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 Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]

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Enea Warrens
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MessageSujet: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Ven 12 Déc - 3:01


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Before you, my life was like a moonless night. Very dark, but there were stars -
points of light and reason… And then you shot across my sky like a meteor. Suddenly
everything was on fire; there was brilliancy, there was beauty.


La nuit commençait à peine à tomber lorsque je remontai dans mon 4x4 pour rentrer chez moi, après une journée riche en émotions. Quoi que pour être honnête, c’était la semaine entière qui avait été chargée en bouleversements. Cela faisait plus de quatre jours que je n’avais pas reparlé à Declan, qui me fuyait comme la peste depuis le jour où nous avions frôlé la mort… enfin, je n’étais pas sûre qu’il avait frôlé quoi que ce soit, mais ce n’était pas important. Après l’avoir quittée, j’avais prétexté un début de mal de gorge pour ne pas aller en cours, étant donné qu’après tout ce que j’avais vu, j’avais plus envie de me cacher sous mon lit qu’autre chose. Malgré ma promesse de foncer à la réserver indienne le soir même, cela m’avait cependant été impossible de le faire avant ce week end. Je m’étais donc contentée de recherches sur internet, qui ne m’avaient pas vraiment été d’un grand secours, il fallait l’avouer. Car à part des légendes sur les loups garous, il n’y avait aucune explication pour la présence de la bête. Hors, le jour était levé depuis longtemps, et ce n’était pas la pleine lune. Mais étant donné que le principal intéressé agissait comme si je n’existais pas, j’en étais réduite à attendre patiemment.

Ainsi, quand samedi était arrivé, il ne m’avait pas fallu longtemps pour foncer à la Push, annonçant que je voulais revoir Dean, bien que ce n’était pas tout à fait faux. Nous étions des amis d’enfance, ou plutôt, nous jouions ensemble quand nos pères étaient à la pêche, et même s’il ne m’avait pas tant manqué que ça, le revoir me faisait plaisir. Ce qui était apparemment réciproque, car il ne me fallut pas longtemps pour obtenir toutes les réponses que je souhaitais… et même plus encore. Honnêtement, je m’attendais encore à ce que quelqu’un saute hors de sa cachette, et m’annonce que tout ceci n’était qu’une blague. Mais après tout ce que j’avais vu, je savais parfaitement que ce n’était pas prêt d’arriver. Ainsi, internet était plus fiable que je ne le pensais. Et jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais osé imaginer que toutes les légendes que j’avais pu entendre, et qui avait bercé mon enfance, étaient réelles.

Dean ne croyait pas à toutes ces histoires, pour lui, ce n’étaient que des contes perdurés de génération en génération dans sa réserve, et je me gardai bien de le contredire. Il était dit que les indiens de la push descendait du loup, et pouvait se transformer à volonté pour protéger les humains. C’était là leur but premier, et plus le danger était grand, plus les indiens devenaient ces bêtes gigantesques et disproportionnées. Et si on en croyait l’histoire, son arrière grand père avait rencontré pour la première fois les Bratfords dans sa jeunesse alors qu’ils se trouvaient sur leurs terres. Et c’est à partir de cet instant que l’on tombait dans le fantastique. Les bratfords rencontrés par Tyron Whisthler étaient exactement les même que ceux d’aujourd’hui, ils n’avaient absolument pas vieilli. Pour couronner le tout, ils représentaient LA menace absolue selon les indiens, ceux pour quoi ils prenaient l’apparence des loups, ceux contre ils étaient prêts à se battre jusqu’à la mort, pour protéger les humains : des vampires. Lorsque Dean avait lâché l’information, j’avais eu beaucoup de mal à me retenir pour ne pas éclater de rire.

Mais alors, tout m’était revenu. Tout ce que j’avais pu voir dans la forêt, mais également tous les petits détails que j’avais remarqués, sans même faire attention. Cela m’avait fait l’effet d’une massue, si bien que j’avais du m’asseoir pour reprendre mes esprits. Cela me paraissait tellement évident, que je me trouvais stupide de ne pas avoir compris plus tôt. Et pourtant, quelques parts dans mon esprit rationnel, il m’était difficile à imaginer que tout cela puisse être réel. Mais ça l’était, et ma quête de vérité me paraissait maintenant grotesque. Ainsi, Declan disait vrai quand il se considérait comme étant un danger, et c’est également pour ça qu’il avait fuit. Pendant un moment, je fus obligée de considérer mes options. Il était le plus dangereux prédateurs qui pouvait exister, c’était indiscutable, surtout quand j’écoutais le reste des légendes que Dean pouvait partager avec moi. Mais la vrai question, était est-ce que je voulais le fuir pour autant ? Etais-je seulement capable de retourner à ma vie d’avant, si simple et ennuyeuse ? Pouvais-je ignorer la place qu’il avait soudainement pris dans ma vie ? Mais la vraie question, était de savoir si tout cela avait de l’importance pour moi, maintenant que je savais.

J’étais ainsi perdue dans mes pensées, sur le chemin du retour, que je n’aperçue qu’au dernier moment la voiture dans mon rétroviseur, ses phares envahissant mon habitacle. Fronçant les sourcils en le voyant être si prêt de moi, je m’apprêtai à lâcher toute une série de jurons, lorsque je reconnu SA voiture. Bien que cela me surprenait de le trouver sur cette route déserte, comme par hasard au même moment que moi, il m’était évident qu’il voulait que je me gare. Trouvant un petit bas-côté, je m’avançai sur un petit chemin, avant de stopper mon 4x4. J’eu à peine le temps de descendre, et d’avancer vers lui, qu’il m’avait rejoint à allure bien trop rapide pour un être humain. Et rien qu’à voir sa tête, je compris qu’il était plus que furieux, il n’y avait aucun doute la dessus.

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Dernière édition par Enea Warrens le Ven 12 Déc - 12:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Ven 12 Déc - 3:44

    Samedi 01.52 PM

    Une douce mélodie se répandait dans la villa au milieu des bois. Mes doigts courraient le long du touches du piano sans que je ne pus les arréter. La mélodie me relaxait et m'emportait. Pensant a Enea, je ne pouvais que jouer, jouer ces notes que toutes ses pensées qui flottaient dans ma tète, s'envolant vers elle, m'inspiraient... Depuis tant d'année que je vivais en tant que solotaire, jamais encore je n'avais joué mélodie aussi triste. Jayden elle mème s'en inquiétait. Bien qu'elle soit du genre à s'inquiéter d'un rien quand il s'agissait de l'un de nous.

    Alister et moi en étions arrivés a un point ou nous avions convenus qu'il était mieux pour Enea de tout ignorer de notre condition. Au pire, je devais lui faire croire qu'elle avait révé tout ce qu'elle pensait avoir vu et que, la version que nous avions déclarée à son frère était la seule et unique version qui se soit jamais déroulée. Il en allait de notre sécurité à tous. Certes, elle m'en voudrait mais, c'était la seule facon pour moi de rester à Forks, auprès d'elle, la seule facon pour nous de pouvoir, un jour, peut ètre, avoir la possibilité d'ètre amis, ce que je souhaitais le plus au monde.

    Mais, je n'eus pas a mentir. Mes menaces avaient visiblement portées leurs fruits. Elle avait finit par comprendre qu'elle devait se méfier de moi et n'avait plus voulu mettre les pieds au lycée afin de m'éviter. Ce n'était peut ètre pas une mauvaise chose. Et pourtant, elle me manquait. Je tachais de me convaincre qu'elle ne m'évitait pas délibéremment, que c'était seulement Lucas qui lui interdisait de me voir mais, vu mon comportement avec elle, il ne pouvait pas en ètre ainsi. Elle avait forcément était plus forte que moi, moins tétue que je ne le pensais, plus raisonnable que je ne l'aurais cru et, elle avait pris ses distances. Une bonne chose cela étant dit. Quoi que je n'en étais pas convaincu. Ce coeur que je n'avais plus, ce coeur mort au fond de moi depuis des années deja, semblait plus douloureux que jamais et, ma vie toute entière me paraissait vide. D'ou la tristesse de la mélodie que jouaient mes doigts. Les miens respestaient ma douleur silencieuse, Alayna m'évitait au maximum, ce qui était mieux pour tout le monde étant donné la rage que me provoquaient ses pensées des que je la croisais. Alister m'adressait de triste sourire désolé et, mes frères faisaient simplement comme si de rien n'était, tandis que Vesper et Jayden tentaient de me réconforter et, toujours, je les rembarrais gentilment. Je savais que, tout ce qu'elles voulaient, c'était que je sois heureux comme elles, elles pouvaient l'ètre avec, respectivement, Nate et Alister. Mais, je découvrais, malgrè moi, ce qu'était que le rejet. Ce qu'elles, elles n'avaient pas eu a affronter.

    Les notes se mirent a monter dans des tonalités plus aigues lorsque Vesper débarqua dans le salon comme une furie.

    " - Declan! " Elle semblait paniquée. Au son de sa voix, je relevais la tète vers elle, mes doigts cessant instantannément de jouer. Mon regard croisant le siens, son anxiété se grava sur mon visage. Je me levais d'un bond, renversant le tabouret sur lequel j'étais assis au passage.
    " - Oh mon Dieu Non! " Elle grimaca légéremment alors que j'avais deja fait volte face pour me trouver devant la porte d'entrée!
    " - Declan, ne franchis pas la frontière! " Tournant la tète vers elle, je lui jetais un regard noir. " Ils la protègent! " Ignorant sa dernière phrase, j'étais deja installé derrière le volant de ma voiture...

    Samedi 06.12 PM

    Ma voiture garée sur le bas coté de la route principale reliant Forks à la Push, a à peine quelques mètres de la frontière invisible que nous avait imposée le traité entre nos deux clans, je faisais les cent pas à la vitesse de la lumière, attendant impatiemment qu'Enea se décide a revenir de ce coté ci. J'étais la depuis deja des heures, écoutant malgrè moi l'ultime conseil de Vesper qui, je le savais, avait raison. Mais, apprendre qu'Enea avait déliberemment ignorée la seule consigne que je lui avais donnée, me rendait fou. Cette idée que l'un de ces sales cabots puissent la dévisager ou pire, la tuer, ne me donner plus qu'une seule envie, celle de franchir cette ligne invisible et de la leur arracher ou pourquoi pas, de tous les tuer. Mais, je devais bien me résigner. Ils avaient été créés pour protéger les humains de la menace que nous représentions ce qui, étant donné notre force et notre immortalité, n'était pas une mauvaise chose tout bien considéré.

