ? Certainement pas une fille , n’est-ce pas ? Mais si elle utilisait un tout petit peu sa matière grise , alors tout allait bien aller . Oui . La rassurer ? C’était contraire à tout les principes qu’il avait eu jusqu’à présent envers elle . Et puis , à quoi bon . A quoi bon … Sa main vont de nouveau à la rencontre de la pommette de la jeune femme , effleurant doucement celle-ci , comme si il avait été capable de la briser d’un seul coup .


    Il inspira un grand coup , avant de détacher soigneusement chaque mot . Chaque mot qu’il prononçait , pour qu’elle en saisisse bien le sens . Parce que si elle ne saisissait pas , il pouvait se considérer comme cuit , voir même foutu . « Parce que dans ton regard , je vois celui que je dois être » . Chaque mot lui écorchait la gorge , comme si il avalait un paquet d’épingle ou encore des ronces . « Parce que je sais très bien ce que tu penses de moi . Tu n’est pas bien différente des autres . Toi aussi tu me vois comme une réplique parfaite , n’est-ce pas ? » .
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Dim 8 Fév - 2:50

Nombreuses étaient les raisons qui poussaient Edward à penser ce genre de choses de moi. Il ne n'aimait pas, avait visiblement une haine immense envers tout mon être et ne voulait pas enterrer la hache de guerre. Il n'avait peut-être même pas tord sur ses propos, moi qui souvent disais que je n'écoutai jamais les bruits de couloirs et autres ragots, je ne pouvais au final, pas m'empêcher de comparer la vérité à ces mots. Étais-je pour autant comme les autres? Me fiais-je aux apparences? C'est donc comme-ça qu'il me voyait? J'avoue ne pas comprendre ses changements d'humeurs et encore moins les raisons de son acharnement mais, une chose était sûre, nous ne nous connaissions pas, nous pensions peut-être avoir réussi à cerner la personnalité de l'autre, mais il n'en était rien, je remarquai ne pas connaître le véritable Edward mais seulement celui que l'on m'avait dit et il ne me connaissait pas, il pensait que j'étais comme tous les autres à ne croire que par leurs pensées et non par les miennes, il avait tort, je ne croyais que ce que je voyais et rien d'autre. Personne ne me dictait ma façon de penser et personne ne le fera jamais, mon père me l'avait appris, avoir l'esprit ouvert était une chose primordiale dans la vie que j'avais visiblement envoyé aux oubliettes à partir du moment où Edward refusa toutes mes excuses.

Les gestes qu'il avait à mon égard me déstabilisai assez, jamais je n'aurai pensé qu'il puisse avoir le moindre geste doux à mon égard, j'aurai même été moins étonnée de recevoir une gifle de sa part plutôt qu'une caresse sur la joue. C'est pourquoi, en plus de la distance qui venait de se réduire entre nous, je me mis à frissonner de nouveau quand il refit son geste, sentir sa main sur ma joue était tellement inattendue que je ne savais pas du tout si je devais le prendre comme une attention particulière ou comme un nouveau défi qu'il me lançait. L'être que représentait Keathing fils était d'une perplexité telle qu'il relevait du casse-tête chinois. Il fallait vraiment avoir une grande patience pour le comprendre ou pour essayer de le comprendre, je ne dis pas que je l'étais, loin de là même, mais, je m'efforçai d'être la plus à l'écoute possible.
Je ne lui faisais pas encore face, la seule chose qui me permettait de le voir était la vitre de la voiture où là encore, je ne voyais que très peu de choses, les sourcils froncés, je sentis juste une pression moins forte sur mes poignets, peut-être allait-il enfin m'a lâché une bonne fois pour toute? Impossible, je m'étais une fois de plus faite trop de films dans la tête, ce n'était pas pour aujourd'hui, pas maintenant, certainement qu'au moment où il me lâcherait j'en profiterai pour lui mettre une bonne gifle, ce qui me traversa l'esprit, afin de me « venger » à mon tour de la légère douleur qu'il me provoqua aux poignets. Enfin, pour le moment je préférai ne pas y penser et m'occuper plus de ce que j'allai lui dire. J'écoutai chacune de ses paroles, remarquant qu'il changea d'intonation, n'étant plus moqueur comme avant, il en devint presque sérieux et curieux de savoir ce que réellement je pensais de lui. Je sentais son torse dans mon dos ainsi que le rythme de sa respiration, d'ailleurs, le souffle frais qui se dégageait de ses narines venaient lentement s'engouffrer dans mon cou ce qui provoqua à un frisson sur cette partie. Mon coeur quant à lui s'accélérait, je cherchai à mon tour les mots justes pour lui répondre afin de ne pas le froisser pour ne pas reprendre ses querelles infantiles, pour une fois que nous pouvions avoir une discussion dite « sérieuse » et apprendre à nous connaître, je n'allai pas tout gâcher pour une simple parole mal placée. Il commençait à s'ouvrir, je n'allai pas risquer qu'il se referme aussitôt!


« Dans ce cas, tu vois très mal dans mes yeux Edward. » Commençai-je alors à lui dire. Non, je ne voyais pas en lui comme les autres, je m'étais simplement fait une image trop rapide de lui et j'avais - je l'avoue - démarré au quart de tour quand il haussa le son de sa voix la première fois que nous échangeâmes des paroles. Je pris une profonde inspiration, relâchant la force que j'avais dans les bras, je ne lâchai pas la vitre dans laquelle je pouvais le voir, mes sourcils étaient encore froncés, j'étais décidée à lui comprendre ce que je pensais de lui et qu'il se trompait parfaitement sur moi, je n'étais pas comme les autres - du moins, je l'espérai, enfin, je crois -. « Je vois seulement ce que tu me montres de toi. » Rajoutai-je alors. Non je ne cherchai pas à le culpabiliser et de toute façon, je pense qu'il ne serait pas du tout, mais, j'essayai au moins de lui faire comprendre qu'il donnait lui-même une image qui nous faisait penser qu'il était bien l'être que nous voyons et non celui qu'il voulait être.

Un silence arriva alors. Cette fois, je ne lui laisserai pas le temps de me répondre et je ne laisserai pas le temps au silence de s’imposer! J’avalai ma salive avant de baisser la tête, cherchant encore une fois mes mots, je me mordillai nerveusement l’intérieur de mes joues et enfin, je décidai de parler, relevant la tête, je décidai de me tourner et de lui faire face!
Bras croisés à cause de mes poignets qu’il tenait encore avec moins de force, je levai un peu plus la tête afin de voir ses yeux. Ayant marre de le regarder à travers une vitre, je voulais affronter son regard quand je lui ferais part de la suite de mes mots, je voulais desseller une émotion ou un quelconque rictus sur son visage qui me ferait comprendre qu’il ne se fichait pas vraiment de ce que je pensais de lui.
« Edward, m’as-tu déjà souri une seule fois? Est-ce que nous avons déjà échangé ne serait-ce qu’un regard complice? Je ne crois pas. La seule chose que nous avons en commun et qui nous rapproche, et encore, je ne pense pas que ça nous rapproche, c’est la vitesse! Ne viens pas me dire que tu vois dans mes yeux la même chose que dans ceux des autres, je n’ai qu’une image de toi qui me paraît totalement justifier par tes actes. » C’était dit, je lui avais enfin répondu et j’espère sincèrement qu’il comprendrait ce que je voulais lui dire. Les seuls mots que nous échangions n’étaient jamais bien gentils, nous ne nous connaissions donc très peu.
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Dim 8 Fév - 15:59

    « Dans ce cas, tu vois très mal dans mes yeux Edward. »

    Le coup fatal qui le désarma complètement . Alors qu’il avait pensé avec force et conviction qu’elle était absolument identique aux autres , et qu’elle pensait sans doute la même chose que toute ces personnes , autours de lui chaque jours , il venait d’entendre ce qu’il n’aurait jamais cru entendre un jour de la part de quelqu’un . Pour une fois , dans toute sa vie , on ne courbait pas le dos devant son humeur massacrante et on ne le rangeait pas tout simplement au placard avec la mention qu’il connaissait maintenant par cœur . Non , cette jeune femme qu’il avait sous-estimé venait de lui renvoyer en pleine face ce qu’il avait un jour espéré qu’on fasse . Le traiter d’abrutit , même si c’était déjà fait , mais non pas sous l’effet de la colère , mais plutôt en étant pleinement conscient de ce qu’on disait . Elle n’était pas en colère et au contraire , elle mettait dans sa voix quelque chose de particulier . Comme si , pour une fois , il n’était pas question de dispute ou de querelle entre eux deux . Comme si , pour une fois , un dialogue allait pouvoir enfin naître . Une parole qui allait être différente d’un coup bas ou d’une insulte . C’était étrange d’envisager les choses sous cet angle , car entre elle et lui , on avait longtemps cru que l’entente n’était pas possible . Ce n’était qu’un essais , et il n’était pas dit que cela allait fonctionner . Mais il allait essayer . Elle essayait , alors lui aussi . Il reconnaissait ce qu’elle venait de lui dire . Il avait tord de penser qu’elle pensait comme les autres . Ce qui signifiait donc qu’elle pensait différemment que ce qu’il avait toujours pensé d’elle . C’était assez … Impossible à envisager pour lui , car lui-même n’avait jamais pu l’envisager autrement . Simplement .