    Mais, l'inquiétude me rongeait, me dévorait de l'intérieur et, deja j'imaginais l'un d'entre eux s'énerver a cause d'elle, a cause de ce qu'elle pourrait leur dire sur moi... Un rien suffirait a énerver l'un d'entre eux. A le mettre dans uen colère telle qu'il muterait sans prendre gare à sa présence, la tuant au passage. Ivre de colère a cette idée, je donnais un violent coup de poing dans un arbre. Celui ci trembla légéremment puis, se cambra, n'étant ralentit dans sa chute que par d'autres arbres. Je poussais alors un léger rale, la colère et l'angoisse ne faisant que s'accroitre. Mais, bientot, son odeur se distingua parmis les odeurs de la forèt alentour, le bruit de son 4x4, reconnaissable entre tous, me parvins à l'oreille et, étrangement, je trouvais ce bruit de moteur, presqu'agréable.

    Sa voiture eut a peine le temps de franchir la frontière que j'appuyais deja sur l'accélérateur de la mienne, me trouvant bientot collé a son pare choc arrière, donnant de léger coups d'accélérateur de temps a autre, histoire de lui faire comprendre que je voulais qu'elle stoppe son véhicule. Comme si j'allais la laisser s'en tirer comme ca. J'étais d'accord pour qu'elle m'évite mais, au grand jamais je n'accepterais qu'elle aille risquer sa vie parmis ces chiens galeux. Elle finit par comprendre le message, ralentissant légéremment, se garant ainsi sur l'herbe au bas coté de la route. Ma voiture se gara juste derrière et, elle eut a peine le temps d'ouvrir sa portière que j'étais deja sur elle, le regard sombre.

    Mais, je n'eux pas le temps de prononcer le moindre mot comme j'en avais l'intention que deja une odeur nauséabonde m'envahissait. Je grimacais. L'odeur n'était pas aussi forte qu'elle aurait du l'ètre, comme si elle n'avais pas été en contact direct avec l'un d'entre eux ou... Quelque chose dans ce gout la, je n'aurais su le dire. Je tachais d'oublier ce détail, me concetrant sur l'idée qu'au moins, durant le laps de temps suivant lequel cette odeur flotterait autour d'elle, la sienne serait légéremment en retrait, ce qui serait d'avantage facile pour moi. Me concentrant tant bien que mal, je la fusillais du regard, restant toutefois a bonne distance d'elle.


    " - Je peux savoir ce qu'il t'a prit ? Qu'est ce que tu n'as pas compris quand je t'ai dis que ca serait du suicide de venir ici ? Bon sang, je peux comprendre que tu veuilles m'éviter mais, ne me fais pas ca... " J'avais tenté de contenir le ton de ma voix mais, il n'y avait rien eut a faire, elle avait tremblé dans ses derniers accords, trahissant ainsi mon inquiétude et ma douleur à l'idée qu'elle ait pu risquer sa vie cette après midi...

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Sam 13 Déc - 19:40

Si j’avais déjà vu Declan en colère, ce n’était rien comparé à la rage qui dégageait de lui à cet instant précis. Je pouvais littéralement sentir la fureur émaner de lui, et lorsque sa voix résonna dans la forêt d’une telle force, j’étais sûre que les arbres en frémirent. Je restai bouche bée quelques instants, le temps de reprendre mes esprits. Heureusement, il ne fallut pas longtemps pour que ma propre colère surgisse, me permettant ainsi de réagir avec plus de répartie que je ne l’aurais espéré.

« Pardon ? » répliquai-je, tentant en vain de garder un ton mesuré. « Je suis désolée, je ne savais pas que j’avais des comptes à te rendre ! »

Serrant les poings, je m’obligeai à respirer, dans un effort vain de rester calme. Ma propre réaction me surprenait d’ailleurs, car je n’étais pas quelqu’un de violente à la base, pour ne pas dire pas du tout. Pour moi, tout (ou presque) pouvait se régler de manière calme, ou avec l’ignorance, ce pour quoi j’étais très douée d’ailleurs. Mais c’était vraiment à croire que je n’étais plus du tout moi même avec lui à mes côtés, et cette pensée avait le don de me contrarier davantage.

« Que je veuille t’éviter ? » repris-je, étant à deux doigts de me mettre à hurler. « Comment tu ose me reprocher ça, alors que tu as tout fait pour m’éviter ! Et que tu as agis comme si tu ne me connaissais pas ! »

Je m’étais promis que lorsque je lui reparlerai à nouveau, je ne tomberai pas dans les reproches, ce que je semblais incapable de faire, vu comment c’était parti. Je n’avais pas compris son comportement, le lendemain de l’attaque dans le bois. Sa façon de m’éviter, de faire comme si je n’existais pas, m’avait blessée plus que je ne l’aurais cru. Bien sûr, je ne m’étais pas attendue à grand chose venant de lui, mais il avait eu un comportement des plus extrêmes, au point où il prenait grand soin de ne même pas m’adresser un regard. Ce qui m’avait évidemment amenée à me remettre en question, allant jusqu’à me demander si je n’avais pas imaginé notre conservation, et la façon qu’il avait eu de se comporter avec moi. J’avais beau eu retourner la situation dans ma tête mainte et mainte fois, j’en arrivais toujours à la même conclusion, celle qui me paraissait la plus logique : il regrettait toute cette matinée.

J’avais été furieuse de l’intervention de mon frère, sachant que ça avait enlevé le peu de chance qu’il me restait d’obtenir la vérité, et même si Lucas partait d’un bon sentiment, je n’avais pas hésité à lui exposer mon point de vue. Cela nous avait valu une sacrée dispute d’ailleurs, étant donné que mon mauvais caractère revenant au galop à chaque fois que l’on me traitait comme une gamine. Le summum avait quand même été lorsqu’il avait voulu m’interdire d’approcher de près ou de loin de Declan, chose qui m’avait semblé physiquement impossible. Bien sûr, je m’étais gardée de lui dire, choisissant de lui rappeler que j’étais majeure, et que de ce fait, je pouvais habiter où je voulais. Il n’avait pas été ravi de cette idée, mais j’avais maintenu ma position.

Secouant la tête d’un air mauvais, je me concentrai à nouveau sur le moment présent, ignorant volontairement les regards furibonds qu’il me lançait.


« L’avantage au moins » repris-je d’une voix si basse, qu’elle en devenait menaçante « C’est qu’ils n’ont pas cherché à me mentir. Ils n’ont pas cherché à me prendre pour une imbécile qui avait eu des hallucinations ! »

Même s’il n’avait pas cherché ouvertement à agir comme ça, j’étais parfaitement consciente qu’il avait guetté la moindre occasion pour pouvoir utiliser l’excuse des hallucinations. J’avais d’ailleurs bien veillé à ne lui donner quasiment aucune marge de manœuvre de ce côté là, ce qui m’avait donné l’impression de devenir calculatrice. Chose qui avait achevé de m’énerver au plus haut point, inutile de le préciser.

« Puis je ne vois pas en quoi c’est du suicide ! » achevai-je, croisant les bras sur ma poitrine. « Ils ne m’ont rien fait, à part me dire la vérité ! »

Plantant fermement mon regard dans le sien, je ne bougeai pas, laissant mes paroles agirent sur lui.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 14 Déc - 1:36

    Décidemment, Enea ne semblait vraiment pas avoir conscience du danger. Ou alors, elle était totalement masochiste et aimait se frotter aux monstres et autres prédateurs. Et, cette idée me rendait fou. Je voulait la protéger, la protéger de moi et des miens, la protéger de mes secrets mais... Je voulais aussi la protéger d'eux, de leur colère, de leurs mutations... Mais, comment allier les choses ? Il semblerait que, si je n'ai pas un oeil sur elle, elle fonce tète baissée vers le danger. Ou alors, j'avais été trop bavard, beaucoup trop bavard le mercredi précédent en lui annoncant que le lycan qu'on avait croisé quelques instants aupar'avant dans la forèt ne voulait que la protéger.

    Je devais ètre totalement stupide pour m'énerver ainsi, surtout qu'elle semblait aller bien. Elle sembalit en parfaite santé, n'avait pas la moindre égratignure. Mais le soulagement que je pouvais ressentir en cet instant n'avait d'égal que la colère que j'avais pu ressentir tout au long de l'après midi, l'angoisse de la savoir dans cette réserve ou, je ne sais quoi, l'inquiétude de ne pas savoir si je la reverrais franchir cette frontière en un seul morceau... La peur avait été si forte que, j'étais a peine capable de contenir ma colère. Et, visiblement, je n'étais pas le seul a ètre en colère. A sa première réplique, je lui envoyais un regard noir mais, elle n'avait pas vraiment tort. Elle ne me devait rien. Rien du tout. Mais, pourquoi ne voulait elle pas comprendre que je puisse m'inquiéter pour elle ? N'avait elle pas vu combien je m'étais deja emporté lorsqu'elle avait émise l'idée de venir ici pour avoir les réponses a ses questions ? J'aurais cru que la colère et, l'inquiétude que j'avais pu montrer a ce moment la aurait pu suffir mais, apparemment non. Elle était bien plus tétue et téméraire que je ne l'avais imaginée.

    Je soutenais son regard alors qu'elle m'accablait de reproches. Je l'avais évitée oui, mais uniquement pour son bien. Pour le bien des miens. Je croyais pourtant qu'elle avait finit par comprendre que je n'avais rien d'humain et qu'ètre ami avec elle ne ferait rien d'autres que de mettre nos deux vies en danger. J'ésquissais une légère moue mécontente tout avancant très légéremment vers elle, sans toutefois perdre mon ton de reproche.


    " - Parceque tu crois que j'avais le choix ? Je me dois de te protéger et, ètre ami avec toi n'est pas vraiment la facon idéale pour cela. Et crois moi, ce n'est pas de gaieté de coeur si j'ai fais mon possible pour t'éviter car, tout mon ètre me crie de venir vers toi, me rappelle combien j'ai envie et besoin d'ètre avec toi! "

    Finalement, ma voix s'était adoucie au fur et a mesure que les mots sortaient de ma bouche et, au final, je n'avais plus parler qu'avec douceur et sincérité. Je ne voulais pas la heurter, je ne voulais pas lui faire le moindre mal, que ce soit physiquement ou moralement. Et pourtant, je redoutais de ne lui en avoir fait en ne lui adressant pas la parole de la semaine. Quoi que, je m'en étais fais aussi par la mème occasion. Mais, je m'étais convaincu que c'était la meilleure des solutions. Bien que je n'y crois plus vraiment a présent...