    Elle voyait simplement ce qu’il montrait de lui . Ce qu’il s’expliquait dans sa tête venait de s’échapper des lèvres de la jeune femme . Si elle pouvait comprendre cela , alors pour lui , c’était comme un cadeaux . Parce que si elle comprenait qu’il pouvait être un autre , alors peut-être qu’il existait une entente possible entre elle et cet autre . Il était à présent pensif . Et non pas colérique et impulsif comme à son habitude . Pensif sur ce qu’elle venait de dire . Elle s’était sans doute attendu aussi à ce qu’il réagisse avec force , et même à ce qu’il se moque d’elle , peut-être . Mais rien de tout cela . Sa réflexion venait de le plonger dans le silence . Petit à petit , son visage changeait . L’expression grave qu’il avait pris se détendit , la ligne droite qui s’était formé sur son front se détendit elle aussi , et son visage pris une expression plus sereine . Calme , et même réfléchie . Et puis il revint brusquement à ses pensées . Comme si on venait de le frapper violemment , ou bien comme si il se réveillait d’un long sommeil . Elle venait de se dégager , et à présent elle lui faisait face . Etrange visage ou des expression inconnue de l’ordinaire se mêlaient . De la compréhension , peut-être ? Qui sait … Parce que tout semblait être différent à présent . « Edward, m’as-tu déjà souri une seule fois? Est-ce que nous avons déjà échangé ne serait-ce qu’un regard complice? Je ne crois pas. La seule chose que nous avons en commun et qui nous rapproche, et encore, je ne pense pas que ça nous rapproche, c’est la vitesse! Ne viens pas me dire que tu vois dans mes yeux la même chose que dans ceux des autres, je n’ai qu’une image de toi qui me paraît totalement justifier par tes actes. » Elle venait de le dire . Et il n’avait pas rêvé . Non , il ne lui souriait jamais . Il n’avait jamais eu de regard complice avec elle , et il n’avait encore rien partagé avec elle . C’est vrai . C’était dommage , aussi .


    Ses mains glissèrent alors , libérant les poignets de la jeune femme de la prison dans laquelle ils avaient souffert . Il venant de la lâcher , la laissant décroiser les bras , se mouvoir librement , mais également il lui offrait l’opportunité de se venger . Car c’est ce qu’il avait cru percevoir chez elle : la vengeance . Elle allait sans aucun doute , le frapper . Ou allait-elle le frapper , il n’en avait aucune idée . Un sourire vint se tordre sur ses lèvres , chose qu’il avait pour la toute première fois avec la demoiselle . Tout aurait pu être beaucoup plus simple . Plus simple . « Si seulement .. » . C’est ce qu’il se répétait dans sa tête . « Si seulement j’avais accepté tes excuses , il aurait pu en être autrement , tu ne crois pas » . C’est la seule phrase stupide qu’il ajoutait à la conversation . Un sourire , cette fois-ci un tout petit peu plus vrai vint illuminer un tout petit peu le visage du blondinet . Comme si il venait de se rendre compte qu’une amitié n’était pas impossible . « Mais tu m’en veux , n’est-ce pas ?» , demanda-il sur un ton qui était un tantinet inquiet. Parce que un acte aussi injuste que le siens , condamner une personne sans même lui laisser le temps de nous connaître , et sans même laissez le temps de se connaître , c’est injuste . Beaucoup plus qu’il ne le pensait .

    « J’ai été injuste , alors ? » se murmura-il à lui-même , comme si il allait pouvoir y répondre tout seul comme un grand . Son regard se porta sur le poignet de la jeune femme , légèrement rougit là ou sa main avait serré . Injuste , n’est-ce pas ? Un frisson remonta le long de son corps , comme si on lui envoyait une décharge électrique . C’est lui qui était à l’origine de tout cela , et cette fois-ci , il n’avait aucune espèce de prétexte à utiliser , aucune forme de protection quelconque . Il en était venu au main , et il avait blessé volontairement , même si le « volontairement » n’était pas le bon mot . S’excuser ? Elle était bien bonne celle-là . Comme si des excuses pouvaient réparer tout ce qu’il avait fait . Pas même la stupide excuse d’un emportement quelconque . C’est décidé , il n’allait plus recommencer tout ceci . D’ailleurs , une idée venait de naître dans sa tête . Une idée certes qui n’était pas très brillante , mais qui était déjà mieux que rien . Du moins , c’est ce qu’il pensait fermement . La seule chose qui lui restait à faire , c’était de la lui soumettre . Avec une rapidité éclaire , il saisit son poignet entre ses mains , et il lui montra . Il lui montra la marque légèrement rouge . Ca . Est-ce qu’elle le voyait , cette chose ? Elle devait le sentir aussi . Comme une brûlure . Est-ce qu’un jour elle pourrait oublier ça ? Facile , non , dit comme ça . Mais les blessures sont dure à oublier , et il était bien placé pour le savoir . Peut-être mieux placé que quiconque . Mais il n’était pas encore prêt à partager cela , avec quiconque . Des excuses n’y changeront rien . Le mal était fait . Et ce n’est pas la légère pression de sa main tiède sur son poignet qui allait changer quoi que ce soit .

    « J’ai bien peur d’avoir été trop loin cette fois . » Pour une fois , il reconnaissait , il admettait , et il voulait même faire l’effort de comprendre . C’était tout à fait merveilleux , n’est-ce pas ? Mais aussi , et ce qui était sans doute le plus surprenant de sa part , c’est qu’il était désolé . Comme si toute les fois ou il s’était disputés avec elle n’avaient jamais existé . Curieux . Assez curieux même . Mais dans le fond , qui pouvait lui en vouloir à l’instant . N’était-il pas en train de reconnaître à voix haute qu’il avait tord et qu’il avait mal agit ? Non ?
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Dim 8 Fév - 19:45

N'étant pas du genre à tourner trop longtemps autour du pot, j'étais consciente que ce que je venais de dire pourrait avoir l'effet d'une bombe, mais je voulais prendre le risque, je voulais enfin qu'il comprenne ce que je ressentais à son égard et je voulais lui montrer qu'il pouvait être lui-même devant moi, en espérant bien sûr qu'il ne soit pas réellement comme celui qui se présentait à moi à chaque fois que je le rencontrai en ville. Si vraiment il était ce garçon prétentieux qui aimait voir la colère dans le visage de ses « amis » alors ce que je venais de lui dire ne rimerait à rien. Mais tant pis, je prenais le risque d'avoir une nouvelle fois ses foudres au-dessus de ma tête, je prenais le risque qu'il se mette à éclater de dire devant moi surtout à présent que je lui faisais face.
Je m'étais alors forcée à me retourner, les bras à présent croisés je levai la tête afin de pouvoir regarder ses yeux que je ne lâchai absolument pas. C'était peut-être la toute première fois que je voyais dans ses yeux autre chose que de la vengeance et de la haine à mon égard ce qui ne semblait pas être la même chose de mon côté, en effet, alors que l'intonation de ma voix prônait pour le calme absolument, il en était tout autre dans mes yeux, ceux-ci étaient, à la différence de ma voix remplie d'une certaine colère, une certaine envie de lui dire à quel point il n'avait pas été des plus agréables avec moi. N'allez pas croire que je m'en plaignais, j'avais de mon côté également été une fille pas vraiment agréable, répondant à chacune de ses attaques je ne prenais même pas la peine de faire le premier pas qui « amènerait » peut-être à une certaine réconciliation.