    Mais, Enea n'en avait pas finit avec moi, au contraire, elle prenait sa revenche sur l'autre jour, me crachant au visage que, contrairement aux jeunes de la Push, je lui avais mentit. Que eux, ils lui avaient dis la vérité. Elle me rappela que j'avais essayé de lui faire gober de fausses excuses presque totalement improbable et, si j'en avais eu la force, j'aurais souris au souvenir d'Alister et moi, évoquant l'idée de lui sous entendre qu'elle avait simplement eu des hallucinations quand, d'elle mème elle évoqua le sujet. Mais, cette phrase me passa littérallement au dessus de la tète tant j'étais occupé à la dévisager pour le reste de ses propos. Ils lui avaient dis la vérité que je cherchais à lui cacher ? Non, ils n'avaient pas pu faire ca. Ils n'avaient pas le droit, eux mème de révéler leur secret. Sauf si... Sauf si ils ne faisaient qu'évoquer leurs légendes sans connaissance de cause. Ce qui expliquerait l'odeur. L'habitant de la Push avec qui elle avait parlé n'avait pas encore muté bien que, les premiers signes soient surement deja la...

    Un instant, je faillis paniquer, ne sachant pas vraiment comment réagir, ne sachant pas quoi dire... Ne sachant mème pas ce qu'elle savait vraiment ou, croyait savoir. Un lourd silence s'installa. Un silence lourd et pesant. Je la dévisageait, soutenant son regard pleins de reproches et de questions inassouvies malgrè tout.

    D'un geste vif, sans qu'elle ne put avoir le temps de réagir, ni de comprendre, je me retrouvais contre elle, mes mains de chaque coté de son véhicule, paume contre la carosserie. Sous le choc de la surprise, elle avait fait un bond en arrière, se collant elle mème dos contre le véhicule, ce qui m'avait permis de m'approcher d'avantage d'elle sans qu'elle ne puisse se détourner ou je ne sais quoi d'autre. Le visage baissé, le front en avant, mon regard plongé dans le siens, je laissais une voix grave s'élevait de ma bouche.


    " - Et quelle vérité t'ont ils dis hein ? Que t'ont ils dis que je t'ai tant caché Enea? " Mes lèvres se mirent a trembler sous l'effet d'une sorte de colère qui était, en réalité, plus de l'agacement qu'autre chose...

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 14 Déc - 17:35

Declan fut le premier de nous deux à céder, alors que l’on continuait à se regarder sans vouloir lâcher prise. Son regard et son ton finirent par s’adoucir, de même que les traits de son visage. Même si je le devinais toujours aussi contrarié, il semblait à nouveau changer d’humeur. Quelque part, c’était tout aussi bien, car cela fit retomber ma colère du même coup. Ce qui n’était pas logique, car j’aurais du lui en vouloir. Je devrais même être déjà en train de partir à cet instant, ne voulant plus lui parler, plus le voir. Non seulement à cause de ce que j’avais vu, de son comportement, mais en plus à cause de ce qu’il était. Lorsqu’il m’annonça que c’était uniquement pour me protéger, ses paroles ne me parurent plus aussi insensées qu’elles ne l’avaient été la dernière fois. Mais cela ne voulait pas dire pour autant que j’étais en accord avec ça, au contraire même. Mon avis sur la question n’avait toujours pas changé, et je me retrouvai à faire une moue boudeuse, tel une enfant que l’on contrarie.

« Je n’ai pas besoin que l’on me protège » protestai-je, mon ton tout aussi maussade. « Je suis une grande fille, je sais me débrouiller toute seule. »

Ce n’était pas vraiment la vérité, si on tenait compte du fait la façon dont j’avais de me mettre dans des situations pas croyables. Mais c’était un détail que je me gardais bien de préciser, préférant maintenir mes positions. Je détestais avoir le sentiment de dépendre de quelqu’un, et plus encore, je détestais montrer mes faiblesses. Or, ces deux sentiments étaient incompatibles avec sa façon d’agir et de raisonner. Levant la tête vers le ciel, que l’on apercevait à peine à travers les arbres, je ne pus m’empêcher de noter que la nuit commençait à tomber, et que je n’avais pas vu la journée passer. Et une fois n’est pas coutume, sa présence à mes côtés me semblait extraordinaire.

« Je ne comprends pas » repris-je, penchant légèrement la tête sur les côtés comme je réfléchissais en même temps. « Comment ça tu as besoin d’être avec moi ? Qu’est ce que ça veut dire ? »

Pour moi, l’emprise qu’il avait sur moi était devenue logique. Il était un être mythique, n’était-ce pas dans ma condition d’humaine faible de perdre mes moyens en sa présence ? Bien que je savais parfaitement que mon comportement, et que mes sentiments avaient une explication bien plus profonde, j’évitais pour le moment de trop y réfléchir. Mon cœur se briserait bien assez tôt, alors autant ne pas précipiter les choses. Mais cela ne m’éclairait pas sur sa phrase. Pourquoi avait-il du mal à m’éviter ? On ne pouvait pas dire que ce soit pourtant évident, étant donné que j’avais réellement cru cette semaine qu’il le faisait par choix, et non pas par obligation.

Avant que je n’eu le temps de faire quoi que ce soit, il se rapprocha de moi beaucoup plus vite que la nature ne le permettait, et l’instant d’après, je me retrouvai bloquée contre ma voiture, avec ses mains de chaque côté de mon corps. Comme à chaque fois que j’étais aussi proche de lui, je perdis mes moyens, et il me fallut quelques instants pour rassembler mes esprits. Ses yeux, rivés dans les miens, ne me laissaient aucune échappatoire possible. Ainsi, il savait exactement ce qu’il faisait quand il agissait de la sorte, il savait parfaitement le contrôle qu’il avait sur les autres. Ce qui ne me surprenait pas d’ailleurs, et j’en pris note dans un coin de ma tête, pour lui ressortir plus tard. Après plusieurs profondes inspirations pour calmer les battements de mon cœur, bien que ce fût inutile, je réfléchis rapidement au meilleur moyen de lui annoncer, sans déclancher une autre de ses colères.


« Je…Humm.. » marmonnai-je, sachant parfaitement que j’allais devoir lui dire toute la vérité, même si je ne le voulais pas. « Ils m’ont parlé des légendes de leur peuple. »

Réfléchissant rapidement, je rassemblai le peu de courage qu’il me restait, voulant clarifier quelques petites choses pour que les pièces du puzzle finissent de s’assembler. Je devais avouer que je tentais également de gagner du temps, non seulement dans un espoir futile de retarder le moment où il partirait, mais en plus, pour m’éviter de prononcer à voix haute tout ce que j’avais appris. Il y avait une grande différence entre entendre quelque chose, et le dire. Cela le rendait plus réel, or, c’était encore trop nouveau pour moi. J’avais l’impression de vouloir basculer un rêve dans la réalité, ce qui s’avérait beaucoup plus ardu que je ne l’aurais cru.

« J’ai… j’aurai quelques questions avant » bégayai-je, me trouvant une fois de plus stupide de perdre autant mes moyens face à lui. « Histoire de vérifier ces… heu ces théories. »

Reprenant un peu d’aplomb, je fronçai les sourcils en attendant sa réponse, mais également sa réaction. Il était coincé, et il devait parfaitement le savoir. Mais je n’étais pas sûre qu’il apprécie cela, et une nouvelle explosion de colère ne tarderait sûrement pas.

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Declan Bratford
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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 14 Déc - 20:31

    La première remarque de la jeune femme m'arrcha un léger rire sarcastique. Non mais, quelle ironie. Elle disait savoir qui j'étais. Ou plutot, elle disait connaitre la vérité, les secrets que je tenais tant a ne pas lui révéler. Et pourtant, elle trouvait le moyen d'affirmer qu'elle n'avait pas besoin qu'on la protège. Savait elle seulement a quoi elle faisait face ? Mesurait elle vraiment le danger ? Je n'en était pas vraiment sur. En mème temps, comment quelqu'un de rationnel, habitué a l'idée que les vampires et, autres monstres cauchemardesques, n'existent pas, pourrait réaliser qu'il se trouve face a l'un d'entre eux ? Je pouvais facilement comprendre qu'elle ne comprenne pas le danger auquel elle faisait face mais, cela avait été plus fort que moi, je n'avais pas pu retenir ce rire qui avait laissé sur mes lèvres, la marque d'un léger sourire moqueur.

    " - Si ce que tu affirmes est vrai, si tu es au courrant de ce que je ne voulais pas te révéler, comment peux tu affirmer ne pas avoir besoin que l'on te protège? Crois tu vraiment pouvoir te débrouiller seule face a ce que je suis? " Je secouais lentement la tète de gauche a droite. " Tu ne mesures assurément pas l'ampleur du danger Enea! " J'avais prononcé chacun de mes derniers mots lentement afin qu'elle saisisse bien mes propos. Bien que je sache pertinement qu'elle trouverait le moyen de réfuter mes paroles, trouvant la parade adéquate.

    Je m'étais montrer sentimental, mes mots ayant dépassés ce que je voulais effectivement dire. Je lui avais révélé ce que je ressentais reellement. Me montrant plus franc que je ne l'aurais du et, bien entendu, elle en profita pour rebondir sur ma dernière phrase. N'otant pas mon regard de son visage, le laissant descendre jusqu'a ses lèvres, je laissais échapper un léger soupir. Puis, sur le mème ton que précédemment, avec calme et douceur, je me lancais dans une sorte d'explication de mes propos, sans toutefois entrer dans le détail de ce que je pouvais ressentir.


    " - Ca veut dire que, quand je ne suis pas avec toi, je ne fais que penser a toi. Je suis incapable de te sortir de ma tète. Je ne fais que de me demander comment tu vas. " Je relevais les yeux pour, a nouveau, encrer mon regard dans le siens. Un regard empli de douceur et de passion mais, tout aussi teinté de tristesse. " Tu es tout ce que j'ai attendu toute ma vie. "

    Je me surprenais moi mème de me montrer aussi franc et sentimental. J'avais tort de prononcer ces mots la, de la laisser entrevoir ce que je pouvais ressentir pour elle mais, après tout, je ne faisais qu'énoncer une vérité. Une vérité qui n'aurait pas du éxister, une vérité contre nature. Je devais prendre du recul avec elle et, ces quelques mots sortis de ma bouche auraient, a coup sur, l'effet inverse a celui escompté. Mais, apparemment, cette fin de semaine avait été aussi dur pour elle qu'elle ne l'avait été pour moi et, je devais bien me rendre a l'évidence, ne pas ètre auprès d'elle me rendait malheureux. Bien sur si, a présent qu'elle connaissait la vérité sur qui j'étais, elle voulait que je prenne d'avantage mes distances avec elle, si elle préférait que je parte, alors je m'effacerais. Je partirais, je la laisserais vivre sa vie, éloignant ainsi le danger tout en évitant de me plaindre de mon sort mais, plus le temps passait, plus je me rendais compte que je n'étais pas assez fort pour rester éloigné d'elle.

    Lorsqu'elle m'affirma ce que je craignais, a savoir que les jeunes de la Push lui avait parlé de leurs légendes, je ne pus m'empécher de froncer d'avantage les sourcils, tout ouïe a ses propos. Attendant patiemment qu'elle ne me révèle ce qu'elle semblait savoir. Elle semblait hésitante quant aux mots qu'elle choisissait, ce qui était tout a fait compréhensif étant donné ce qu'elle avait appris mais, cela ne me plaisait guère, cette situation me mettant dans une sorte d'inconfort assez étrange. Il y avait trop de non dits, trop de secrets, trop d'hésitation... Au prix de nombreuses hésitations, la jeune femme réussit, tant bien que mal a m'annoncer qu'elle avait quelques questions a me poser avant de m'énoncer ces théories. Poussant un soupir impatient, j'annoncais toutefois, tout en me contenant et, en mesurant le timbre de ma voix.


    " - Je t'écoute. Que veux tu savoir ? " Mon regard était toujours encré dans le siens dans l'espoir que cela tempérerait ses ardeurs et, l'empécherait de poser trop de questions.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Lun 15 Déc - 20:54

Son rire m’exaspéra, et je serrai les lèvres pour éviter qu’une remarque hautement désagréable m’échappe. Il paraissait si sûr de ce qu’il affirmait, que cela en était insupportable, et ce fut à mon tour d’afficher un sourire moqueur. Il ne semblait pas mesurer le sens caché de mes paroles, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Surtout que je n’étais pas sûre qu’il le prenne bien, mais au point où j’en étais, je n’étais pas sûre que je puisse encore plus aggraver la situation.

« Je crois que tu ne comprends pas ce que je veux te dire » répliquai-je, grimaçant en tentant de choisir mes mots. « Je ne… VEUX pas être protégée. Et de plus, je pense que tu as tendance à beaucoup trop dramatiser la situation… Tu ne m’as rien fait, et je suis sûre que tu ne feras jamais rien qui puisse me nuire. »

Je ne savais pas si j’avais raison d’avoir une confiance quasi aveugle en lui, mais je n’avais pas vraiment mon mot à dire là dedans. J’étais inévitablement attirée par lui, et je me rendais compte qu’au moment même où j’avais appris ce qu’il était, j’avais décrété que cela n’avait pas d’importance. En fait, cela ne changeait rien à la situation, et pour moi, je ne le verrais jamais comme un monstre sanguinaire décrit pas les légendes indiennes. Alors peut être que j’étais inconsciente, mais comment pouvais-je lutter contre ça ? Il était ce dont j’avais besoin, aussi insensé que cela puisse sembler, et quelque part, je savais que je ne pourrais jamais me résigner à lui tourner le dos. A côté de cette idée, risquer ma vie à ses côtés semblait dérisoire.

Malgré son semblant d’explication, cela ne m’aida pas davantage à comprendre ses propos. Je n’arrivais pas à concevoir comment je pouvais être ce qu’il avait attendu toute sa vie. Fallait dire aussi que le concept de vivre pour l’éternité n’était pas tout à fait clair dans ma tête, alors de là à y intégrer qu’il avait pu attendre quelqu’un comme moi était au delà de mes efforts.


« Mais… Mais pourquoi ? » bégayai-je, secouant la tête. « Tu m’as bien regardé ? »

Je plissai le nez, attendant qu’il refuse mes questions et utilise son côté séducteur pour me faire parler. Mais, il me surprit, une fois n’est pas coutume, en m’annonçant qu’il attendait. C’était une première, et prenant une profonde inspiration, je tentais de trier mes questions dans l’ordre de priorité. Dean avait mentionné que son arrière grand père avait déjà rencontrer la famille Bratford, et c’était un détail qui m’avait choqué, parmis tant d’autres.

« Hum d’accord… » commençai-je. « Alors, quel âge as-tu ? »

J’avais eu l’intention d’y aller petit à petit, afin de mettre toutes les chances de mon côté pour qu’il coopère, mais dès que j’eu poser la première question, une multitude se bousculèrent dans ma tête. Ouvrant à nouveau la bouche pour parler, je m’interrompis cependant, un détail me revenant. Je n’avais prévenu personne de mon excursion à la Push, et j’étais presque certaine que Dean ne parlait pas à Declan – en vérité, les habitants de la réserve préfèreraient se jeter dans l’océan glaciale que de parler à un seul des Bratfords. Pourtant, il avait su où me trouver, et m’avait rattrapé au milieu de cette route déserte.

« Attends… » marmonnai-je, levant un doigt pour appuyer ma phrase. « Comment as-tu su où me trouver ? Comment tu as su où j’étais partie cet après midi ? »

Levant les yeux pour plonger à nouveau mon regard dans le sien, je fronçai à nouveau les sourcils, attendant patiemment.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 21 Déc - 21:14

    Je dramatisais la situation ? Celle la, c'était la meilleure. Enea était vraiment inconsciente. Elle ne semblait pas prendre la mesure du risque comme elle le devait. J'avais tué par le passé et elle, elle ne voyait en moi que l'ange que j'étais censé représenter aux yeux de mes proies. Elle ne voyait pas le prédateur sanguinaire, juste la beauté. Je détournais légéremment le regard quand elle m'affirma avec une certitude déconcertande qu'elle était sure que je ne lui ferais jamais de mal. Que pouvait elle en savoir ? Si je n'avais encore rien tenté qui puisse lui nuire, c'était uniquement parcequ'Alister avait fait en sorte de m'éduquer d'une certaine manière, parceque j'avais des prinicpes contraires aux principes que défendaient la plupart des vampires que j'avais pu croiser tout au long de mon existence. Elle ne pouvait pas savoir, elle ne pouvait pas comprendre mais, mème moi je ne savais pas. Je ne savais pas si je serais assez fort pour ne pas céder à la tentation que son odeur était pour moi. Bien plus forte que toutes les autres. Bien plus ennivrante et attirante. Et, la seule raison pour laquelle je n'avais pas céder. En plus de mes valeurs, et de la peur de faire repérer ma famille, c'était que je m'étais attaché à elle. Finalement, je préférais ne pas répondre, me contentant de pousser un léger soupir déséspéré. Que pouvais je ajouter de plus après tout ? Elle ne pourrait pas comprendre le sens de mes mots, ils n'étaient pas adaptés à sa connaissance du monde réelle. Pour elle, tout cela n'avait pas le moindre sens. Pas encore. Elle me voyait juste comme le gentil. Ce que j'étais loin d'ètre. Et, j'aurais beau lui expliquer les choses du mieux que je pourrais, elle refuserait toujours de comprendre. Alors a quoi bon ?

    Comme je le craignais, elle ne compris pas ce que je voulais dire quand j'avais répondu qu'elle était tout ce que j'avais toujours attendu. Je reposais un regard doux sur elle et, lui adressais un léger sourire tout en parcourant son visage des yeux. Je retirais alors la paume de ma main droite de la carosserie de la voiture pour venir la poser sur sa joue tout en lui répondant d'une voix tendre.


    - " Disons que pour moi, tu es différente des autres. Tu me ferais presque me sentir normal mis a part certains détails. " Je laissais ma phrase en suspens, ne voulant pas en dire trop. Ne voulant pas me montrer trop expansif. " Tu es ce qui m'a été donné de plus beau et de plus précieux. " Mes doigts parcouraient sa joue alors que mes yeux arrétaient leur course dans les siens.

    Mais, je fus bien vite ramené a la réalité quand les questions tant redoutées commencèrent a fuser. Elle ne commenca pas par une question a laquelle j'avais peur de répondre. C'était une simple question de base. Efnin, tout dépendait du point de vue sous lequel on se placait. J'avais 135 ans mais, le fait est que je n'avais jamais pu quitter mes 18 ans. Je restais figé, année après année à ce mème age bien que, les années passant, je montais les échelons des classes que je traversais, donnant un age différent a chaque fois, en fonction de ma classe. Je ne me démontais pas, gardant tout mon sérieux, gardant mes yeux encré dans les siens, bien que j'en ais perdu toute la douceur. Et, une pointe d'amertume dans la voix, je répondis toutefois avec sincérité et franchise.


    - " Dix huit ans. "

    A peine avais je répondu qu'elle avait deja posée une seconde question, bien plus épineuse. Froncant les sourcils, elle me regarda avec sérieux. Je me dégageais alors, lentement. Dégageant ma main droit de son visage, l'autre de la voiture, faisant un pas en arrière. Sans pour autant quitter son regard interrogateur, du miens. Mes lèvres tremblèrent légremment l'espace de quelques secondes mais, avec toujours autant de franchise dans la voix, je répondis.

    - " Je l'ai lu dans les pensées de Vesper, ma soeur. " Mon regard n'avait toujours pas quitté le sien bien que je sus pertinnement que cette nouvelle information ne ferait que la troubler d'avantage.

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Dernière édition par Declan Bratford le Jeu 8 Jan - 20:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Mer 7 Jan - 22:26

Fronçant à nouveau les sourcils, je tentai de démêler tant bien que mal toutes les pensées qui affluaient dans mon esprit. J’avais eu l’intention d’obtenir des explications, mais plus cela allait, plus j’étais embrouillée… ce qui était loin d’être le but, évidemment. S’il en avait conscience, il ne le montra pas, et d’ailleurs, j’étais pratiquement sûre que par moment, il en disait plus qu’il ne le voulait. Chose étrange d’ailleurs, pour quelqu’un qui me paraissait si maître de l’apparence qu’il cultivait, pour les pauvres humains dont je faisais parti.

« Je suis pourtant tout ce qu’il y a de plus normale » le contredis-je, fermant brièvement les yeux sous le contact de ma main sur ma joue. « Et si tu ne me mens pas, si je suis si importante que ça à tes yeux, ne devrais-tu pas arrêter de me repousser ? »

Je ne pus cependant pas continuer de parler, bien trop troublée. J’étais bien trop consciente de son contact avec sa peau froide et lisse, qui pourtant laissait une trace brûlante. Secouant la tête, je repris mes esprits, tentant d’ignorer les battements frénétiques de mon coeur. Comme toujours, cela en devenant exaspérant, tant j’avais l’impression de devenir complètement faible devant lui. Je semblais perdre mes arguments, me contentant d’énoncer des banalités. Or si je voulais arriver à quelque chose, j’avais intérêt à me montrer perspicace. Pinçant les lèvres, je retins un soupire d’exaspération lorsqu’il m’annonça avoir 18 ans. Ce n’était pas vraiment un mensonge, vu qu’il était immortel, donc techniquement, il avait arrêté de grandir à l’âge de sa mort. Ce qui me fit aussitôt dériver sur l’époque de sa naissance, qui m’était inconnue. Cela était si étrange de penser à tout ce qu’il avait vécu, tout ce qu’il avait vu, alors que je n’étais même pas née. Quelque part, cela lui donnait un air encore plus impressionnant, à mon sens tout au moins, imposant le respect.

« Et depuis combien de temps tu as 18 ans ? » repris-je, un léger sourire sur les lèvres devant ma répartie.