Je pensais sincèrement que mes paroles n'auraient aucun impact sur lui, mais encore une fois je me trompai. Son expression de visage changea de tout au tout, oublié l'air fermé qu'il avait et cette voix grave qu'il prenait et qui j'avoue me faisait souvent peur. C'est alors que je sentis la pression dans ses mains se relâcher jusqu'à me lâcher les poignets, les sourcils froncés, je dois dire que je n'avais pas vraiment été la plus gentille dans mes paroles, le traitant presque d'une personne qui n'avait jamais de sentiments envers les autres, dans un sens, je m'en voulais légèrement, bien que je veuille lui faire comprendre que nous n'avions pas commencé sur la bonne pente. En même temps, si jamais ce jour-là je ne lui avais pas foncé dedans peut-être que nous n'en ne serions pas à ce stade là? Devais-je me lancer des pierres ou plutôt continuer de lui en vouloir pour les fois où nous étions à deux doigts de nous sauter dessus? Non, jamais je ne me jetterai les pierres, ce n'est pas une erreur de manipulation de ma part et surtout une foutue voiture engloutie qui avait changé cette rencontre!
Je ne lâcherai pas, continuant de le regarder dans les yeux, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait en ce moment, c'était tellement étrange que cela me faisait presque peur! Jamais je n'avais eu l'occasion de parler sérieusement avec Edward, jamais je n'avais vu une autre émotion dans son regard que celle qu'il me donnait à chaque fois, c'est-à-dire une certaine colère et cette moquerie continuellement affichée sur son visage. J'en avais parlé à mon père, et souvent il m'avait dit de le laisser tranquille, de ne pas m'occuper et surtout de ne pas prêter attention à ses attaques, mais, il m'était impossible de le faire, je ne pouvais m'empêcher de lui répondre, n'étant pas du genre à me faire marcher sur les pieds - j'avais hérité ça de ma mère - il n'était pas du tout question pour lui qu'il gagne à chacune de ses attaques, aussi diverses soient-elles!
Il marqua soudain un silence entre nous alors que je venais de finir de parler et qu'il m'avait enfin libéré. Je me touchai les poignets légèrement rougit par les pressions qu'il avait mis ainsi que part les frottements de nos peaux et à ce moment-là, je compris enfin que j'étais réellement libre, j'étais maître de mes gestes et je pouvais, si j'en avais envie, lui mettre ma main sur le visage, croyez-moi, cette idée me traversa à de nombreuses reprises l'esprit alors qu'un silence s'installait entre nous, je n'avais plus rien à lui dire, ayant vidé mon sac, j'attendais finalement une réponse de lui et c'est ainsi que je jugerai si il était bon ou non de le gifler!
C’est alors qu’il se mit à prendre la parole, relevant mes yeux jusqu’aux siens, j’attendis patiemment et écoutai sa réponse. Mon cœur se calma légèrement alors que je m’apprêtai à lui répondre avant qu’il ne reprenne une nouvelle fois la parole. Sourcils légèrement froncés, je ne comprenais pas vraiment ce qu’il se passait, lentement il changeait de comportement et je remarquai dans une agréable surprise qu’il pouvait se montrer autrement que méchant, fourbe et sadique!


« Dire que je t'en veux se serait peut-être poussé. » Furent les seuls mots que je puisse sortir. A vrai dire, la question n'était pas vraiment de savoir si je lui en voulais, mais plutôt de savoir si il y avait un quelconque moyen qui puisse exister pour que lui et moi soyons un peu plus proches et que ce fossé creusé s'amenuise au point qu'au lieu de nous cracher presque dessus en nous voyant nous venions plus à venir nous dire bonjour avec un sourire presque infime affiché sur le visage. Je secouai la tête en même temps que je lui parlai, ne voulant pas qu'il croit que je lui en voulais, ce n'était pas le cas, enfin, lui en vouloir était un bien grand mot, disons juste que je ne mettais aucune bonne volonté à vouloir lui parler, ne voyant en lui qu'un homme qui préférait s'amuser en ce moquant des autres plutôt qu'un garçon prêt à vouloir aider son prochain. Je me trompai lourdement! Il n'était pas celui que je croyais, mais bien le contraire!
Je ne répondis pas à sa seconde question pensant qu'il se parlait plus intérieurement. Mais, je sentis quand il s'empara de mon poignet une toute nouvelle fois, à vrai dire, à cet instant je crus qu'il allait redevenir comme avant, se remettre à jouer et me dire qu'il jouait parfaitement bien la comédie, mais, rien de tout cela, au lieu de ça, il me montra mon poignet légèrement rougit par les frottements qu'il avait subi en m'expliquant que cette fois il avait été trop loin. Cette fois, c'est une sensation d'inquiétude qui s'empara de mon corps, et qui se traduisit par mes sourcils qui se froncèrent de nouveau, je dégageai bien vite mon poignet de façon assez violente même avant de finir par continuer de le frotter avec mon autre main, ma langue claqua sur mon palais pendant que je fermai l'espace d'une seconde mes yeux afin de pouvoir trouver les mots qui pourraient lui faire comprendre qu'il n'avait pas du tout à s'en vouloir. Je finis par prendre une profonde inspiration avant de replonger mon regard dans le sien et de répondre.
« Tu n'as été nulle part! Ce n'est rien et puis tu voulais me faire peur c'est tout! Ne te jettes pas les pierres, on est deux à avoir été désagréables. Tu ne cherchais qu'à te venger pour ce que j'ai fait à ta voiture ce que je peux en gros essayer de comprendre et je n'ai pas arrêté de répondre à tes attaques au lieu d'en venir au fait. Tu n'as été nulle part Edward! » Terminai-je enfin sur un ton des plus calmes, tout mon être s'était à présent calmé, je me voulais même plus réconfortante que moralisatrice. Comme quoi, peut-être qu'entre lui et moi tout n'était pas perdu, bien que le chemin soit encore long et certainement semé d'embûche.
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Edward W. Keathing
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Lun 9 Fév - 22:24

[list]Il savait , ou plutôt il était persuadé qu’elle n’était pas sincère avec lui . Son but : peut-être de ne pas le blesser , ou pire pour ne pas le froisser . C’était tout simplement désolant et vraiment attristant pour lui . Parce qu’elle essayait de lui faire croire que ce n’était pas grave , que ce n’était pas de sa faute . Si elle pensait qu’il allait croire cela , et hocher simplement la tête et repartir tout content , alors elle se trompait lourdement . Parce qu’en agissant de la sorte , elle le rendait de plus en plus coupable . Est-ce qu’elle se rendait compte de cela , ou bien sa naïveté était telle qu’elle pensait agir tout à fait bien . Il eu un sourire . Elle était si naïve , à croire qu’elle agissait bien . Ca en devenait presque touchant . Parce que , et il ne l’avait sans doute pas encore remarqué , il était de plus en plus touché par cette jeune femme si spéciale qui malgré tout ce qu’il avait pu lui faire . Souffrance ? C’était possible à imaginer , ou bien encore c’était une évidence , comme à l’instant . Et elle espérait qu’il allait passer à côté ? D’accord , il lui arrivait d’être un tantinet gamin , mais il avait quand même le nombre minimum de neurones requis pour ne pas être un abrutit complet . Il le savait . Il savait que c’était mal . Et il ne comprenait pas pourquoi elle voulait tant le cacher .

Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que son poignet venait de filer entre ses doigts qui pourtant s’étaient efforcé d’être délicat . Etrangement , la marque rougie faisait étrangement penser à celle qui se trouvait sur les poignets d’Edward . Personne ne savait . Personne ne connaissait l’origine des deux lignes régulières qui entouraient les poignets du jeune homme , indélébile , le temps ne pourra jamais les effacer . C’est un peu ça , le jeu de la vie , non ? On a beau se débattre , le temps ne pourra jamais effacer nos erreurs . L’erreur d’Edward , elle s’était imprimée dans son suicide . Aujourd’hui , il contemplait avec effarement la ligne rougeâtre sur les poignets de la jeune femme qui réveillait en lui une flamme poignante et des souvenirs à la fois heureux et douloureux . Comme une braise s’éveillant dans un feu éteint à jamais . Et elle tentait de le raisonner . Nulle part ? Quelle bonne blague . Son regard pris un teint mi-amusé , mi-contrarié ,tandis que son regard se plongeait dans celui de la jeune femme . Elle ne devait pas le masquer . Pas cette fois . Elle devait le laisser regarder . Parce que même si elle voulait le mettre à l’abris de ses bêtises , il faudrait quand même qu’il apprenne un jour à assumer ses actes et à grandir . Un homme , qu’on appelle , n’est-ce pas . Son sourire se fit doux , et même chaleureux . Edward était d’un naturel chaleureux , et il dégageait quelques chose de fort uniquement grâce à son sourire ou à son regard . Il ne renonçait pas . Pas encore . Son attitude était calme , et son regard , son expression et ses gestes ne montraient aucune nervosités ou même de colère . « Laisse-moi faire » se contenta-il de dire d’une voix assez basse , qui ressemblait plus à un chuchotement qu’autre chose . Et se saisissant une nouvelle fois de l’endroit rouge et abîmé , il le fit tourner légèrement entre ses mains tièdes . La chaleur étaient-elle agréable ? Ce qui le rendait le plus heureux , c’est de voir qu’elle s’effaçait , petit à petit , doucement . Même si cela pouvait paraître absolument évident , il était heureux de voir qu’elle ne garderait pas une marque . Elle ne devait pas être comme lui . Surtout pas .