L’information suivante fut cependant plus difficile à digérer, et eut pour conséquence de me rendre silencieuse quelques instants. Depuis quand les vampires lisaient dans les pensées ? Ce n’était pas marqué sur internet ça, j’en étais sûre. Ceci dit, cela pouvait expliquer beaucoup de choses, mais également son comportement étrange.

« Tu arrive à lire dans les pensées des autres ? » répétai-je, mon ton trahissant mon choc et ma surprise. « Toutes les pensées, sans exceptions ? »

J’avais du mal à imaginer comme cela était possible, mais soyons honnête, je n’étais pas à un détail près. Cependant, l’idée qu’il puisse déchiffrer mes pensées me dérangeait énormément. Savoir déjà que toutes mes émotions sans exception s’affichaient sur mon visage, me gênait au plus haut point. Alors s’il pouvait lire en moi comme un livre ouvert, alors que j’avais déjà du mal moi même à comprendre tout ce que je pouvais ressentir, était au delà de la gène.

« Vous lisez tous dans les pensées ? C’est comme ça aussi que ta sœur savait où j’étais ? » repris-je, mon esprit fonctionnant à toute allure, et me rendant incapable d’arrêter le flot de paroles. « Pourtant, je ne l’ai pas vu, je ne vois pas comment elle aurait pu savoir. »

Secouant la tête, je devinai sans peine que mon visage affichait ma confusion, comme je tentais de comprendre au travers du peu d’information qu’il me donnait. On ne pouvait pas cependant dire que j’arrivais à grand chose, comme j’avais l’impression que mon cerveau tournait dans le vide. J’avais besoin de calme pour pouvoir réfléchir, et analyser ce que je savais. Malheureusement, je me doutais qu’il ne restait que peu de temps avant qu’il ne perde patience, et n’exige que je lui avoue la vérité.


[I'm backkkkkkk ]

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Jeu 8 Jan - 20:49

    Lorsqu'Enea affirma ètre normale, je ne pus m'empécher de sourire, elle était tout sauf normale pour moi et ce, a bien des égards. Elle ne semblait pas en avoir confiance, elle ne semblait pas comprendre combien je pouvais tenir a elle et peut ètre était ce mieux ainsi. La seconde qui suivit, mon sourire s'évanouit aussi vite qu'il s'était dessiné sur mon visage et une ombre passa devant mon regard. Elle ne comprenait décidémment rien. Si les lycans, ou tout du moins, des gens de la réserve lui avaient révélés qui j'étais reellement, comme elle le sous entendait fermement, elle devrait comprendre par elle mème que, si je la repoussais, c'était uniquement pour son bien. Mais, je devais bien avouer que cela m'était de plus en plus difficile. Cette semaine sans elle avait été l'une des semaines les plus douloureuses de ma longue existence et, je voulais, a présent que j'étais de nouveau auprès d'elle, ne plus ètre éloigné d'elle. L'espace d'une seconde, je fermais les yeux, tachant de rester calme, tachant de trouver les mots justes, tachant de ne pas laisser mon égoisme prendre le dessus. Je devais rester fort, je devais rester sur mes positions, pour elle, pour la protéger. Mes yeux se rouvrirent et plongèrent dans les siens.

    - " Si les gens de la Push t'ont révélés ce que je te cache, ne devrais tu pas comprendre pourquoi je te repousse ? "

    A peine ces quelques mots prononcés, je ressentis comme une douleur, l'impression que je me montrais trop dur avec elle. J'eux peur de l'avoir véxée, blessée par mes mots et, le bas de mon visage se déforma en une légère grimace pincée, illustration de la douleur que je pouvais ressentir a l'idée de lui faire du mal et, je ne pus m'empécher d'ajouter.

    - " Bien qu'il m'est de plus en plus difficile de rester loin de toi. "

    Peut ètre que ces mots n'auraient pas du sortir de ma bouche mais après tout, pourquoi continuer de lutter? Puisque j'étais voué aux enfers, autant me damner avec application. Sa présence, son odeur, m'étaient de plus en plus tolérable. La tentation était toujours la, son odeur m'envoutant a chaque seconde mais, je savais a présent que la peur de la perdre, la douleur de ne pas la savoir en sécurité, étaient bien plus forte que ma soif de son sang. Je ne voulais plus ètre loin d'elle. A moins qu'elle n'en décide autrement aux vues de ses connaissances nouvelles de ce que j'étais.

    Elle cherchait toujours les réponses aux dernières questions qu'elle pouvait avoir et, j'étais détérminé a lui donner des réponses, a l'éclairer d'avantage. Dans la limite de ce qu'il m'était possible de lui révéler, cela va sans dire. Mais, je ne voulais plus avoir de secret pour elle, je voulais jouer carte sur table, quitte a ce qu'elle mesure enfin la portée du danger que je représentais pour elle. Les habitants de la réserve avaient fait le plus dur en lui parlant de leurs légendes, je ne devais que lui apporter des confirmations plus ou moins évasives et, le tour serait joué.

    Tout en restant calme et sérieux, le visage dur, je me décidais a répondre a la première question qu'elle avait posé tout en sachant qu'a partir de la, je ne pourrais plus revenir en arrière. En répondant a cette simple question sur mon age, je lui confirmais bien des choses tout comme, en me la posant, elle me confirmait qu'elle savait ce que j'aurais préféré qu'elle ne découvre jamais sur ma véritable nature, sur mon immortalité.


    - " Depuis longtemps. " Je ne pus toutefois pas me résoudre a répondre plus honnétement à sa question, par crainte de l'effrayer d'avantage.

    De toute facon, elle avait d'autres préoccupations que mon age avec ce que je venais de lui révéler sur mes dons de télépathie. D'ailleurs, elle sembla ne plus vraiment controler le flux de ses pensées, ses questions s'enchainant à une vitesse mirobolante sans que je n'eus le temps d'y répondre. Je ne la coupais toutefois pas, tentant de retenir chacune de ses questions dans le but de répondre a chacune. Tout a la fois, je pus lire sur son visage la surprise et le choc que ces révélations pouvaient avoir sur elle et, je m'efforcais de la regarder avec douceur dans le but de ne pas la paniquer d'avantage. Sa voix s'éteignit bientot alors que son visage continuait d'exprimer toutes sortes d'émotions. Elle réfléchissait, tentait d'assembler les pièces d'un puzzle imaginaire tout en forcant son esprit a canaliser un nombre d'informations bien trop élevés pour elle. Je me dégageais alors lentement d'elle en éspérant que le fait de ne plus avoir mon regard sur elle la soulagerait et, je fis face a la forèt, de l'autre coté de la rue, lui tournant le dos.


    - " Je suis le seul de ma famille a pouvoir lire dans les esprits des gens que je croisent. Vesper a un tout autre pouvoir bien différent du miens. " Un léger rire s'échappa de mes lèvres alors que je m'apprétais a répondre à une autre de ses questions. Et, d'une voix tout aussi amusé, je repris le fil de ma phrase. " Je lis dans toutes les pensées, j'entends ce que pense chacun sur cette planète. A une exception près. Toi, je suis absolument incapable d'entendre tes pensées. " Je me tus a nouveau, afin qu'elle ait le temps d'analyser cette dernière information puis, lentement, je me tournais vers elle, un léger sourire aux lèvres. " Et j'avoue que c'est assez frustrant pour moi de ne pas réussir a savoir ce que tu penses. "

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Ven 9 Jan - 9:36

Secouant la tête, je m’obligeai à prendre de profonde inspiration, ne voulant pas céder à la colère que je sentais monter en moi. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre ce que j’essayais de lui expliquer ? Etait-il trop difficile à réaliser que peu m’importait ce qu’il était, que j’avais fait mon choix dès la fameuse attaque dans le bois ? Peut être me montrais-je inconsciente, peut être me montrais-je enfantine et ridicule de vouloir sa présence à mes côtés. Mais plus je l’observais, et plus je me rendais compte que j’avais sous estimé l’effet qu’il avait eu sur ma personne. J’avais besoin d’être avec lui. C’était même au-delà de ça, tant que c’était fort et incontrôlable. Et l’idée que ce n’était pas réciproque, que tout cela n’était qu’un rêve, me rendait malade. Comme il m’affirma qu’il lui était de plus en plus difficile de rester loin de moi, je soupirai légèrement. Si seulement j’arrivais à croire ses paroles… mais son envie de garder ses distances, de me repousser m’affectait plus que je le laissais paraître, et bien plus que je ne l’admettrais jamais. Repoussant l’envie de laisser les larmes m’envahir, en personne émotive que j’étais, je levai mes yeux légèrement humides vers lui.

« Si cela t’es tant difficile que cela, alors arrête de lutter » murmurai-je d’une voix rendue douce par la douleur, comme je tendis une main vers son visage, sans pour autant le toucher.

J’avais conscience que cela tenait plus de la supplication qu’autre chose, mais j’étais réellement fatiguée de toute cette mascarade. Tout ce que je voulais, c’était être avec lui, et ce sentiment de rejet en devenait insupportable. J’étais un sentiment nouveau pour moi. Je n’avais jamais cru au coup de foudre, et d’ailleurs, je n’y croyais toujours pas. Pourtant, j’avais consciente que mon comportement avec Declan prenait des proportions inconsidérées, mais cela me semblait naturel. En fait, c’était comme si toute ma vie, j’avais attendu quelque chose, quelqu’un, et que maintenant, mon destin pouvait s’accomplir. J’étais parfaitement réaliste sur la chose, sachant parfaitement que ce genre de pensées tenaient plus du conte de fée qu’autre chose. Mais en même temps, je venais de découvrir l’existence de vampire, alors pourquoi le destin ne pouvait-il pas exister ? C’était certainement plus rationnel, que de croire à un Dieu quelconque, qui observait les humains se débattre avec la vie comme je regardais un match de baseball à la télé.

J’eus un léger sourire lorsqu’il me confirma mon doute sur son âge, et cela me ravit. A sa façon, il se montrait honnête, ne cherchant pas à me faire passer pour une folle… Ce qui était l’impression que j’avais de moi-même, lorsque je pensais à ce que je m’apprêtais à dire. Ainsi, il me confirmait que les histoires dont j’avais appris l’existence aujourd’hui même était vraies, ce qui m’apporta autant de soulagement que de peur. Depuis le début, je savais parfaitement que Declan et sa famille était bien trop extraordinaires pour être de simples humains. Et cela rendait le personnage encore plus fascinant, de savoir qu’il faisait parti de ces êtres mythiques, qui avaient décidé de se battre contre leur nature. Il cherchait à vivre avec les humains, et allait même à les sauver, si je me basais sur son comportement avec moi dans la forêt. Sa mention du pouvoir de sa sœur éveilla une curiosité nouvelle, mais je ne dis rien, me contentant de noter dans un coin de ma tête la question, que je poserais sans nul doute plus tard.

Ainsi, il ne parvenait pas à lire mes pensées, ce qui me rassura. Je n’aurais pas apprécié l’intrusion dans mon esprit, moi qui aimant tant me montrer discrète et privée. Je ne pus retenir un léger rire lorsqu’il m’avoua qu’il n’aimait pas cette cécité, tant que cela ne me surprit pas. Ceci dit, tout cela me permettait de comprendre sa façon de me regarder tant de curiosité et d’insistance le premier jour de mon arrivée à Forks, mais également pourquoi il était toujours en train de me dévisager, avec cet air qui laissait voir son besoin de comprendre mes paroles ou mes réactions.


« Bien pour ma part, je suis ravie que tu n’arrives pas à lire dans mes pensées » répliquai-je d’un ton léger, le douloureux sujet de son rejet mis de côté pour le moment. « Mais tu peux être rassuré, mon esprit est tout ce qu’il y a de plus basique et ennuyant… c’est d’ailleurs peut être pour ça que tu ne peux pas le lire, il n’en vaut pas la peine ! »

Cette idée me fit froncer les sourcils, avant de la chasser d’un geste de la main, comme si c’était quelque chose de dérisoire. J’avais une dernière question à lui poser, quelque peu délicate. Me mordillant la lèvre comme je réfléchissais, je me laissai finalement, avant qu’il décide que l’interrogatoire était terminé.

« Pourquoi m’as-tu protégé la dernière fois ? » demandai-je, vrillant mon regard dans le sien pour tenter de déchiffrer ses émotions. « Pourquoi tu t’es interposé, au lieu de partir ? »

Me rapprochant de lui, je profitais de notre proximité pour l’observer attentivement, fascinée par l’or qui semblait briller dans ses yeux.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Ven 9 Jan - 15:27

    Alors que je venais de lui avouer qu'il m'était de plus en plus dur d'ètre loin d'elle, Enea leva vers moi des yeux plein de larmes et, d'une voix suplliante me demanda de ne plus lutter pour l'éviter. Une nouvelle grimace de douleur transperca mon visage. Je ne savais mème pas a quoi elle était du, a la douleur que je pouvais lire dans le regard de la jeune humaine que j'avais l'impression d'avoir attendue toute ma vie ou à la peur que moi mème j'éprouvais à l'idée de la laisser entrer dans mon monde, dans un monde de vampires ou le danger serait permanent pour elle. Alors qu'elle levais les yeux vers moi, je me contentais de détourner le regard, comme pour fuir le sien.

    La jeune femme sembla bien vite retrouver le sourire lorsqu'elle compris que je ne pouvais pas déchiffrer son esprit. Pour moi, c'était quelque chose de frustrant, pour elle, cela semblait ètre quelque chose de réconfortant. Après tout, il est vrai qu'a ce que j'avais pu voir de sa personnalité, elle n'était pas le genre d'étudiante a aimer ètre au centre de toutes les attentions, bien au contraire. Elle, ce qui lui plaisait c'était qu'on fasse le moins possible attention a elle, elle se protéger des autres, se voulait discrète. Tout comme son esprit semblait se protéger de moi, de mon pouvoir. Elle affirma que, de toute facon cela n'était pas très grave puisque, selon elle, son esprit était d'un banal ennuyant. Je n'étais pas du mème avis qu'elle. Bien au contraire puisque son esprit semblait ne pas raisonner comme celui des autres ètres humains. Elle ne semblait pas ressentir la peur que j'insuflais a n'importe quel autre ètre vivant. Cette peur qu'ils ne comprenaient pas mais que, leur instinct leur dictait. J'aurais voulu comprendre pourquoi. Et, j'aurais voulu comprendre tant d'autres choses sur elle, tous ses mystères et secrets que je savais de tout un chacun et que je ne saurais visiblement jamais d'elle. Je me contentais de répondre a sa remarque d'une simple grimace éxaspéré.

    Elle n'avait pas une grande estime d'elle mème. Si elle savait a quel point elle avait tort, si elle pouvait se voir comme je la voyais, si elle pouvait savoir ce que la plupart des garcons de Forks pensaient d'elle, alors elle comprendrait qu'elle n'avait rien de banal, elle comprendrait combien elle était belle... Et cette modestie absurde qui nourrissait ses pensées étaient une nouvelle chose que j'aurais aimé comprendre et qui m'éxaspérait tout a la fois. Mais, je préférais ne pas relever.

    De toute facon, elle avait deja enchainé sur autre chose, elle me demandait pourquoi je l'avais sauvée. J'ouvris alors de grands yeux, me demandant pourquoi elle se posait cette question. Ne comprenait elle donc pas ce que je m'évertuais a lui dire ? Ne comprenait elle donc pas que je tenais a elle bien plus qu'a n'importe qui d'autre dans ce monde? Ne comprenait elle donc pas ce besoin que j'avais de la protéger? C'était pourtant ce que j'essayais de lui faire comprendre en restant loin d'elle. Je froncais légéremment les sourcils mais, aucun son ne voulu sortir de ma bouche. Plongeant ses yeux dans les miens, Enea se rapprocha de moi, diminuant ainsi l'écart qui nous séparait. Immobile, je me contentais de la regarder tout en réfléchissant. Puis, d'une voix douce et claire, je me décidais a lui expliquer ce qu'elle voulait savoir.


    - " Parceque je tiens a toi. Je tiens à toi depuis la toute première fois que je t'ai vue et, je ressens cet irrépressible besoin de te protéger. Je ne vois pas ce monde sans toi, je ne suis bien que lorsque je suis auprès de toi, que lorsque je sais que tu es en sécurité. " Je détournais de nouveau légéremment le regard. Lui parler de la premièe fois que je l'avais vue, de son premier jour au lycée de Forks n'avait peut ètre pas été une bonne idée après tout. Ce premier jour en cours de biologie me revint immédiatement en mémoire, cette sensation, cette odeur, cette envie de la tuer, de boire son sang. Tout me revenait en tète tel un boomerang et, je m'efforcais de chasser ces images, ces sensations, ce désir hors de mon esprit.

    - " Ce jour la, les loups ne t'auraient fait aucun mal bien qu'ils puissent ètre dangereux. Et puis, je ne t'ai pas sauvée tu sais. C'est lui qui avait l'intention de te sauver de moi. Et, il avait surement raison, il a bien réagit bien qu'a ce moment, je ne voulais pas qu'on me sépare de toi. "


[ Jai écris nawak en speed mais c'est parceque je dois filer en cours xD ]

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Mar 13 Jan - 2:49

Visiblement, Declan ne semblait plus enclin à me révéler autre chose. Si c’était une manière de me faire parler, et enfin dire ce que j’avais appris, il n’en montrait rien. L’espace d’un instant, je me demandai s’il était patient. Même s’il ne disait rien, il avait tous les signes de quelqu’un qui semblait prêt à éclater à tout instant, ce qui n’avait rien de bien surprenant, au vue du caractère changeant dont il semblait faire preuve. Devant son regard fuyant, le mien s’assombrit, comme ma main vint tomber mollement le long de mon corps. Je détestais cette distance qui nous séparait, bien qu’il était à mes côtés. J’avais l’impression que la barrière qu’il nous imposait était insurmontable, et cela me rendait des plus maussades. Bien que ce sentiment était tout à fait irrationnel, j’en avais parfaitement conscience, mais je n’étais plus à ça près. Je ne pus cependant pas me résigner à me rapprocher davantage, la peur d’un éventuel rejet étant bien plus forte que mon besoin de le toucher. Ne venait-il pas de me dire qu’il voulait rester loin de moi ? Pourtant, je ne semblais pas être en mesure d’accepter ces paroles, et moi qui était d’ordinaire assez passive, je me découvrais un véritable côté de combattante, qui ne semblait pas disposer à céder. Le fait qu’il ne me réponde pas lorsque je lui demandai d’arrêter de lutter ne me troubla pas plus, bien que je ressente un pincement au cœur. Cela me conforta d’ailleurs dans mon idée qu’il valait mieux qu’il ne puisse pas lire dans mes pensées, lui évitant ainsi de savoir à quel point il me blessait en se comportant de la sorte avec moi. Pourtant, je n’avais jamais été très bonne actrice, pour pas dire carrément nulle, et mes sentiments ou émotions s’affichaient clairement sur mon visage à chaque fois que j’ouvrais la bouche. Là, même s’il pouvait voir les larmes dans mes yeux, il était loin d’imaginer à quel point chaque parole, chaque geste de sa part pour me repousser m’étaient physiquement douloureux. Et je n’étais pas prête de lui avouer, à vrai dire, je doute qu’il le sache un jour.

Cette façon de tenir à moi me rendait pensive, puisque je ne la comprenais pas. Ne pouvait-il pas voir à quel point ma banalité était affligeante ? Secouant la tête, je reposai mon regard sur lui, qui était si parfait en tout point. Comment j’avais pu attirer son attention était un mystère pour moi, et j’en venais à me demander s’il n’était pas aveugle… ce qui aurait été le comble pour un vampire. Il semblait si sûr de lui dans ce qu’il avançait, que je ne voyais pas comment le contredire. Et de toute façon, je ne pensais pas que mes arguments auraient beaucoup de poids. Secouant la tête pour redescendre sur terre, comme je compris que je commençais à m’égarer dans mes pensées, je soupirai légèrement. Lorsque j’étais gênée ou décontenancée, il m’arrivait d’avoir du mal à choisir mes mots. Et c’était largement le cas à ce moment là. En même temps, je doutais qu’il y avait des mots justes pour annoncer ce que je m’apprêtais à faire, et s’ils existaient, je doutais sérieusement que quelqu’un puisse me renseigner. Après tout, combien de personne avait rencontré un être comme Declan, tout en sachant sa réelle nature ? Une dernière question me brûla les lèvres, et je ne pus m’empêcher de la poser… enfin, dernière, tout était relatif. Je sentais que ma curiosité était intarissable sur lui, mais le reste pouvait parfaitement attendre.


« Pourquoi avoir choisi ce mode de vie ? » demandai-je d’une voix rendue douce par l’émotion.