A la lumière de la lune , il tira légèrement sa veste , puis son pull , pour laissez découvrir sa cicatrice , et il plaça délicatement le poignet de la jeune femme . Comparaison assez inutile , mais qui était là pour la rassurer . Elle ne devait pas avoir peur .
« J’aurais aimé qu’on soit désolé pour moi » mais à part l’ambulancier , personne ne l’avait été . Ironie ? Peut-être , tiens … « C’est pour ça que je m’excuse . Pour ça et pour tout ce que j’ai pu faire de mal , consciemment et inconsciemment » . Nouveau sourire . Cette fois-ci emplis d’une certaine malice . Une accolade comme on s’en fait entre frère et sœur , c’est peut-être ce qui manquaient entre eux deux . L’approchant de lui , cette fois-ci non pas pour la bloquer ou pour la blesser , mais pour au contraire lui montrer une certaine forme d’amitié . Ses bras vinrent s’entourer autours des épaules de la demoiselle . Est-ce qu’elle avait déjà eu un frère ? Parce qu’Edward n’avait jamais eut de sœur . C’était impensable de ne pas avoir d’héritier mâle . Alors il était seul . Toujours seul . Sans famille . Alors pouvoir de temps en temps pouvoir se raccrocher à quelqu’un , l’identifier comme quelqu’un de sa famille , c’était un cadeau , tout simplement . Son étreinte se serra légèrement , pas comme un étau , mais comme quelques chose qu’on protège . Comme quelques chose de fragile . Une petite sœur ? Il n’en avait jamais eu , mais il en avait toujours rêvé . Un petit bout de fille qui aurait eut un lien si fort avec lui , que rien n’aurait pu les séparer . Un rêve , une illusion , sans aucun doute . Car c’était trop beau que pour oser y croire . Sa tête se plongea dans les cheveux de celle qu’il avait choisit , humant son odeur , souriant en sentant quelques mèches chatouiller ses cheveux . Et baissant sa tête , il déposa un baiser furtif sur son front . Petite parque d’affection qu’il venait d’accorder , sans doute par bonheur . Ah , le bonheur , c’est tellement étrange comme définition , vous ne trouvez pas ?

Ce n’était pas perdu . L’amitié , bien qu’il n’eut jamais envisagé ce genre de chose , et bien elle n’était pas perdue . Pas du moins . Alors qu’ils s’étaient tout les deux voilés ma face en montrant leur pire côtés , il s’apercevait qu’en fait elle possédait des qualité qu’il ne pensait même exister . Charmant , vraiment charmant . Possible ? Il lui semblait que oui . Desserrant son étreinte , il laissa le corps de la jeune femme respirer convenablement
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Mer 25 Fév - 16:31

L'un de mes objectifs dans ma vie? Aider et comprendre les autres. C'est ce que je répondais toujours à cette question, pour moi, il est impossible de pouvoir vivre une vie normalement si on ne fait pas attention aux autres et si surtout, on n'essaye pas de les comprendre du mieux que l'on peut. C'est ce que j'essayai de faire en compagnie d'Edward, il était un mélange de complexité. J'avais, depuis notre première rencontre, pensé qu'il était le modèle même de l'enfant riche que ses parents avaient longuement choyé allant même jusqu'à le placer à un certain niveau sur lequel aucuns autres enfants ne pouvaient se placer. A vrai dire, toute son attitude à mon égard me faisait penser à ça de lui, refusant chacune de mes excuses, je mettais faites à l'idée qu'il me considérait comme un vulgaire parasite à écraser afin qu'il ne vous embête plus, et je commençai même à me faire à cette idée, après tout, je ne le connaissais pas autrement que de cette façon, cette image de jeune homme prétentieux lui était collé à la peau part sa faute! Il n'avait pas voulu être autrement, préférant prôner pour l'envie de vengeance, tout espoirs afin d'être ne seraient que de simples connaissances s'envolèrent ce jour de cette maudite marche arrière de ma part, sans vouloir me lancer la faute dessus.

Le voir changer d'expressions au fur et à mesure que le temps passait me faisait tout drôle, je ne connaissais absolument pas ce Edward ouvert et posé presque sympathique pour dire vrai, et j'en avais - si on peut le dire ainsi - presque peur. J'ignorai s'il s'agissait pour lui d'une simple blague à mon égard, encore une fois il pourrait parfaitement se fichtre complètement de ma tête, ou au contraire, s'il était sincère. Je ne pouvais m'empêcher de regarder ses yeux qui tout comme son visage changeaient d'expressions, c'est alors que je réalisai que jamais je n'y avais prêté attention, ceux-ci, contrairement au sourire qui lentement se dessinait sur ses si magnifiques lèvres - car bien qu'étant un potentiel ennemi, il en restait un jeune homme incroyablement beau, blond, grand ayant une corpulence correcte, certes il n'était pas comme Andrew mais, mon Dieu, il avait tout pour qu'une fille en tombe amoureuse
(La folie Skins gagne mon corps! Maxxie <3) - cachaient une toute autre expression, presque de la tristesse, comme-ci une personne était à l'intérieur et hurlait son envie de sortir. Comme précédemment, j'avais les sourcils froncés, je ne pouvais pas me décrisper, touchant mes poignets afin d'essayer d'enlever les marques rouges qu'il m'avait faites - sans lui en vouloir, ce n'était que le résultat de mon envie de quitter la prison dans laquelle il m'avait enfermé et le frottement de nos peaux l'une contre l'autre, rien d'autre -, j'avais les yeux plongés dans les siens, je ne pouvais m'en défaire, ils cachaient tellement de choses! « Prends soin de ton prochain! » disait souvent le prêtre à la messe quand j'y allais et, de toute celle-ci, ce n'était que ces mots-là qui me percutaient à chaque fois, au point que j'en avais aujourd'hui fait l'un de mes dictons. Prendre soin de son prochain, c'était une chose importante et une chose que j'allais faire avec ou contre l'accord d'Edward!

Loin de l'idée de passer pour une sotte à vouloir chercher à ne pas dire de mots qui pourraient le froisser, si jamais il me l'avait dit je pense que j'aurai certainement été étonnée. J'avoue ne pas avoir une force de persuasion divine, j'en étais loin, même une souris à côté de moi pouvait essayer d'avoir son morceau de fromage en le demandant au chat affamé qu'elle l'aurait. J'avais pourtant essayé de faire passer une émotion persuasive mélangée à une certaine « tendresse » que je lui voulais. Non, je ne lui en voulais pas à proprement parler, je sais juste qu'il nous faudra aujourd'hui beaucoup de temps ou un petit moment avant qu'on finisse par vraiment devenir de bons amis, nos rapports ayant très mal commencés, nous ne pouvions - du moins, je pense - plus nous enlever à cette idée que nous avions eu l'un de l'autre.
A peine eus-je le temps de finir ma phrase que déjà il s'emparait de nouveau de mon poignet, et, c'est dans un frisson aussi grand que mon étonnement que je sentis ses paumes chaudes venir réchauffer mon poignet froid et pourtant chaud par le frottement de nos peaux. C'est soudain que je baissai pour la première fois les yeux en direction de sa main, je ne comprenais décidément plus rien, pourquoi s'en vouloir pour une chose qui n'avait - pour moi - aucunes importances, j'en avais eu des marques rouges, petite je ne pouvais m'empêcher de me frotter contre la moquette de ma chambre qui dut être enlevée par la suite à cause d'une allergie énorme. Enfin, je ne comprenais absolument pas son comportement, du moins, jusqu'à ce qu'il vienne me montrer à son tour son poignet.

Lentement je compris qu'il s'ouvrait à moi. Une douce chaleur s'empara alors de mon coeur, le voir dans cet état me faisait plaisir. Je comprenais seulement maintenant qu'il ne s'agissait pas d'une blague mais qu'il devenait vraiment amical à mon égard. Il me fallut malheureusement ce geste pour que je percute ce qu'il voulait faire: enterrer la hache de guerre, diminuer ce fossé qui lentement s'était creusé entre nous deux.
En voyant ses deux cicatrices dessinées et à présent « gravées » sur sa peau, je ne pus m'empêcher d'avaler ma salive avant d'écarquiller légèrement les yeux. L'envie de le prendre dans mes bras et de lui dire qu'il n'avait pas à faire ce geste étaient tellement grands que j'en fis presque le geste avant de me reprendre. Si jamais j'essayai quoique ce soit de trop... chaleureux, je craignais qu'il ne s'enfuit. Mais, comment voulez-vous que je n'ai pas de peine pour lui en voyant ça? Vouloir mettre fin à sa vie était la dernière chose qu'on voulait faire, s'il était arrivé à ce point c'est qu'il ne devait pas aimer sa vie et surtout ne pas aimer ce qu'il était! Désolée? Je l'étais à présent! J'étais désolée, désolée de ne pas avoir compris plus tôt qu'il n'était pas bien, désolée de pas avoir compris plus tôt que son caractère était dû à son « instabilité psychologique »! Vouloir mettre fin à sa vie était un acte qui prouvait qu'on n'était pas bien mais également un acte de courage, étrangement, je le respectai à cet instant, il avait eu tellement de courage que je l'admirai presque!

Je ne répondis même pas à ses mots, à vrai dire, aucuns n'arriveraient à être assez explicite pour qu'il comprenne qu'il n'avait absolument pas à s'excuser, mais que pour une fois c'était à mon tour. En fait, si je n'osais pas lui parler et lui répondre, c'était pour qu'il ne me prenne pas pour une sotte avec mes explications dans lesquelles j'aurai presque été à lui dire qu'il été courageux. Donc non, je ne répondis pas à ce qu'il venait de dire, je le laissais prendre les devant et une fois de plus, j'en fus étonnée!
Il me pris dans ses bras, je sentis ses mains et ses bras m'entourer, non par vengeance ou par envie de s'amuser comme précédemment, mais plus par protection. Son geste était doux et protecteur, quand je fus proche de son torse, j'arrêtai ma respiration, essayant de contrôler les pulsassions de mon coeur qui ne faisaient que s'accroître! De nouveau j'écarquillai les yeux, mes bras étaient le long de mon corps, j'avais peur d'osé le prendre à mon tour, ou plutôt, j'avais peur qu'il ne me repousse si jamais j'osai faire ce geste. Je n'étais même plus sûre d'être en présence du Edward que je connaissais, il était si différent, si... gentil avec moi qu'il m'effrayait. J'avais peur, de quoi? J'en ignorai la cause, mais je savais qu'il me déstabilisait par son attitude différente et ô combien agréable.

L'instant dans ses bras pris fin au bout de quelques secondes, ses bras se retirèrent de mon dos et je pouvais enfin reprendre ma respiration bien que je sois sûre qu'il eut sentit mes pulsassions sur son torse. Avalant de nouveau ma salive, je replongeai mes yeux dans les siens
. « Je... tu...Pourquoi? Pourquoi maintenant? Pou... pourquoi tu me montres seulement maintenant qui... qui tu es vraiment? » Et en plus je me mettais presque à bégayer, j'étais à ce point déstabilisée pour ne pas trouver mes mots? Une question me tourmentait, pourquoi seulement maintenant? Pourquoi avait-il refusé mes excuses par le passé alors qu'il semblait parfaitement être un jeune homme ouvert?

J'oubliai carrément ma pizza ainsi que mes clés que je n'avais toujours pas retrouvé, à cet instant, seulement sa réponse me préoccupait, seulement un moment passé avec lui que je voulais.
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Jeu 26 Fév - 23:27

    A vrai dire , si une partie de son âme , si une partie de son caractère demeurait encore inconnue pour la jeune femme , alors Edward ne s’appellerait sans doute plus Edward à l’heure qu’il est . Il avait tout montré , et il était passé par tout les chemins . Il avait pu se montrer froid et méchant , comme elle avait l’habitude de le voir , mais à présent qu’il savait que dans ses yeux , il n’était pas celui qu’il devait être , alors plus rien ne le retenait . Il pouvait être en présence de cette personne , en présence d’elle , il pouvait être simplement Edward . Sans que cela ne vienne troubler personne , et sans même que cela viennent le troubler lui-même . Etait-ce cela , se sentir bien dans sa peau , et respirer le bien-être . Pour une fois . Rien qu’une fois . Et qu’elle l’accepte , c’était vraiment fantastique . Qu’elle ne s’enfuie pas , ou même qu’elle ne se dérobe pas devant lui , c’était encore mieux que le plus beau des cadeaux qu’il avait déjà eu ; Il aimait rire , il aimait s’amuser , et pourtant , jusqu’à présent , il n’avait eu que le rôle du méchant personnage . Ce n’était pas son rôle . Ce n’était pas le rôle qui lui allait le mieux . Loin de là . C’est sans doute le rôle qui le mettait le moins en valeur . N’était-il pas mille fois mieux avec le visage détendu , illuminé par un large sourire , et une voix douce et calme ? Son attitude était si différente , que lui-même s’étonna d’un tel comportement . L’affection qu’il portait aux autres lui manquait-elle à ce point ? Il faut croire qu’un Edward sans sentiment pareil n’était pas vraiment un Edward . Il venait de se prouver à lui-même qu’il n’était pas capable de surmonter ça , et qu’il n’était pas capable d’être la même enclume que son père . Une mauvaise nouvelle ? Pfff … Sans doute la meilleur chose qu’on ne lui ai jamais dit .

    Un autre détail à ajouter , avant d’atteindre le paradis parfait de la sérénité la plus totale ? Peut-être est-ce ce sentiment indescriptible qu’il avait ressentit quand son regard s’était porté sur ses mains à jamais gravées . Elle avait compris sa douleur , sans qu’il l’explique , et elle n’avait montré aucune peur dans son regard , aucun sentiments quelconque de dégoût , rien . Elle était triste , lui semblait-il . Elle cherchait sans doute à comprendre . « Pourquoi ? » . C’est le mot qui avait martelé ses temps le jour ou il s’était penché sur le lavabo . Minuit moins quart , tout le monde s’amuse , tout le monde ris au éclats , et lui se demandait encore comment il avait fait pour en arriver là . Il n’avait pas eu peur en sentant la lame aiguisée passer sur ses mains , et avant même qu’il ait perdu conscience , il savait qu’il avait une chance de vivre . Mais il l’avait quand même fait . Parce qu’il était tout simplement perdu , et qu’il ne savait absolument plus ou aller , ni comment faire , ni comment vivre . Là , ici , ou bien encore là . Le seul exemple qu’il avait lui semblait tout à fait désolant . L’homme qui prétendait être son père n’était sans doute pas le siens . Jamais , ils n’avaient eu de conversation garçon-père , face à face , jamais ils n’avaient eut des moments intimes à partager . Rien . Juste un vide assez grand que pour le pousser à quelques chose de semblable au suicide . Et aujourd’hui encore , quand il contemple ses mains , il se demande encore comment il a réussit à aller au delà de ce grand désordre . Peut-être que cet événement n’aurait jamais eu lieu si dans sa vie il avait rencontré une personne comme Alissa . Quelqu’un qui l’aurait sans doute écouté , et qui l’aurait peut-être même pris dans ses bras . Peut-être que le cauchemar de son enfance n’aurait pas pris forme . Peut-être …

    Elle paraissait confuse , troublée , ailleurs . Etait-ce de sa faute si elle était ainsi ? Il fronça les sourcils un court instant . Il n’aurait peut-être pas du être aussi directe dans ce qu’il avait à lui montrer , ou alors il aurait du choisir un autre moment que celui-ci . Elle devait avoir sans doute beaucoup d’information qui étaient arrivées à elle d’un seul coup . Elle devait se sentir perdue , elle ne devait pas comprendre , … Elle devait peut-être même croire qu’il était en train de faire une plaisanterie tout à fait grotesque . Il chassa cette pensée de son esprit . Il était sincère . Plus que jamais . Il avait changé , et il était prêt à le prouver de n’importe quel façon . Il était prêt à se faire pardonner . A cause de sa conduite plus que mauvaise , il semait à présent la confusion dans l’esprit de la jeune femme . Mais pourtant , elle ne reculait pas . Il l’avait attirée contre lui , et elle était venue se loger doucement dans son étreinte . Elle avait donc confiance en lui au point de venir se serrer contre lui ? Elle tremblait . Ou bien était-ce son cœur qui cognait dans sa poitrine au point de donner cette impression au jeune homme . Non , c’était sans doute une illusion . Jamais elle ne se laisserait déstabiliser par quelqu’un comme lui . La blondeur de ses cheveux , le bleu de ses yeux , le contour parfait de son corps … Rien de ceci n’entrait en jeu . Son affection n’était en rien lié à cela . Rien . En cet instant-ci , il ne jouait pas à un jeu . Il montrait le côté protecteur et délicat de sa personne , et il ne cherchait nullement l’embrouille . Jamais il ne se le serait permis . Surtout pas avec ce petit bout de femme . Il desserra doucement son étreinte , la lâchant , la laissant reprendre sa respiration . Elle l’avait coupé d’un seul coup . Etait-ce de sa faute si elle avait eu ce manque d’oxygène ? Etait-ce encore une fois de sa faute ? Est-ce que par malheur il n’avait serré trop fort ? Non . Pas possible . Il avait fait attention .