C’était probablement la question primordiale. J’étais capable d’accepter qu’il soit un tueur né, je pourrais comprendre qu’il ait déjà tué des gens, je pouvais encaisser le fait qu’il risquait de me tuer à chaque instant. Tout ça parce que quelque part, le tableau du vampire qui chasse les animaux rendait le tableau d’autant plus beau, et d’autant plus fascinant. J’étais incapable d’imaginer ce que cela pouvait bien représenter pour lui, alors si je pouvais mettre des mots sur l’image serait un bon début. Peut être parce que quelque part, je voulais croire à une fin heureuse pour nous deux, à un moyen qui lui éviterait de me fuir.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Jeu 15 Jan - 23:12

    Plus cela allait, plus les questions d'Enea me désarconaient. J'avais promis de lui répondre en toute honèteté. Enfin, je ne lui avais rien promis dans l'absolu mais, puisqu'elle semblait savoir deja pas mal de chose, je ne voyais pas pourquoi je devrais mentir d'avantage. Je n'avais nullement révéler notre secret. Je n'avais enfreinte aucune règle. Mais, je voulais qu'elle sache les choses de ma bouche. Les loups, ou tout du moins leurs légendes, ne devaient pas ètre tendre a notre égard. Mais, bien qu'une partie de moi veuille qu'Enea ait peur de moi, tout du moins, assez peur pour me fuir et ainsi ètre en sécurité, l'autre partie voulait qu'elle reste auprès de moi, dissiper le moindre malentendu qu'il puisse y avoir. Je n'étais pas un monstre et, je ne voulais pas en ètre un. Mais, pour moi, les habitants de la Push ne décrivaient pas les miens autrement que dans ces termes.

    Enea n'avait pas réagit à la tirade que je venais de faire pour répondre à ma question, elle s'était contentée de rester songeuse, comme si elle analysait chacune de mes paroles, tout en les confrontant à ses propres idées, pensées et impressions. Quant a moi, je ne pus m'empécher de la dévisager d'un regard grave, guettant chacune des mimiques de son visage, dans l'espoir que cela m'aide à la comprendre, a comprendre ce qui se passait dans son esprit, a comprendre sa facon de penser. Je ne pus que me rendre compte, encore une fois, de combien cela m'était frustrant de ne pas pouvoir déchiffrer son esprit, qu'il me soit caché.

    Soudain, elle reposa les yeux sur moi et, nos regards se croisèrent alors que, de dépit, elle soupirait. Je froncais les sourcils, me demandant ce que j'avais bien pu dire qui lui donne envie de soupirer mais, je ne cherchais pas a comprendre d'avantage, la laissant s'adonner a ses réfléxions. Elle en avait bien besoin étant donné tout ce qu'elle était en train de découvrir et de comprendre. Soudain, son expression changea et, une question s'échappa de sa bouche. Une question des plus basiques quand on y pense. Un éclair d'incompréhension se peignit sur mon visage suivit d'une grimace génée. La n'était pas vraiment un sujet que je voulais aborder. Enfin, les Quileutes avaient, une fois encore, fait le plus dure, en parlant à Enea du régime alimentaire de ma famille mais, je n'avais pas vraiment a coeur de parler avec elle de cette lutte que cela pouvait représenter pour moi, pour nous, de devoir sans arrèt ètre confrontés à l'odeur du sang humain quand nous étions parmis eux. Combien il était difficile de résister. Pourtant, je savais que, quelque soit ma réponse à sa question, à un moment ou, à un autre, ces questions en découleraient.

    Mes lèvres s'entr'ouvrirent sans qu'aucun son ne puisse en sortir puis, je laissais ma bouche se refermer, cherchant mes mots, cherchant comment tourner cette phrase que je devais prononcer. Je ne voulais pas la heurter. Bien que cette partie de moi qui voulait la raisonner sur ma véritable nature me pousse a le faire, histoire de la faire réagir, histoire de lui faire comprendre ma véritable nature de prédateur assoiffé de sang. Cette constante lutte en moi me donnait l'impression de ne plus du tout savoir ce que je devais faire. Et, a chaque instant, a chaque question qu'elle posait, je me sentais de plus en plus mal a l'aise. Que devais je faire? Me montrer réaliste afin de lui faire peur? Ou lui montrer celui qu'elle voulait voir, le gentil vampire innofensif? Le problème étant que je n'étais pas aussi innoffensif que ce qu'elle pouvait bien croire.


    - " Ma famille et moi sommes végétariens parceque nous ne voulons pas faire de mal aux humains. " Le vent se leva au mème moment, faisant virevolter les cheveux d'Enea, faisant voler son arome jusqu'à moi, encore plus puissant que ce que je ne le sentais jusqu'à présent et, je fermais les yeux sans pour autant cesser de grimacer sous l'effet de la gène et de la frustration. Puis, d'une vois pleine de retenue, limite douloureuse et implorante, d'une voix qui reflétait ma torture, j'ajoutais:

    - " Je ne veux pas ètre un monstre! "

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 25 Jan - 2:56

J’étais incapable de dire pourquoi sa réponse m’était si importance. Ce n’était pas comme si cela allait changer ce que je pouvais bien ressentir. Au contraire, cela ne fit que le renforcer. J’avais du mal à comprendre réellement ce que cela pouvait être, mais le tableau du vampire luttant contre sa nature de tueur s’imposait à moi, et imposait mon respect. Si je pensais être impressionnée par ce qu’il était, il n’en était rien alors. Observant son air torturé, je ne me permis cependant aucun commentaire, la plainte dans sa voix me faisait l’effet d’une torture. Si seulement je pouvais trouver un moyen pour ne plus lui faire sentir mon odeur… mais malheureusement, j’étais sans doute bien trop égoïste pour m’éloigner, et ainsi lui éviter la torture de ma présence. J’étais prête à mourir pour rester à ses côtés, et ce n’était pas au sens figuré, au vu du danger qu’il représentait. Prenant une profonde inspiration, pour me vider la tête de toutes mes pensées, afin de les rassembler, je fis un nouveau pas en avant. Ma témérité me surprenait moi même, puisque j’avais pour habitude de me montrer toujours réservée et retenue. Levant les yeux vers lui, comme je vrillais mon regard au sien dans un geste qui, je l’espérais, était ferme, je me décidai enfin à aborder le sujet qui nous avait amené ici, bien que ce n’était pas l’envie qui me motiver.

« Je sais ce que tu es » commençai-je d’une voix plus tremblante que je ne l’aurais voulu, prenant une profonde inspiration avant de poursuivre. « On m’a raconté les légendes qui couraient dans la réserve concernant ta famille. Ils… Ils pensent que vous êtes un danger, mais je sais que tu ne me ferais pas de mal. »

Plus qu’une affirmation, j’avais prononcé ma dernière phrase d’un ton véhément, comme pour le convaincre d’y croire autant que moi. Ne disait-on pas que lorsqu’on veut, on peut ? Jamais ce proverbe ne m’avait semblé si véridique, et je me raccrochais à cette pensée du mieux que je le pouvais. Comme pour prouver mes mots, je levai doucement ma main vers son visage, n’interrompant pas mon geste cette fois-ci. Très lentement, comme pour lui donner une occasion de disparaître, ou de se préparer, je posai le bout de mes doigts sur sa joue, dans un contact aussi léger que doux. La sensation de sa peau m’émerveillait, comme j’avais l’impression de toucher du marbre froid, et aussi doux que de la soie. C’était aussi étrange que fascinant, comme tout chez lui.

« Ils m’ont dit que ta famille avait rencontré leur ancêtre il y a de nombreuses années » fis-je, me rapprochant à nouveau. « Vous auriez alors conclu un pacte, pour ne toucher aucun humain. Mais… je sais qu’il n’y a pas que ça qui te retient de me tuer, si ce que tu dis est vrai. Peu m’importe ta nature Declan, ce que tu es n’a que peu d’importance à mes yeux. »

Dévoiler mes sentiments devenaient de plus en plus facile, bien que je craignais sa réaction. Au vue de son impulsivité, il pouvait très bien rentrer dans une colère noire, et décider de partir. Mais au point où j’en étais, il ne me restait plus beaucoup de solution. La nuit était pratiquement tombée, si bien que j’avais du mal à distinguer ce qui m’entourait, dans la préombre. Mais ses yeux couleur miel me donnaient l’impression de briller dans la nuit, et je du faire un effort considérable pour ne pas perdre pied à nouveau.

« Tu es un vampire » murmurai-je, comme si j’avouais quelque chose.

Mais le fait de le dire à haute voix n’avait pas du tout la même impact, comme si cela le rendait rée. Pensée absoluement illogique, mais pourtant, l’impact de ce mot était impressionant. Quelque part, je m’attendais de nouveau à ce qu’une caméra cachée sorte de derrière un arbre, pour me dire que tout ceci avait été inventé de toute pièce. Sauf que c’était la réalité, ou pour être plus précis, c’était devenu ma réalité.

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Jeu 29 Jan - 19:40

    L'arome d'Enea toujours aussi savoureux et ennivrant virevoltait autour de moi et, j'hésitais a respirer. Après tout, je n'en avais pas besoin. Et pourtant, c'était une habitude. Une illusion. Respirer pour donner le change ux humains, faire semblant que nos poumons fonctionnaient, que nos organes étaient vivants alors que ceux ci avaient cessés de nous servir. Repirer pour sentir, pour profiter des odeurs et des aromes, pour humer et traquer nos proies. Mais, je n'avais aucunement besoin, ni de donner le change, ni de chasser a ce moment précis. Justement, chasser était ce que je voulais a tout prix éviter. Cette odeur, son odeur était si chaude, si douce, si parfaite et pourtant si douloureuse. Il m'était de plus en plus facile de la sentir sans ressentir ce besoin de tuer pour m'abreuver. Ce que je ressentais pour Enea avait, depuis un petit moment, prit le pas sur ma nature d'assassin mais, je préférais ne pas prendre trop de risques. Je ne voulais pas risquer de la blesser ou, pire encore, je ne pourrais pas le supporter.

    Bien que mes yeux fussent toujours clos, je n'eus aucun mal a percevoir qu'Enea avait fait un pas vers moi, suite a cela, il ne s'écoula qu'une fraction de secondes pour qu'elle s'adresse a moi, annoncant qu'elle savait ce que j'étais. Je ne doutais plus de ce que les Quileutes lui avaient dis. Aux vues de toutes ces questions, il semblait clair que mon secret n'en était plus un mais, jusqu'a présent, nous nous étions contentés de faire des sous entendus, de tourner autour du pot. Mais visiblement, la jeune lycéenne s'était décidée a briser la glace. A peine sa phrase pronconcée que mes yeux étaient deja ouverts, plantés dans les siens, plus brillant que jamais. Je gardais le silence, de toute facon, qu'aurais je pu dire ? Je la regardais, la dévisageais, impatiemment. Je voulais que le voile soit levé, qu'on en finisse de tous ses secrets, de tout ces non dits. Les choses n'en seraient pas plus simple pour autant mais au moins, je n'aurais plus a lui mentir mais, c'était à elle de le dire.

    Alors qu'elle annoncait que, bien que les Quileutes l'avaient mise en garde contre moi et les miens, elle était certaine que je ne lui ferais aucun mal, je penchais légéremment la tète sur le coté, mon visage reflétant a moitié de la colère, a moitié de l'incompréhension. Et, comme toujours, je regrettais de ne pas pouvoir lire son esprit afin de comprendre sa facon de penser. Sa main se leva lentement, très lentement et, se retrouva bientot dans le vide qui nous séparait elle et moi. Je ne bougeais pas, ne la quittant pas non plus du regard, continuant d'attendre qu'elle finisse de dire tout ce qu'elle avait a dire. Elle, elle semblait hésiter. Hésiter a finir sa phrase. Hésiter a me toucher. Et moi, je me sentais incapable de la pousser a parler, incapable de bouger, incapable de partir et de m'éloigner. Le bout de ses doigts se posa contre ma joue, une douce chaleur envahit alors cette partie de mon visage et, mon regard sembla s'adoucir quelque peu mais, je ne bougeais toujours pas, comme statufié.