    Elle bégayait . Elle était donc réellement confuse au point de ne plus en trouver ses mots . C’est vrai que tout était confus en ce moment . Lui , elle , ce qu’ils se disaient , ce que chacun comprenait . Tout semblait brouillé en cet instant . Pourquoi est-ce qu’il avait fait ça ? Pourquoi donc dès le premier instant il ne s’était pas conduit de cette façon avec elle ? Il s’en voulait . Maintenant qu’il constatait ce qu’il croyait impossible , il avait envie de pousser sur un bouton « Replay » , et de tout recommencer . « Je t’en prie , c’est de ma faute . J’aurais du faire plus attention avec ma voiture . Je suis sincèrement désolé . » . Voilà ce qu’il aurait dû dire la première fois . Voilà ce qui aurait sans aucun doute pu éviter tout le dérapage qui à suivit . Heureusement , après le dérapage , il y a l’arrêt . Brusque . C’était terminé maintenant .
    « Comment , alors que tu massacres devant mes yeux un bien qui m’es précieux , puis-je voir que tu es un bien tout aussi précieux que celui que tu viens de massacrer ? Ce n’est pas facile , tu sais » Ajouta-il avec un sourire . « Je dois dire que je me suis conduit de façon tout à fait impardonnable . J’avais sans doute peur . Mais je tiens à me racheter . » C’était sincère . Il voulait se racheter de toutes ces fautes qu’il avait pu commettre .

    « Que puis-je faire , pour me faire pardonner de tout ce que j’ai fait ? De tout ce que je t’ai fait ?» , corrigea-il ensuite . Honteux , il l’était plus que jamais . Il passa une main dans ses cheveux blond , avant de faire un sourire qui ressemblait à un sourire d’excuse mêlé à un sourire d’excuse . Il était repentant . Et ce n’était pas un coup quelconque pour lui nuire . C’était sincère . Il plongea sa main dans sa poche , et il retira de celle-ci les clefs de la voiture de la jeune femme . Il eu un sourire , avant de les faire tournoyer juste devant son nez . Elle les attendait sans doute avec impatience , ses petites clefs . C’était mesquin et méchant de sa part de les lui avoir prise . Mais sa faute était à présent à moitié pardonnée . Il rendait ce qu’il avait pris .
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Dim 1 Mar - 17:27

Il n'avait peut-être pas si tord que ça. J'aurai certainement réagi de la même manière si c'était lui qui serait venu enfoncer ma voiture, après tout, une voiture on en a généralement qu'une seule première, celle sur laquelle on pose nos mains juste après avoir obtenu son permis, enfin c'était mon cas, avec ma petite voiture que ma mère m'avait offert, le seul cadeau que j'ai gardé d'elle étant donné qu'il s'agissait de MA voiture, celle que j'avais toujours rêvé étant petite, une petite voiture qui allait assez vite pour que j'en profite sur les longues routes droites de Forks, mon Dieu que j'adore être au volant de cette voiture, la vitesse, il n'y avait rien de mieux pour me faire penser à autre chose qu'à mes problèmes, c'était quand j'étais au volant que je ne pensais pas à Andrew et à ma timidité énorme qui m'empêchait d'aller vers lui, j'oubliai même le comportement louche de Lucas, une personne avec qui je me suis toujours bien entendue, du moins, jusqu'à ce qu'il décide de ne plus me revoir, une bien triste histoire, surtout que nous commencions à être de bons amis... enfin, ne pensons pas à lui alors qu'en ce moment même j'étais entrain de rencontrer le vrai Edward, cette personne sensible et amicale qui m'offrait certains de ses secrets. Est-il vrai que se confier à un inconnu est plus facile? Dans ce cas, j'endossai parfaitement bien le rôle d'inconnu et puis, nous ne nous connaissions finalement que très peu, mise à part nos accrochages et nos caractères dit de cochons, lui et moi étions de parfaits inconnus et rien de plus!

J'écoutai attentivement ses paroles et, étrangement moi qui pensais qu'il se fichait parfaitement de moi je venais de me prendre un sacré coup de marteau sur la tête! Il était réellement sincère, je pouvais le remarquer dans ses yeux, il s'ouvrait à moi, il était souriant, il me dévoilait des parties de sa vie que certainement peu de gens connaissaient. Voir les cicatrices sur ses poignets avaient eu le don de me donner un haut le coeur, généralement je ne réagissais que lorsque que je voyais du sang mais là, rien qu'en voyant les séquelles qu'il s'était lui-même causé je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer dans une pièce, le sang coulant le long de son poignet avant de finir par s'éclater sur un carrelage blanc. De la peine? Oui j'en ressentais, mais c'est plutôt une envie de le réconforter qui s'emparait de mon corps, j'avais envie de le voir toujours ainsi, je ne voulais absolument pas qu'il se fasse mal au point de se martyriser lui-même. Personnes ne devraient faire ce genre de choses, cet acte pourtant courageux ne devait absolument pas être fait et encore moins avec moi! Trop préoccupée par le bien être de ceux qui m'entouraient, je ne pouvais pas le laisser ainsi même si ses cicatrices remontaient certainement à loin, je ne pouvais pas le laisser continuer sur cette route, le voir de dématérialiser seul c'était impossible. J'allais, dès à présent faire tout ce qui était en mon pouvoir pour l'aider, le chemin serait certainement long et semé d'un trop plein d'embûches à cause de notre relation « passée »? Mais j'arriverai à nous sortir, à l'en sortir! Il s'ouvrait à moi, chose qu'il n'avait jamais fait, je devais donc faire de même de mon côté ou du moins, lui montrer qu'il pouvait avoir confiance en moi et que je n'étais pas comme les autres filles, superficielles et qui ne pensent qu'à elles avec tout leurs maquillages et leurs accessoires grotesques, contrairement à elle, je ne m'étais pas de maquillage, non pas que je sois contre mais, je ne voyais peut-être pas l'utilité d'en porter, c'était certainement un tord puisque je n'arrivai pas à avoir celui que je voulais contrairement aux autres minettes qui elles, pouvaient l'avoir rien qu'en jouant de leurs éternelles petites moues.

Il plongea finalement son regard dans le mien attendant que je finisse par répondre. Mais à vrai dire, aucunes idées ne me sortaient dans la tête, je ne savais pas quoi lui dire, se racheter? Pourquoi? Il n'avait pas à le faire, il ne devait pas le faire, je ne cherchais pas à ce qu'il se rachète une conduite, je voulais simplement que nous soyons sur la même longueur d'onde et non sur deux planètes différentes où les politiques se livraient une guerre sans merci. Pour la première fois je détournai mon regard du sien, ne sachant même plus ou me mettre, j'avais enfin les cartes en main et je devais choisir, impossible pour moi, je n'étais pas capable de le faire, je suis plutôt du genre à suivre le mouvement, quand encore il me plait autrement je n'y participe pas mais là, il ne me laissait pas d'autres choix que de choisir ce qu'il pouvait bien faire pour me rendre service.
Un silence s'installa alors entre nous alors que je fuyais son regard, mes yeux arrivèrent bien vite sur mes Converse que j'analysai avec une certaine insistance, il faudrait que je pense un jour à les nettoyer, le blanc était devenu beige et le noir, bah il restait noir, mais les traces de terre donnaient un léger reflet marron très... moche!

Les secondes défilèrent alors sans que je n'ose parler, je me mordillai l'intérieur de ma joue essayant de trouver de quoi lui dire, lui donner une « mission » à faire puisqu'il en voulait une mais, je n'y arrivai pas, je pense qu'il le remarqua puisque j'entendis un bruit aigu, fronçant légèrement les sourcils, je relevai la tête en direction de sa main et vis mes clés, un sourire d'incompréhension s'afficha sur mon visage, comment pouvait-il avoir eu mes clés qui étaient... okay je venais de comprendre, je les avais faites tomber sur le sol, c'est bien ma veine tout ça! Imaginez qu'on se soit une nouvelle fois disputé, je n'aurai jamais retrouvé mes clés de voiture, pauvre idiote que je suis! Je levai de nouveau la tête en sa direction avant d'afficher de nouveau un sourire.
« Merci. » Lâchai-je alors assez... gênée de la situation, je ne savais même plus quoi lui dire, une tonne de scènes toutes aussi différentes défilaient sous mes yeux, il aurait très bien pu ne jamais me les rendre... roh c'est trop dur, ça me prend la tête ce genre de question! Je m'emparai de nouveau de mes clés, ma main toucha la sienne et un frisson me parcourue le corps, sans vraiment le comprendre j'en fis abstraction, c'est certainement la certaine intimité entre nous qui avait fait qu'en le touchant je ne pus m'empêcher de frissonner au contact de sa peau tout comme pour cette enlace qu'il m'avait fait quelques minutes plutôt. C'était tellement surprenant venant de sa part, que j'en avais des frissons dans le corps!

Je me tournai enfin vers ma voiture afin tout de même de vérifier s'il s'agissait bien de mes clés et c'est à ce moment-là que je remarquai ma pizza, tranquillement posée sur le toit de la voiture, elle devait à présent être froide!
« Merde! » Lâchai-je comme injure tout en regardant mes 10$ froid posés sur le toit, une pizza réchauffée ce n'était pas vraiment bon et puis de toute façon le four de chez moi ne marchait plus depuis maintenant prêt de deux ans alors à quoi bon chercher à la réchauffer. Je pris une profonde inspiration avant de me tourner en direction d'Edward, un sourire amusé sur mes lèvres et en guise de réponse à ses questions je finis enfin par trouver quelque chose à lui dire.

« Je t'aurai bien proposé une part de pizza, mais il faudra attendre qu'elle se réchauffe, quand le four sera enfin réparé. » Question humour je n'étais pas la meilleure, j'étais loin d'être aussi forte que les humoristes, mais bon, si au moins je pouvais voir un sourire, encore un s'afficher sur son visage alors je serai heureuse. Je me mordillai de nouveau la lèvre inférieure tout en faisant tournoyer les clés sur mes doigts et je finis par reprendre la parole. « Enfin, à moins que ça ne te dérange pas d'en manger un bout avec moi là pendant qu'il lui reste encore un peu de chaleur. » Gênée? C'est peu dire, je n'avais jamais mangé avec lui et j'ignorai s'il voulait manger avec moi mais, bon, sachant que je ne pourrai la manger seule, je lui proposai par courtoisie et par amitié, on pourrait trinquer à une nouvelle amitié qui sait?
Je devenais légèrement rouge autour des joues en attendant sa réponse, inviter les autres ce n'était pas du tout mon affaire
!
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Edward W. Keathing
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Mar 3 Mar - 22:13

    Il l'avait déjà remarqué , mais en cet instant , elle l'était beaucoup plus que d'habitude . Dans tout les mots blessants qu'ils s'étaient lancé , il avait pu remarqué que la méchanceté qu'elle y mettait n'était pas quelques chose de vraiment perfide . Elle était beaucoup trop gentille , et elle n'arrivait pas vraiment à être méchante . D'un certains côté , c'étaut amusant pour lui . Amusant de la voir se torturer l'esprit dans le but de le mettre à l'épreuve , mais sans toutefois lui faire trop de mal . Elle en devenait presque craquante , à baisser ainsi le regard , contemplant le bout de ses chaussures , comme si elles allaient pouvoir lui donner la solution . Le sourire qu'il abordait ne quitta pas ses lèvres , et il n'y pouvait rien . L'embarras de la jeune femme aurait du déteindre sur lui , et le mettre lui aussi mal à l'aise . Mais il n'en changea rien . Il avait du supporter la méchanceté assez longtemps dans la voix de son père pour que celle-ci ne lui fasse plus rien . Et voir ainsi une personne dénudée de méchancetée était tout à fait ... Il n'avait pas encore connu cela , de toute sa vie , et il n'allait sans doute pas en rencontrer des masses . Un coup de chance ? Une rencontre du destin sûrement . Lui qui avait été injuste à de nombreuses reprises avec lui , et il cherchait sans doute à se faire pardonner en glissant sur sa route une rencontre avec une personne , qui peut-être , pourrait changer un petit peu sa vie qui n'a pas été d'une brillance remarquable pour le moment .

    Il avait sentit le frisson statique qui parcourut son corps , et il cru un instant à une décharge quelconque que l'on reçoit quand on porte des habits de laine . Justement , sa bonne vieille écharpe était faites de laine , et il l'avait la plupart du temps autours du cou ... Sauf maintenant . Il ne l'avait pas remarqué , et il porta sa main à son cou . Il avait di l'oublier dans sa voiture , sur son siège . Au moins il n'avait pas à se demander ou elle avait bien pu passer . Il en oublia même le frisson qu'elle avait eu en le touchant , de même que ceux qu'elle avait eu quand il l'avait serré contre lui . Il pensait sans doute qu'elle avait froid . Une pensée de garçon , sans aucun doute . Et c'était tout à fait normal , étant donné que Edward était un garçon . Il n'avait pas loupé le « Merci » qu'elle avait prononcé quelques secondes avant , et il lui rendit un sourire . Si à chaque fois qu'il ouvrait la bouche , elle devenait de plus en plus tremblante et qu'elle se montrait de plus en plus hésitante , alors il allait s'abstenir de parler au maximum , pour ne pas qu'elle bégaye encore , et qu'elle soit plongée de nouveaux dans l'embarras . Il n'avait jamais eu le don de troubler les personnes , et au contraire , il avait toujours eu le don de les mettre à l'aise . Etrange ... D'antant plus désolant que son manque de tact face à la situation . Et puis , qu'était-il en mesure de faire , maintenant ? Lui dire quoi ? Le silence était décidément le remère le plus efficace , qui offrait sans aucun doute les résultats les plus visibles .

    Il se mordit la lèvre , dans un geste confus , quand elle lâcha un juron en aperçevant sa pizza merchée sur le toit de sa voiture , qui ne devait sans doute plus être aussi bonne qu'il y a quelques minutes . Il se sentit d'un seul coup complètement ridicule . Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'il ai eu une idée pareille . Comme si cette idée pouvait lui apporter quoi que ce soit . Désolant . Il était absolument désolant sur ce coup-ci , et il assumait parfaitement . Pourtant , il n'osait plus parler . Le « Désolé » qui rugissait dans sa tête ne parvint pas à sortir . Il s'en voulait déjà assez , mais le coup de la pizza , et la déception de la jeune femme face à cela ne faisaient qu'aggraver la situation . Il aurait biena rrangé la situation . Il ne voulait pas qu'elle se retourne , et qu'il croise son sourire effacé , ses yeux remplis de déception . Tout ceci sans doute encore une fois de sa faute . Combien de temps allait-il encore semer tout cela autours de lui sans même s'en rendre compte l'espace d'un instant . Faire attention ... C'était vite dit , mais il ne voyait pas comment faire . Comment prévoir . Le silence qui s'imposa fut un véritable supplice pour lui , et il sentit deux poigs énorme lui écraser les côtes , lui coupant lresque la respiration . Comment cela se faisait-il qu'une minute pouvait durer autant de temps ? Son sourire s'effaça petit à petit . Etait-ce si grave que cela ? Il plongea dans sa poche , et ses doigts vinent à la rencontre de son portefeuille en cuir . Il débordait de billet , envoyé par son père , mais Edward refusait de l'utiliser , le donnant de préférance à des personnes dans le besoin , ou bien pour des cadeaux pour ses amis . On ne pouvait pas acheter le sourire des autres , il le savait , mais pour revoir celui d'Alissa , il était prêt à lui acheter , si elle le désirait , une infinité de pizza .

    Elle se tourna enfin , et les deux poings qui lui meurtrissaient les côtes disparurent devant le sourire amusé qu'elle abordait . On ne pouvait peut-être pas acheter le sourire des autres , mais c'est avec des gestes simples que l'on arrivait à le leur rendre . Et cela , ce n'est certainement pas avec son père qu'il arait réussit à comprendre quelques chose d'aussi fort . Elle repris la parole , d'une voix vive et énergique , et le sourire du jeune homme , qui s'était complètement évaporé quelques minutes auparavant , revint immédiatement sur ses lèvres , et un rire lui échappa même . Sincère , franc , peut-être pas très joli , peut-être un peu trop gamin , mais son rire . Le siens . Quand son rire s'arrêta , pour se transformer en une expression de surprise . Elle avait l'air aussi retournée que lui . Mais chez elle ce n'était pas de la surprise . Ou alors il traduisait mal les rougeurs qui commençaient à apparaître sur ses joues . Une invitation pareille , comment refuser quelques chose de pareil ? Il battit des paupières un court instant , complètement abasourdit par cette proposition complètement inattendue , avant d'ouvrir la bouche , ne trouvant ... Rien sur le moment . Un poissin hors de l'eau avait sans doute plus d'allure que lui , à l'instant même . Il se ressaisit néanmoins , secouant la tête , comme pour se réveiller , avant de se remettre enfin à parler .
    « Moi ? Je ... Sérieusement ? Manger une pizza avec toi ? J'accepte ! Ca ne me dérange absolument pas . Du tout . » . L'enthousiasme était revenu . Provoquant dans son regard une explosion de paillettes .