    Tout en relatant l'épisode de la trève entre mon clan et les protecteurs, elle s'avanca a nouveau vers moi sans que je ne réagisse d'avantage. Elle semblait si sure d'elle, si sure de moi alors que je doutais de mes forces et de mes capacités a lutter contre la soif qui me rongeait.

    Bientot, dans un murmure, la voix d'Enea énonca cette affirmation tant redoutée et, je finis par réagir, détournant mon regard du sien, dégageant mon visage de ma main.


    - " Un prédateur de la pire éspèce, concu pour tuer. Et j'ai deja tué avant. "

    Mon visage se crispa et j'inhalais vivement son arome avant de reprendre le cours de ma phrase.

    - " Et pourtant, jamais encore avant de te connaitre je n'ai eu autant envie d'oter la vie a un ètre humain. " Mes yeux s'encrèrent de nouveau dans les siens. " Tu devrais me craindre, me fuir, avoir peur de moi. " Un léger sourire s'étira sur mes lèvres alors que le reste de mon visage restait figé de douleur et de crainte. " Et non pas m'accorder une telle confiance qui tient limite d'un comportement suicidaire. Je ne pense pas ètre aussi fort que tu le prétends. J'ai tellement peur de te faire du mal, je ne le supporterais pas si jamais il t'arrivais malheur par ma faute! "

    Dans un élan inattendu, j'avancais vers elle, me penchant lentement vers son visage, tendant la main vers sa joue, effleurant sa peau...

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Enea Warrens
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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Dim 1 Fév - 2:05

Il y avait certains moments, si agréables ou si intenses, que l’on voulait que le temps s’arrête. Prolonger un moment de joie, savourer la présence d’un être cher, ou tout simplement aimer le moment présent, tout cela était souvent bien trop beau pour vouloir le terminer. La fin était toujours des plus brutales, laissant souvent un goût amer sur la langue. Désir des plus irréels, mais pourtant, des plus attirants, et encore plus ce soir là. Je savais le danger qu’il représentait, ce n’était pas faute de lui répéter, mais pour autant, je ne pouvais pas me résigner à vouloir m’éloigner de lui. Comme si il allait disparaître dès que j’aillais tourner le dos, tel une douce illusion éphémère. Parfaitement consciente que je devais certainement passer pour une folle, à jouer ainsi avec le feu, j’étais bien trop occupée à observer son visage pour m’en soucier. Alors que je m’émerveillais de la sensation de sa peau sous mes doigts, il détourna brutalement la tête, laissant une impression de vide dans ma main. Fronçant les sourcils, je ne pus m’empêcher d’afficher un air à la fois contrarié et frustrée. S’il continuait à me repousser ainsi, j’allais réellement sortir profondément blessée de cette discussion. Et avant que je n’ai le temps de réfléchir, je repris la parole, en dévoilant peut être un peu trop… ou pas assez, que savais-je des relations, moi qui n’avait jamais rien ressenti de tel.

« Arrêtes de me repousser » murmurai-je d’une voix peinée.

Tandis qu’il m’évoquait sans sourciller qu’il avait déjà tué auparavant, je ne pus me résoudre à avoir peur, une fois de plus. Cela me semblait si dérisoire en cet instant, que j’en aurais presque ri, si le moment n’était pas si intense. Cette confiance aveugle que j’avais en lui avait tendance à me troubler, comme elle me donnait l’impression de ne plus avoir de repère. Et bientôt, comme mon cerveau acceptait l’idée de suivre mes instincts, je ne pus retenir un léger sourire devant l’évidence de la chose.


« Cela ne m’importe peu ce que tu as fait avant » répondis-je. « Seul maintenant compte. »

Des mots bien vagues, qui étaient bien loin de décrire le paradoxe que j’éprouvais, mais exprimer mes sentiments était encore un exercice bien trop ardu pour moi, même si je semblais progresser à ses côtés.

« J’ai confiance en toi » fis-je, réussissant à prendre un ton assuré. « Et je n’ai pas besoin de te fuir, je sais que tu ne me feras rien. Sinon je serais morte depuis bien longtemps, et probablement la première fois où tu m’as rencontrée, vu ce que tu dis. »

La colère commençait à percer légèrement dans mon comportement, comme je me sentais fatiguée de tourner en rond. Je me surpris à vouloir qu’il achève de suite mes espoirs, si me rejeter était son intention. Car plus le temps passait, et plus j’aurais du mal à accepter la vérité, et à poursuivre mon chemin comme si de rien n’était. Je doutais profondément qu’il était le genre de personne à oublier si facilement, au vu de sa personnalité si extraordinaire. Pourtant, ma contrariété retomba aussitôt qu’il sa main effleura ma joue, comme j’oubliai le reste. Son contact ayant pour effet de rendre mes jambes en coton, si bien que je dus me raccrocher à lui pour éviter de tomber, comme je fermai brièvement les yeux.

« Ne fais pas ça si tu as l’intention de partir » parvins-je finalement à murmurer. « Je ne le supporterai pas. »

Des aveux à peine audible, révélant alors mon attachement des plus surprenants, et des plus dangereux. Comme je rouvrais les paupières, je plongeai dans ses yeux incandescents, ayant l’impression de me noyer dedant, si bien que j’oubliai même de respirer. Tant de sentiments contradictoires affluaient, et malgré cela, tous allaient dans la même direction : Declan.

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Declan Bratford
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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   Lun 2 Fév - 1:19

    Alors que, par réflexe, sous l'effet de ses paroles qui me semblaient irréfléchie, je me dégageais du contact de la peau d’Enea, celle-ci sembla me supplier de cesse de la repousser. Je ne la repoussais pas. La n'était pas mon but. Je voulais seulement la protéger. La protéger de moi, de mes instincts. Après tout, dans cette histoire, malgrè ma bétise, j'avais l'impression d'ètre le seul a mesurer l'ampleur du danger. Et je l'étais. Comment Enea qui découvrait a peine cet univers pouvait comprendre qu'a tout moment, un geste brusque de ma part pouvait lui oter la vie? Comment pouvait elle comprendre que j'étais pour elle un redoutable danger alors que j'étais concu pour l'attirer et l'envouter?

    Il était de mon devoir de prendre soin d'elle, de mettre de la distance entre nous afin d'éviter qu'il n'arrive un malheur, ce que je ne supporterais pas. Mais, je ne supporta pas non plus le son de sa voix lorsque, dans un murmure, elle avait prononcés ces quelques mots, cette supplique me demandant de ne pas la repousser. Cette douleur dans sa voix qui me peinait tout autant qu'elle semblait souffrir du fait que je recule a son contact. Si seulement elle pouvait réaliser que si je prenais de la distance, cela n'était pas de gaieté de coeur.

    Je voulais lui faire comprendre les choses, qui j'étais reellement. Quitte a ètre brutal dans mes propos, ce pourquoi je n'avais mis aucune émotion dans le ton de ma voix quand j'avais évoqué mes précédents meurtres, ceux commis juste après ma transformation alors que je ne me controlais pas encore. Ce pourquoi je lui avouais clairement avoir eu envie de la tuer comme jamais je n'avais eu envie de tuer quiconque aupar'avant. Je ne voulais plus la ménager, je voulais juste qu'elle mesure l'ampleur du danger. Ce qu'elle refusais obstinément de faire. Elle souria. Je froncais les sourcils, ne comprenant pas pourquoi elle pouvait bien sourire après ce que je venais de lui avouer.

    C'est alors que je pris conscience de l'ampleur de ses sentiments pour moi. Quoi que je dise, qui que je sois, qu'importe le danger, elle ne reculerait pas, elle ne renoncerait pas. Sa confiance en moi semblait aveugle, incompréhensible en mon sens. Et pourtant, bien reelle. Je restais sans voix devant ses propos, incapable de trouver les mots. Incapable de trouver, a nouveau, la force de la repousser. Je n'en avais pas envie, je voulais juste ètre avec elle. Le risque en valait peut ètre la peine. Peut ètre avait elle raison. Comment pouvais je la contredire au vue de l'argument qu'elle venait d'avancer? Si j'avais voulu la tuer, je l'aurais fait le tout premier jour. A présent, ce que je ressentais pour elle était bien plus fort que l'envie de gouter à son sang, bien plus fort que la soif réveillée par son odeur. Je la regardais alors simplement droit dans les yeux, incapable de formuller le moindre mot, incapable de savoir ce que je devais faire, comment je devais réagir...

    J'avais alors avancé vers elle pour, a mon tour, poser la main sur sa joue. Sa peau me semblait si fine, si chaude, tellement fragile. J'étais incapable de sourire tant je me sentais perdu, partagé, hanté par mes doutes, mes questions et mes propres pensées. Je n'avais toujours pas émis le moindre bruit, me contenant d'effleurer sa peau avec douceur, mon visage si proche du sien. Elle ferma alors doucement les yeux et, dans un murmure, elle m'énonca ses craintes. Des craintes qui s'ébruitèrent dans mon esprit en un écho de douleur. Je me sentais incapable de reculer, incapable d'oter la main de sa joue, incapable de prendre une nouvelle fois mes distances avec elle. Je n'avais aucunement l'intention de partir, tout comme je n'avais aucunement l'intention de lui briser le coeur. Je voulais tout simplement qu'elle soit heureuse. Ses yeux se rouvrirent, se plongeant dans les miens, mon visage beaucoup plus près du sien qu'il ne l'était lorsqu'elle avait fermé les yeux.

    Mon esprit avait alors cessé de raisonner correctement. Mes instints semblaient avoir repris le dessus. Mais, je n'avais pas envie de gouter a son sang, simplement envie de gouter a ses lèvres. J'étais peut ètre un vampire mais, j'étais avant tout un homme. Je me penchais alors d'avantage vers son visage avant de prononcer un simple ordre d'une voix des plus douces et tout a la fois autoritaire, dans un simple murmure...


    - " Ne bouge pas! "

    Mes lèvres entrèrent alors légerement en contact avec les siennes, les effleurant délicatement alors que je me concentrais sur le fait que mes dents ne devaient aucunement entrer en contact avec sa peau... Sa vie en dépendait!


[C'est court, c'est pas génial et... Pour la fin, je pouvais pas m'en empécher xD]

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MessageSujet: Re: Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]   

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Since you're going to Hell, I may come with you [Declan]
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