    « Je ... Je vais aller chercher quelques chose à boire , je reviens tout de suite ! » Et en trois petit bond , il traversait le parking . Heureux ? Sans doute comme il ne l'avait jamais été . C'était sans doute loin des grands restaurant bien chic ou il avait déjà été et des mets raffinés qu'il avait pu goûter , et pourtant , c'était la première fois qu'il était aussi heureux d'aller à un dîner . Il passa en coup de vent près de sa voiture , ouvrit la portière d'un coup , et se saisit de son écharpe en laine . Comment ne pas partager un bon moment sans sa chère écharpe ? Il se dirigea ensuite vers un distributeur qui se trouvait non loin du petit service à pizza . Tirant son portefeuille de sa poche , il l'ouvrit , avant de rire de lui-même . Uniquement des billets . Que des billets ... Impossible à glisser dans un distributeur . Et dire qu'il n'avait jamais eu l'occasion de se servir de pièces ... Il vaut mieux tard que jamais non ? Il glissa les deux pièces dans la fente , avant d'attrapper directement les deux canettes . Elles étaient froides , et il ne pu s'empêcher de frissonner . Mais ce n'est pas cela qui allait le retenir . En trois bonds , il était de nouveau près de la voiture de la jeune femme . Posant ses deux canettes sur le toit de la voiture de la jeune femme , il lui adressa un sourire éclatant , avant de se débarasser de son écharpe . Elle frissonnait , ou du moins quand il l'avait serré contre elle , elle frissonnait , et cela ne lui avait pas échappé . « Tiens . Tu vas avoir froid sinon , et je m'en voudrais encore . » Sourire . Il glissa son écharpe autours du coup de la jeune femme , avant d'ouvrir sa canette .
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   Dim 8 Mar - 17:35

[Désolée pour l'attente ainsi que pour les fautes que tu trouveras, j'ai pas eu le temps de le passer sur BonPatron étant donné qu'Internet décide de jouer avec nerfs en ce moment >.<, bref, je le passerai dés que tout aura repris son train-train ^^]


Pour certaines personnes une invitation à manger une pizza paressait tellement futile, comme-ci s’en était une habitude, mais pour d’autres, en l’occurrence moi, inviter une personne à manger relevait du défi immense contre ma timidité énorme. Bon, ok, j’avoue tout de même avoir déjà inviter des personnes à manger quand j’étais petite et même récemment avec Enéa, mais inviter une personne comme Edward, désolée ce n’était habituellement pas de mon ressort, après tout, vous voyez-vous vous inviter l’un de vos dit « ennemi » à partager votre repas? Sérieusement, il faut être complètement idiot pour faire ce genre de chose. Mais voilà, la différence à présent était qu’Edward avait changé de comportement, s’excuser c’était bien beau et très appréciable de sa part, je m’en serai même parfaitement contentée si par la suite nous ne nous serions plus jamais adressés la parole, chacun aurait vécu sa vie comme bon lui semble sans prêter attention à l’autre, nos vies auraient repris leurs cours et rien de plus, mais, encore une fois il en avait fait plus, ses excuses avaient été mise en commun avec des gestes que j’avoue, je n’aurai jamais pensé qu’il aurait à mon égard. Me prenant dans ses bras, il m’avait prouver qu’il pouvait être bien plus qu’un simple fils de riche comme le disait mon père qui pensait qu’avoir l’un des membres de la famille Keathing était un bon parti, pour ma part, l’argent des gens ne m’avait posé aucun problème, je ne voyais pas l’utilité d’être avec des personnes immensément riches, après tout, on n’achète pas ses amis. Enfin, quand mon père compris que l’état déplorable de l’arrière de ma voiture venait du fait que j’étais rentrée dans cette d’Edward Keathing, je peux vous assurer que c’était comme-ci les foudres lui étaient tombés dessus. Il y a parfois des personnes qui semblent avoir une importance énorme dans vos vies, comme les Keathing ou encore les Bratford, mon père ne les connaissait que très peu mais il ne les portait pas vraiment dans son cœur, il les trouvait trop discret, ils ne se mêlaient pas aux autres et je peux les comprendre, si j’étais comme eux - c’est à dire des personnes discrètes et venant de famille adoptée car, rappelons-le, j’ignore complètement qu’il y a des vampires ici - moi aussi je resterai dans mon coin loin des autres avec mes amis et ma famille.

Enfin, les Bratford n’étaient pas mon sujet de préoccupation d’esprit en ce moment, il n’y avait que l’attitude d’Edward qui me préoccupait, le voir souriant, gentil et poli était presque une bénédiction mais, à vrai dire, j’appréhendai le moment où il redeviendrait comme je l’avais connu, son caractère était tel qu’il en devenait très étrange, insaisissable, je n’arrivai pas à le cerner comme certaine personne et c’est, je pense, ce qui me faisait le plus peur en ce moment. Il était certes gentil et j’en appréciai que plus sa compagnie mais, si j’osai faire le moindre écart de parole redeviendrait-il comme quand je l’avais connu? Nous lancerions nous des remarques abominable? Reviendrait-il du le fait que j’ai bousillé sa voiture qui, je pense lui tenait à cœur? Manger avec lui me faisait peut-être plus peur que je ne le pensais et pourtant, il était comme moi, un humain, il avait un cœur, des poumons, une envie de vivre, des rêves à réaliser, alors pourquoi? Pourquoi avais-je tant peur qu’il ne change de nouveau? Sa première impression me restait encore dans la tête, bien que je sois pas de nature à juger les autres, c’était impossible, je gardais graver dans ma tête ses remarques et je conservai également les miennes, je n’avais pas été tendre, ce n’était pas dans ma nature mais, avouons le, il m’avait poussé à bout, je le comprenais, je comprenais également ma réaction mais impossible de penser pour le moment que nous puissions être de réels amis…

Il partit finalement un peu plus loin à sa voiture avant de s’éloigner de nouveau jusqu’à distributeur de l’autre côté, quant à moi, au lieu de m’avancer jusqu’à une table pour que nous puissions manger la pizza tiède presque froide, je restai à ma voiture à l’attendre, comme-ci il dictait mes pas, à vrai dire je ne cessais de l’observer, ses gestes, ses pas, l’air heureux qu’il affichait quand il marchait sa démarche qui ressemblait à des pas de danse, il était heureux et je n’arrivai pas à l’être à proprement parler, certes j’étais soulagée, contente qu’on soit enfin sur la même longueur d’onde, mais je restai tout de même septique, je ne pouvais m’empêcher d’attendre patiemment le moment où il redeviendrait le Edward que j’avais connu. Comme on le dit si bien, « chassé le naturel il revoit au galop. » En espérant que son naturel ne soit pas celui du garçon « méchant ».

Enfin, il revint à moi, dans un sourire il entoura son écharpe autour de mon cou, je le gratifiai d’un sourire avant de me remettre lentement à frissonner quand il passait ses mains autour de mon cou. Je levai la tête en direction de son regard avant de finir par lui dévoiler mes dents dans un tout nouveau sourire. Pourquoi avais-je encore peur? Il semblait être bien décidé à ce que nous soyons amis, alors pourquoi je restai sur mes gardes?
« Merci. » Lâchai-je finalement dans un murmure avant de m’emparer de la pizza, puis, prenant pour la première fois les devant je me mis à marcher jusqu’à une table placée à la lumière histoire que nous voyons ce que nous mangions.

Je ne tardai pas à m’asseoir sur le banc attendant patiemment qu’Edward face de même. La nuit était tombée depuis un moment mais tant pis, bien que sur mes gardes je me sentais tout de même protégée en sa compagnie et puis, de toute façon il me protègerait peut-être plus que mon adorable petit chien. J’ouvrai finalement le couvercle de la boite où se trouvait la pizza et remarquai avec une certaine bonne humeur que les parts étaient déjà coupées, quoi de mieux?

« J’espère qu’elle te conviendra, c’est une au fromage. »

Dis-je avant de prendre une part, ni une, ni deux, je croquai dans la part sans bien même attendre Edward, tant pis, j’avais tellement faim et puis, il ne m’en voudrait pas, enfin j’espère.
Mais, un léger silence finit par s’installer entre nous, ce que je redoutai, j’avais vraiment horreur des silences bien que je sois souvent à leurs origines. Enfin, ce soir tout était possible, je croquai de nouveau dans ma part de pizza avant de finir par regarder Edward, baissant alors les yeux je finis par prendre une profonde inspiration avant de prendre la parole.
« Au fait, tu fais quoi de tes journées? » Car bien qu’étant à présent « amis », j’ignorai encore tout de lui, il n’était pas lycéen, j’ignorai où il travaillait et si bien même il travaillait. Je relevai la tête en direction de mon interlocuteur attendant patiemment sa réponse tout en mangeant de nouveau une part de pizza un peu tiède.
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MessageSujet: Re: Il y a des soirs parfois... [R. Edward]   

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Il y a des soirs parfois... [R. Edward]
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